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d Remariée A l'âge de 11 a e &9 ans.
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mazdéenne, il s'ensuit qu'une action bonne entre toutes sera de faciliter les unions. Au nombre des œuvres recommandées par l'Avesta figure au premier rang la charité envers les coreligionnaires sous trois formes également excellentes, don d'argent, d'épouse et d'instruction (Vendidad, farg. iv-44). A cet effet, les Parsis, toujours pratiques, ont fondé récemment, pour venir en aide à celles de la communauté dont les faibles ressources étaient un obstacle à leur établissement, Tke Parsi Ladies Marriage Benefit Fund, Les mcml)res sont recrutés parmi les jeunes Parsies d'âge encore tendre. A son entrée, chaque membre audessous de 18 ans, représenté par un tuteur, verse une somme de Rs. 5, qu'il continue à payer tout le temps de sa participation. Les appels, faits pour subvenir aux frais du mariage d'un des membres (2, 4^ 6, 8 annas), sont réglés par la section à laquelle la demoiselle appartient. Si un
hlndu woninn^ ch. v, Widoichood, dans lequel sont résumés les maux endures par les veuves dans Tlnde, avec un appel pressant pour y porter remède. Quant au remariage des veuves, quelques Babous honorables de Calcutta, des citoyens éclairés de Bombay ont donné de courageux exemples; mais il est peu probable que cette réforme passe d'ici longtemps dans les mœurs. L'opposition est très violente. Quand Raj Narain Bose, le premier, l'introduisit dans sa famille^ les habitants de la localité voulurent le lapider ! En général, l'exclusion de caste suffit pour terrifier les novateurs et réprimer leur zèle. — Les brahmanes orthodoxes défendent éloquemment la position exceptionnelle et étrange de la veuve rendue, par la mort de son époux, une sorte d'objet de culte de la i)art des siens. Ils se retranchent derrière leurs institutions et avertissant les Kuropéens de n'avoir pas à se mêler de leurs affaires de famille; comme pour les Infant ninrriagcSyWH prennent même la peine de nous dire que nous ne savons pas le mal (niischief) que nous faisons en nous immisçant dans l'inextricable réseau de leurs lois civiles et religieuses. Voy. Cht'lil marviaijc and vnforced Widoichood inindia, by a Bralunin officiai^ dans The Asiatic Quarierltj Recietc, cet., 1890, et Re-marriaiic oj Hindu iràhics^ by Tripuka Charan Banerjea, dans The Calcutta Renieic, cet., 1889. Pour la campagne généreuse entreprise par M. Heramji M. Malabari en faveur des veuves, nous l'envoyons encore à la biographie do ce noble reformateur par M. Dayaram Gidumal, pp. 195 et suivv.
membre se marie ou atteint sa 28® année sans se marier, il peut faire un appel en sa faveur et recevoir sa quote-part, moins 10 ^/o déduits pour les frais communs du Fund. Cette quote-part varie naturellement d'après le nombre des associées et suivant le temps qu'on a figuré sur les registres. Le nombre des membres s'élève à près de 5,000 ; mais la société n'a pas encore été enregistrée dans le Companies Act de 1866. The Parsi Ladies Marriage Benefit Fund est une des meilleures institutions capables d'encourager le mariage et de diminuer les chances d'immoralité.
L'immoralité ! Voilà, en effet, le vice le plus odieux au Mazdéen. Le désir de maintenir la pureté des mœurs a de tout temps préoccupé le souverain législateur et, après lui, les chefs de la communauté; leurs livres augustes les y convient. Ouvrons T Avesta: nous y voyons l'union illégale entre les deux sexes sévèrement condamnée (Vendidad, xvm, iv. 60-65); la femme de mauvaise vie y est reconnue impropre à offrir une prière ( Yt,, xvii, 54) et si funeste qu'il faut l'éviter (Sec. 57 du XVII* Yasht) ! Quant à l'infanticide, ce moyen succinct et facile de faire disparaître le témoin gênant d'amours illicites, il est strictement proscrit ( Vendidad, xv. 11-14; Yt., XXV. 29); aussi la destruction du fruit de l'adultère au moyen de drogues infâmes était-elle considérée, dès l'antiquité, comme un crime énorme et tombant sous l'application d'une loi rigoureuse. La femme légère, son amant et sa complice étaient également coupables d'avoir entravé l'œuvre de la nature ; l'enfant sauvé de la destruction perfide, rejeton illégitime et victime innocente de parents égoïstes, devait être nourri et élevé aux dépens du père naturel jusqu'à l'âge de sept ans (Vendidad, xv. 45). — Ormuzd l'a déclaré dans ses immortels colloques avec Zoroastre : ce qui l'afflige le plus, c'est la Jahi, la femme de mauvaise vie, celle qui mêle en elle la semence des bons ou des méchants, des idolâtres ou des non-idolàtres, des pécheurs ou des non-pécheurs. Écoutez ses méfaits : « Son
regard dessèche un tiers des eaux puissantes, qui coulent des montagnes, ù Zarathushtra; son regard frappe dans leur croissance un tiers des belles plantes aux couleurs d^or qui poussent, 6 Zarathushtra. — Son regard fait disparaître un tiers de la vigueur de Spenta Armaiti, ô Zarathushtra. Son approche fuit disparaître dans le fidèle un tiers de ses bonnes pensées, de ses bonnes paroles, de ses bonnes actions, un tiers de sa force, desa vigueur victorieuse, de sa sainteté. — Je te le dis, ô Spitama Zarathushtra, de pareilles créatures sont à tuer plus que les vipères, plus que les loups hurlants, plus que la louve sauvage qui fond sur la ferme, plus que la grenouille avec ses mille petits qui fond sur les eaux ! » ( Vendidacl, xviii, iv. 60-65. Cf. Saddar, lxvii.)
En retour, la femme vertueuse, comme nous l'avons dit, est invitée au sacrifice. Dans rofïice du Yasna (Hà 53, sp. 52, Gùtlia Va/us/Uôis/tii), le Zot et le Raspi, glorifiant la parole de Zarathushtra, célèbrent les exhortations du Prophète à sa lille Pourucista qu'il a donnée à Jamaspa, frère de Frashaoshtra, et à laquelle il fait connaître ses devoirs de femme, comme épouse envers Jamaspa, comme lille envers lui-même; devenue sainte à l'égal de tous les saints par le seul accomplissement de ses devoirs, elle jouira de la récompense suprême 1