‹ Les parisiens: pièce en trois actesChapitre 57 sur 71 · DESGENAIS^ JULES · texte numérisé non relu

DESGENAIS^ JULES

JULESj allant à Desgenais.

Ah!... c'est vous, mon ami?... Je suis heureux d'avoir pu vous serrer la main avant mon départ.

DESGENAIS^ un peu agité.

Mais, je vai^ avec vous.

JULES, vivement.

Non pas !

Cependant....

tiBS PARlSiEHS DESGENAIIi

JXJLBS.

Je vous en prie!... demeurez... On aura peut-être besoin de vous ici...

DESGfinAlS.

Jules!...

JULES^ souriant.

Ëh bien! quoidonc Y...

DESGBNAIS^se renettant.

Rien... rien... Quelle arme a-t^m cbQÎfîet

JULES

L'épée.

DESGENAIS

Ëst-KSe qu'il y a longtemps que tous n'avez fait assaut?

WLGS.

Mais non.. • Avant-bier^ encore^ avec Raoul.^

DESGENAIS

Ah! c'est vrai... Je me souviens. Jules^ serres votre jeu avec le marquis... Il ne rompt jamais... Je vous en préviens^ méfiez-vous du terrain; il doit y avoir du givre^ car toute la nuit... Cest un temps détestable !... Quels sont vos témoins ?...

JULES

De Fi^éviUe et Chauv^ny.

PESGENAIS^ il s'assied.

On peut se fier à eux ! mais^ cependant^ dites^noi,ils partent avec vousj n'est-^x pas?...

JULES

Oui, ils vont venir me chercher dans un quart d'heure.

DESGENAIS

Eh bien, je les verrai, je leur parlerai, j'ai quelques recommandations à leur faire«

JULES

Mais...

11ESGKNAIS4 Ne vous y opposez pas, mon ami, je vous un prie, vous ne pouvez me refuser cela.

JULES

Soit ! mais de grâce, mon cher Desg^nais, ne vous inquiétez pas plus que de raison, je suis calme, vous le voyez, et je ta-* c lierai de bien (aii^« An ! ce n'est pas cela qui me pi*éoccupe, c'est autre chose.

AGTB TROISIÂMË 9S

DF.SGENAIS.

Quoi donc, alow?...

JULES

Mon Dieu, avant de pai'lîr, j'aurais voulu,..

pfSGETlAlS. ^

Achevez...

J'aurais voulu embrasser ma mère.

DESGENAIS

Eh bien, embrassez-la. Vous secouez la tête ? quelle pensée avea-^voua?... p^rl^ dooç, Jules, qui v^a arrête ?..,

JULES

La crainte de donner des soupçons à madame de Préval.

DESGENAIS

Je ne vous comprends pas.

JULES

Ah \ c'est que vous avie» saïui doute l'habitude d'embrasser chaque jour voti*e mève, vous, Desgenais ?

DESGENAIS

Oui.

JULE8.

Eh bien, mol, depuis loagtemps je n'embrasse plus la naieniie.

DESGENAIS

Ah!...

JULES

Un baiser la mettrait donc sur la trace de la vérité.

DESGENAIS

En effet.

^UL£3, avec chagrin.

Ah! je voudrais bien avoir à cette heure une de cea douces

kvaaeoa mio iii<1ia î'fti AÂAaîtmâiUi* maïs VAÎlik m niia t*'a^t • C\ri

.. protectrice qui plane

Mir le berceau et veille sur le sommeil; maïs lorsque l'on est grand, on ne va pas à son tour s'asseoir au chevet de celle qui s'asseyait jadis ^.u vôtre ; à celle qui vous endormit si souvent sous ses baisers pu ne porterait pomt un baiser au réveil.

PESGENAIS.

prolester, et l'on a déjà pave tous ses créanciers, au on n'a pas même donné un à-compte a sa mère.

JULES, qui r^ardait an fond.

Desgenais, le bal est fini, ma mère et ma sœur vont peut-être traverser ce salon, je me retii-e. (L'embrassant.) Mon ami, vous lemdonnerez ce baiser-là si dans quelques heures je ne suis pas venu le reprendre. Adieu !••.

DESCENAIS.

Adieu! mais non, pas encore, vous savez ce que vous m'avez promis.

Ahl oui, c'est vrai! Efa bien dès que ces messieurs seront arrivés?...

DESGENAIS

Vous me ferez prévenir, vous me le jurez?

JULES

Je vous le jure. Au revoir, (ii sort.)

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