DESGENAIS^ JULES
JULESj allant à Desgenais.
Ah!... c'est vous, mon ami?... Je suis heureux d'avoir pu vous serrer la main avant mon départ.
DESGENAIS^ un peu agité.
Mais, je vai^ avec vous.
JULES, vivement.
Non pas !
Cependant....
tiBS PARlSiEHS DESGENAIIi
JXJLBS.
Je vous en prie!... demeurez... On aura peut-être besoin de vous ici...
DESGfinAlS.
Jules!...
JULES^ souriant.
Ëh bien! quoidonc Y...
DESGBNAIS^se renettant.
Rien... rien... Quelle arme a-t^m cbQÎfîet
JULES
L'épée.
DESGENAIS
Ëst-KSe qu'il y a longtemps que tous n'avez fait assaut?
WLGS.
Mais non.. • Avant-bier^ encore^ avec Raoul.^
DESGENAIS
Ah! c'est vrai... Je me souviens. Jules^ serres votre jeu avec le marquis... Il ne rompt jamais... Je vous en préviens^ méfiez-vous du terrain; il doit y avoir du givre^ car toute la nuit... Cest un temps détestable !... Quels sont vos témoins ?...
JULES
De Fi^éviUe et Chauv^ny.
PESGENAIS^ il s'assied.
On peut se fier à eux ! mais^ cependant^ dites^noi,ils partent avec vousj n'est-^x pas?...
JULES
Oui, ils vont venir me chercher dans un quart d'heure.
DESGENAIS
Eh bien, je les verrai, je leur parlerai, j'ai quelques recommandations à leur faire«
JULES
Mais...
11ESGKNAIS4 Ne vous y opposez pas, mon ami, je vous un prie, vous ne pouvez me refuser cela.
JULES
Soit ! mais de grâce, mon cher Desg^nais, ne vous inquiétez pas plus que de raison, je suis calme, vous le voyez, et je ta-* c lierai de bien (aii^« An ! ce n'est pas cela qui me pi*éoccupe, c'est autre chose.
AGTB TROISIÂMË 9S
DF.SGENAIS.
Quoi donc, alow?...
JULES
Mon Dieu, avant de pai'lîr, j'aurais voulu,..
pfSGETlAlS. ^
Achevez...
J'aurais voulu embrasser ma mère.
DESGENAIS
Eh bien, embrassez-la. Vous secouez la tête ? quelle pensée avea-^voua?... p^rl^ dooç, Jules, qui v^a arrête ?..,
JULES
La crainte de donner des soupçons à madame de Préval.
DESGENAIS
Je ne vous comprends pas.
JULES
Ah \ c'est que vous avie» saïui doute l'habitude d'embrasser chaque jour voti*e mève, vous, Desgenais ?
DESGENAIS
Oui.
JULE8.
Eh bien, mol, depuis loagtemps je n'embrasse plus la naieniie.
DESGENAIS
Ah!...
JULES
Un baiser la mettrait donc sur la trace de la vérité.
DESGENAIS
En effet.
^UL£3, avec chagrin.
Ah! je voudrais bien avoir à cette heure une de cea douces
kvaaeoa mio iii<1ia î'fti AÂAaîtmâiUi* maïs VAÎlik m niia t*'a^t • C\ri
.. protectrice qui plane
Mir le berceau et veille sur le sommeil; maïs lorsque l'on est grand, on ne va pas à son tour s'asseoir au chevet de celle qui s'asseyait jadis ^.u vôtre ; à celle qui vous endormit si souvent sous ses baisers pu ne porterait pomt un baiser au réveil.
PESGENAIS.
prolester, et l'on a déjà pave tous ses créanciers, au on n'a pas même donné un à-compte a sa mère.
JULES, qui r^ardait an fond.
Desgenais, le bal est fini, ma mère et ma sœur vont peut-être traverser ce salon, je me retii-e. (L'embrassant.) Mon ami, vous lemdonnerez ce baiser-là si dans quelques heures je ne suis pas venu le reprendre. Adieu !••.
DESCENAIS.
Adieu! mais non, pas encore, vous savez ce que vous m'avez promis.
Ahl oui, c'est vrai! Efa bien dès que ces messieurs seront arrivés?...
DESGENAIS
Vous me ferez prévenir, vous me le jurez?
JULES
Je vous le jure. Au revoir, (ii sort.)