‹ Les parisiens: pièce en trois actesChapitre 60 sur 71 · ARIE · texte numérisé non relu

ARIE

Mais il a bien fait, monsieur.

All^«» V » ^^'^Ï^TIN, s'asaeyant à gaaclie.

MARIE

Parce qu'on n'a pas besoin de tant d'argent pour être heureux.

MARTIN

Alors, je n'ai donc pas besoin de qoai'ante mUle Uvnis de rente pour moi tout seul. 4«~«"«3 muie uvies ae

MARIE

Mais on n'est jamais tout seul, monsieur Martin.

Gomment?

KARIE.

Et les pauvres!

MARTIN

Les pauvi'esl... les pauvres!... ils sont plus riches que nous.

MARIE

Oh! moi, j'en ai connu qui n'étaient pas riches.

MARTIN

Soit... Eh bien, si monsieur Desgenais m'avait laissé maître d'agir comme je le voulais, vous eussiez pu faire du bien avec mon argent.

MARIE

Ça vous ennuierait donc de faire du bien vous-même ?

MARTIN, embarrasse.

Je ne dis pas... je ne sais pas.

MARIE

Essayez.

MARTIN, ëmn.

Chère petite!... (Après un temps.) Ah!... pourquoi n'es-tu pas ma ûlle? ma vraie fille? j'aurais fait de toi une belle demoiselle... je t'aurais donné de jolies toilettes, ie t'aurais fait apprendre le piano... Ah! Dieu! avoir une fille qui joue du piano! (se montant.) Ah! mais tant pis! (il se lève.) Monsieur Desgenais aura beau dire, je ferai tout cela malgré lui. (MouTemeni de Marie.) Malgré toi-même ; d'abord, si tu me refuses, je croirai que tu m'en veux.

MARIE

Moi?

MARTIN, dmu.

Et ça me fera bien de la peine, car je t'aime, vois-tu? je t'aime bien, ma parole d'honneur la plus sacrée !... Tu comprends^ pendant toute ma vie, j'ai amassé, moi, ma tendi-esse comme mon argent... Laisse-moi donc te donner mes économies.

MARIE

Monsieur Martin.

MARTIN

Tu acceptes, n'est-ce pas?... Écoute, je te donnerai ma maison delà rue des Moulins... celle où il y a des statues.

MARIE, ëUmnëe.

Mais...

MARTIN, viveroent.

Elle vaut justement quarante mille francs.

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