‹ Les Parlers des Vosges MéridionalesChapitre 4 sur 67 · NE · texte numérisé non relu

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. Quoi qu'il en soit, quelques renseignements statistiques qu'on possède sur les derniers siècles montrent à quélpoint la population de nos localités était parfois réduite en comparaison du chiffre actuel des habitants :, cf en particulier les indications données pour l’année 1710 dans l'ouvrage de Louis et Chevreux ?. À Bussang, qui a actuellement 2.898 habitants, il n’y avait en 1590 que 28 « conduits », en 1704 les habitants n'étaient qu'environ 445, et en 1789 ils approchaient de 1.000 3. Gérardmer, qui en compte aujourd’hui plus de 10.000 (dont il faut enlever environ un millier qui représente la population militaire), n'avait en 1555 que 22 «conduits », -et la Bresse, qui possède aujourd'hui 5.655 habitants, n'avait en 1$$s9que 100 «conduits» et en 1708 1.067 habitants 4.

Des indications sommaires qui précèdent il ressort que, s’il est vrai que «ces hameaux épars dans les vallées formèrent de petites autonomies » et que « sous le nom de « bans », qu’on retrouve dans toute les parties des Vosges, ils se groupèrent en petites unités distinctes, ayant leurs relations, leurs coutumes et leurs mœurs » 5, la population n’était cependant pas formée uniquement d'éléments stables. De pluslesdiversescommunautés n'étaient pas profondément isolées les unes des autres : le mode d’habitat de notre région, qui doit être très ancien, était très favorable aux relations; en eflet, entre les différents centres, on rencontre, tout le long des routes et des chemins, et jusqu’à la lisière des

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