ACTE TROISIÈME
MARIE^ incrédule.
Oh!
MAUTIN.
Je l'assure... Elle est mal bâtie... Et puis... (très-ëmn.) 11 avait raison, cet autre, le Desgenais... Elle est bien triste, bien froide !... Mais si tu y étais, tu y apporterais la gaieté, la vie... Tu y ferais du feu, et tu me donnerais une oetite place au foyer... et quelquefois tu m'inviterais à dîner.
MARIE, entraînée*
Vous êtes bon.
MARTIN, avec joie.
Je suis bon !... tu as dit que j'étais bon ! Eh bien, cet animal de Desgenais, je n'ai jamais pu le lui faire dire... Ah ! tu m'as rendu bien heureux!... 11 me semble qu'à présent j'ai une
famille, une enfant... (ll r embrasse; Anna paraît au fond.) Je SUis UU
autre homme, je ne me reconnais plus... Je m'aime mieux
comme cela... Embrasse-moi... (Anna écoute Ic bruit d'une voiture qui
A'éioiçne. — Martin, bas.) Adiou! adieu, Marie!... ne dis rien à pei*^ 5onne, entends-tu?... surtout à monsieur Desgenais; et ne lui parle pas de la maison de qu^r^Tite mille francs... (a part.) li serait capable de la faire estimer... Tu as dit que j'étais bon, tu mo le duras encore devant lui, n'est-ce pas ? pour le faire enrager... Adieu, Marie! adieu!... (ii lui envoie on baiser; à part, en sortant.) Je vas réveiUcr mon notaire, («sort.)