CHAPITRE PREMIER
Le parti catholique.
§ l°^ Ce qu'il est.
Le parti catholique est un parti national^ c'est ce qui fait sa force et son autorité. Il n'est pas, comme on voudrait parfois le faire croire, un parti confessionnel.
Le parti catholique est nu parti national.
Il Fest, parce que dans son sein sont représentées toutes les classes de la population. Tous les citoyens y ont accès, pauvres et riches, ouvriers et patrons, agriculteurs, industriels, commerçants, nobles et bourg-eois.
Il est national encore, parce qu'il fait appel au concours de tous les citoyens de bonne volonté, sans distinction même de convictions relig'ieuses ou d'opinions philosophiques pour assurer le respect des principes de l'ordre social et poursuivre, dans la concorde de tous les citoyens, la grandeur et la prospérité de la patrie.
Il est national enfin, parce qu'il possède des adhérents en masses compactes dans toutes les parties du pays.
Sur 96 députés de droite,on compte, les 9 députés de Bruxelles misa part, 60 représentants de la rég-ion flamande, 27 représentants de la région wallonne.
Le parti socialiste ne compte, pour toute la rég-ion flamande, que trois représentants, et il y est quantité nég^lig-eable dans les campagnes.
Dans tous les arrondissements du pays sans exception, le parti catholique dépasse largement le quorum électoral.
Dans huit circonscriptions les libéraux ne l'atteignent pas et les socialistes dans quinze.
Le parti catholique n^eist pas un parti coufe»slounel.
On a reproché au parti catholique d'être un parti confessionnel.
Si l'on entend par là qu'il entend faire respecter les droits de l'église catholique, on a raison.
Mais si Ton veut dire qu'il exige de ses adhérents l'adhésion à un credo religieux déterminé et qu'il n'a pas de programme politique en dehors de ses croyances catholiques, on se trompe.
Le parti catholique demande à ceux qui s'enrégimentent sous ses drapeaux plus et moins q^u'une confession de foi religieuse.
Il leur demande moinSf parce qu'il lui suffit que
l'on reconnaisse l'importance du rôle social de ridée relig'ieuse et les droits des croyants de pratiquer librement leur culte et de donner à leurs enfants une éducation conforme à leurs croyances.
Il leur demande plus, parce que son prog'ramme comprend, à côté du respect décidée relig'ieuse, une série d'articles purement politiques, étrangers aux questions de croyance et auxquels on doit se rallier à peine de s'exclure du parti catholique : la monarchie, le maintien de toutes les libertés constitutionnelles, l'autonomie des pouvoirs locaux, l'encourag'ement des initiatives individuelles.
Les déclarations sont nombreuses à cet égfard.
M. Van den Heuvel disait à l'Association constitutionnelle de Gand, le 10 avril 1904 :
« Le parti catholique n'est pas un groupe confessionnel et fermé; mais il veut que, conformément à la Constitution, tous les cultes trouvent dans la liberté les moyens de manifester leur action moralisatrice et sociale...
«Notre idéal n'est point de rester un parti fermé et exclusif, mais d'onvrir nos rangs à tous les hommes de bonne Tolonté et de travailler, avec le concours de tous, à la grandeur nationale. »
Quelques jours plus tard à la Chambre, le 20 avril, le comte de Smet de Naeyer développait la même pensée avec une grande netteté :
» Le parti qui occupe le pouvoir n'est pas un parti confessionnel.
» Quand on veut juger un citoyen et un parti, il faut
distinguer entre le for intérieur de l'iiommo privé et l'action politique.
» Du côté de nos croyances religieuses et de !a manière dont nous les pratiquons, nous n'avons de compte à rendre à personne et nul n'a de compte à nous demander.
» J'ajoute même que l'on peut être catholique pratiquant et ne point appartenir au parti catholique.
« Je suppose, par exemple, un catholique qui serait républicain militant...
)) Ce citoyen sera des nôtres sur le terrain de la religion, mais il n'appartiendra pas à notre parti politique, parce que notre parti est monarchiste.
» P.tr contre, nn homme qui ne pratiqae personnellcmeiit aiicnn calie, ou bien nn protestant, nn iAraélite même, pourront se langer sons noire drapeau politique.
Oui, certes, parce que notre parti est ouvert à tous ceux qui, reconnaissant la nécessité sociale de la religion, respectent celle-ci et se déclarent contre ceux qui la combattent. »
Abordant un autre aspect du même ordre d'idées, M. Helleputte a bien fait voir à quel point est fausse Taccusation fréquemment lancée aux hommes du parti catholique d'obéir systématiquement aux inspirations du clergé, même dans les questions purement politiques.
« L'actionduclergégêne-t-elle les hommes politiques? Je fais appel à tous mes collègues. L'un d'eux s'est-il
jamais trouvé gêné dans son action politique par un membre du clergé, quelque haut placé qu'il fût? J'ai beaucoup de respect pour les membres du clergé et pour les évêques, et j'ai l'honneur d'être, en quelque mesure, soumis à trois évêques au lieu d'un. Je suis né dans le diocèse de Gand, j'habite le diocèse de Malines, et je représente un arrondissement qui fait partie du diocèse de Liège. J'ai toujours eu le bonheur d'avoir avec les chefs de ces trois diocèses les meilleures relations.
»* m. Hymans. — Vous avez de très belles relations. {Rires.)
)) M. Hellepiitte. — Je m'en félicite. Voilà donc trois puissances au lieu d'une, qui pourraient agir d'autorité sur moi dans les affaires politiques. Elles ne l'ont jamais fait. Je leur obéis avec une soumission absolue, entière, sans discuter la matière religieuse.
» Lorsque S. Em. le cardinal me dit : Il est défendu de manger de la viande le vendredi, je mange du poisson; lorsqu'il me dit : vous n'êtes plus obligé de manger du poisson le samedi, je mange de la viande. Je fais cela sans hésiter. Mais si, hypothèse invraisemblable et absurde, si S. Em. le cardinal venait me dire : M. Helleputte, il faut vous rallier à la Grande Coupure telle qu'elle est projetée, je lui dirais respectueusement comme je l'ai dit à l'honorable chef du cabinet : Éminence, j'attends le résultat des expériences décrétées par la Chambre avant de me prononcer.
» m. Hymaos. — S'il s'agissait d'une loi politique
et que l'archevêque de Malines vous dit qu'il faut la voter dans l'intérêt de l'Église, que diriez-vous?
» m. Helleputte. — Je vous répondrai par un fait personnel. Ce n'est un mystère pour personne que le précédent évêque de Liège, feu Mgr Doutreloux, était partisan de la représentation proportionnelle. J'ai eu avec lui sur ce point de nombreuses conversations et des correspondances très intéressantes.
» il. Hymans. — Il faudrait les publier. [Rires à gauche.)
)» M. Helleputie. — Peut-être... après ma mort. {Hilarité.)
» Or, malgré ce dissentiment, je n'ai pas laissé de combattre la représentation proportionnelle avec une certaine vigueur.
» L'évêque de Liège était partisan de cette réforme et il m'engageait à la voter. N'était-ce pas son droit? Je ne l'ai pas votée et j'ai gardé avec lui les meilleures relations. » (Annales, 1903-1904, p. 1353.)
Peut-on dire que les autres partis montrent un aussi grand respect pour la liberté des opinions? Yoye/c le parti socialiste.
Pour être admis dans le personnel d'une coopérative socialiste, il faut :
« 1** Appartenir au parti ouvrier depuis trois ans au moins ;
2" Être syndiqué et membre d'une ligue ouvrière ; 30 Être abonné régulier d'un journal socialiste;
4® Avoir donné des preuves de sincérité au parti; 5° Prendre l'engagement écrit de se conformer aux obligations énumérées ci-dessus. »
Et quand on est admis, on est surveillé de près et tenu à de nombreuses oblig'ations. Qu'on lise le code des devoirs des employés et des ouvriers des coopératives socialistes envers le parti ouvrier, arrêté par le dernier congrès de ces sociétés :
n \° Être syndiqué et rester dans son syndicat professionnel et être membre dune ligne ouvrière, non pas comme simple membre^ mais comme militant...
» 2° Profiter de la diminution des heures de travail pour étudier le programme du parti,,.
» 3o Se mettre à la disposition du parti pour tout IraTaîl de propagande. — Les conseils d'administration enverront tous les ans un rapport aux fédérations régionales du travail de propagande fourni par le personnel. »
De quel côté y a-t-il le plus de tolérance et de liberté ?
§ 2. Ce qu^a fait et ce que fera le parti catlioliqne.
Maintenir dans le pays la paix religieuse et la paix sociale, favoriser dans tous les domaines énonomiques et intellectuels l'expansion nationale, développer la prospérité publique, accroître
le prestig^e extérieur et la force de rayonnement de la patrie, tel a été le but de ses efforts dans le passé, tel est encore son programme pour l'avenir.
Liberté et progrès» dans renseignement.
Ce programme, il a travaillé aie réaliser d'abord dans le domaine de V enseignement.
Il a mis fin à la lutte qui se livrait sur le terrain de l'enseignement primaire et qui était née de la révision de la loi de 1842, il a inscrit l'enseignement de la religion au programme et rappris ainsi aux populations le chemin de l'école publique ; il a, en même temps, en autorisant les dispenses, réservé la liberté de conscience des parents et de leurs enfants.
Aussi la population scolaire des établissements soumis à l'inspection officielle s'est-elle accrue dans les proportions que voici :
Élèves 346,012 679,661
Après avoir établi la paix dans le domaine de renseignement primaire, le gouvernement catholique a réorganisé renseignement supérieur
par la loi du 10 avril 1890.
« Cette loi, a dit M. de Smet de Naeyer, exige des aspirants universitaires la preuve d'études moyennes
faites avec fruit, elle a élargi le cadre suranné des grades académiques et spécialisé les études dans les facultés de philosophie et des sciences, et développé chez l'étudiant l'esprit d'initiative. »
Une extension énorme a été donnée à l'ensclgneniciit Industriel^ agricole, commercial et ménager.
«i Je ne puis pas, disait encore l'honorable ministre, entrer ici dans les détails, mais c'est un fait constant qu'en dehors des organismes qu'il a créés ou développés lui-même, le gouvernement actuel a tracé la voie aux administrations subordonnées et encourage généreusement leur initiative. 11 sufiQt, pour s'en convaincre, d'ouvrir les budgets du ministère de l'agriculture et du ministère de l'industrie et du travail.
» L'enseignement industriel et professionnel, par exemple, figurait pour 318,900 francs au budget de 4884; il émarge pour 1,700,000 francs au budget de la présente année.
> QuaDtàrenseignementagricole,laloidu4avril 1890 a réorganisé complètement l'enseignement supérieur et l'enseignement moyen donnés aux frais de l'État, et provoqué la création de l'enseignement primaire par les provinces, les communes ou les sociétés agricoles, avec l'assistance financière de l'État. »
(ÀJimles, 1903-1904, p. 1344.)
Petite propriété et trayait .
Le programme de pacification du gouverne-
ment catholique a été appliqué ég-alement aux RELATIONS DU TRAVAIL ET DU CAPITAL et, par uue série de lois nouvelles ou de mesures d'ordre administratif, la protection des travailleurs a été assurée.
« Jusqu'en 1889, dit encore M. de Smet de Naeyer, rien n'avait été fait en faveur delà petite propriété.
" L'honorable M. Hymans a voulu revendiquer pour le parti libéral l'honneur de la première loi sur les habitations ouvrières»
* Il existait, il est vrai, une loi de 1862, due à M. Frère-Orban. Cette loi se bornait à accorder aux sociétés d'habitations ouvrières ainsi qu'aux ouvriers qui se rendaient acquéreurs de leur habitation, un délai de dix années pour se libérer des droits fiscaux, maintenus intégralement. Sans une organisation de crédit à l'usage des ouvriers acquéreurs et sans réduction d'impôt, cette loi était condamnée à rester lettre morte.
» C'est la loi du 9 août 1889 qui a permis d'organiser un crédit foncier à la dispositions des ouvriers, au moyen des avances de fonds faites par la Caisse d'épargne aux sociétés d'habitations ouvrières.
» Citons ensuite la loi du 21 mai 1897 sur les diC(\\i\sitions de petites propriétés rurales, puis encore celle du 16 mai 1900 sur le régime sucessoral des petits héritages, laquelle a pour but de faciliter la conservation du patrimoine dans la famille.
'• Le gouvernement actuel a couronné cet édifice en présentant le projet de loi dont la Chambre vient d'en-
tamer la discussion. En élargissant le régime des lois de 1889 et de 1897 combinées, la loi de demain favorisera la constitution et la conservation de la petite propriété en général, et elle constituera le meilleur code delà petite propriété qui soit au monde.
» Une législation spéciale en vue de la protection de la classe ouvrière, a été créée de toutes pièces.
» Protection de l'ouvrier dans sa famille, sa vie et sa santé : loi du 13 décembre 1889 sur le traTail des fcmiiies et des enfauts; loi du 2 juillet 1899 ayant pour but d'assurer la sécurité et de protège'' la santé des ouvriers employés dans les entreprises industrielles et commerciales; loi du 24 mai 1898 sur la police et la surveillance des carrières.
'» Protection de l'ouvrier dans son salaire : loi du 16 août 1887 sur le payement des salaires et loi du 18 du même mois sur l'incessibilité et l'insaisissabiiité des salaires; loi du 30 juillet 1 90 1 sur le mesurage du travail; loi du iO mars 1900 sur le contrat de trayail.
» Protection de l'ouvrier dans ses intérêts économiques: loi du 16 août 1887 instituant les couseils de l'induMlrte et da traTail; loi du 31 mars 1898 sur les unions professionnelles.
'• Enfin, protection de l'ouvrier dans l'emploi de son épargne et les besoins de ses vieux jours : loi du 23 juin 1894 sur les sociétés mutnalistes; loi du 10 mal 1900 sur les pensions de Tîeillesse. »
La première loi sur les mutualités, la loi de 1851, a été l'œuvre d'un gouvernement libéral,
mais cette loi avait sing'ulièrement besoin d'être élargie.
» Ce n'est que depuis la loi de 1894 que les sociétés mutualistes ont pris un réel essor; quelques chiffres le démontreront amplement.
» En 1(S1)4, il n'existait dans tout le pays que 593 sociétés mutualistes reconnues; l'année dernière, leur nombre total était monté à 6,447.
» Et voici la progression en ce qui concerne une des catégories les plus intéressantes, les sociétés ayant pour objet l'affiliation de leurs membres à la caisse de retraite : en 1894, leur nombre s'élevait à 107 seulement ; huit ans après, en 1 902, on en comptait 4,597. »
[Annales, id., p. 1346-7.)
Réforme» politiques.
Dans le domaine politique proprement dit, le gouvernement catholique a réalisé des réformes capitales et doté le pays de Tensembie d'institutions électorales le plus perfectionné sans contredit qui existe au monde.
< Il peut compter à son actif Vextension du droit de suffrage, Vorganisalion du suffrage généralisé, le vote obligatoire, la représentation proportionnelle, toutes innovations qui ont été saluées par les sommités politiques de l'étranger; elles ont valu à la Belgique la
qualification de laboratoire politique des réformes que d'autres pays n'osent pas aborder.
» Voilà comment la Belgique est jugée, hors de ses frontières, sous le rapport du progrès politique. »
{Annales, id., p. i343.)
Progrès éeoDomiqne.
Dans le domaine écocomique, Tœuvre du gouvernement actuel se distingue particulièrement à un double point de vuf^ :
1*^ Les enconrageauciils miilliples et Taries df»nnéi» à riuitiatiTe incliTifltielle sous toutes les formes utiles qu'elle peut revêtir.
(>• Qu'il s'agisse d'entreprises d'intérêt économique ou d'institutions d'ordre social, disait encore à la séance du 20 avril le comte de Smet de Naeyer, l'association développe la puissance de l'individu dans une proportion presque illimitée. C'est pourquoi notre politique consiste à encourager les initiatives, basées sur la liberté d'association, qui s'unissent pour promouvoir l'intérêt commun et l'intérêt individuel, si étroitement liés en tant de matières. Dans cet ordre d'idées, nous avons, par exemple, largement étendu la sphère d'action des sociétés mutualistes et multiplié les avantages qui leur étaient accordés.
» Nous avons appelé à l'existence légale les unions professionnelles; nous encourageons par des subsides
les sociétés mutualistes d'assurance contre les pertes de bétail et les sociétés coopératives de crédit agricole.
)) Je ne fais qu'indiquer quelques exemples. Il y aurait un volume à écrire sur les mesures prises par le gouvernement catholique pour stimuler l'esprit d'association sur le terrain économique et professionnel, pour rendre de plus en plus fécond le principe de la liberté d'association. >• {Annales, id.,p, 1342.)
2o Le déTeloppement sans exemple de rontillage économique dn pays : ports^ canaux, routes, chemins de fer et les milliers de kilomètres du réseau des chemins de fer vicinaux.
A cet ég*ard, rien n'est plus instructif que la proportion des dépenses consacrées aux travaux d'outillag^e économique sur l'ensemble du budget extraordinaire.
Ces dépenses formaient :
Sous la gestion de M. Graux : 79.49 p. c. deM. Beernaert : 57.82 « « « actuelle : 96.4^ «
Si la proportion est plus faible sous la gestion de l'honorable M. Beernaert, c'est qu'il a dû payer la grosse dépense des forts de la Meuse.
Conséquence :
L'influence de cette préoccupation constante des intérêts économiques de la nation dans la gestion des affaires publiques, se traduit éloquemment dans la progression de notre commerce extérieur .
<( Notre commerce spécial, disait M. le comte
de Smet de Naeyer, qui se chiffrait en 1884 par 2 milliards 700 millions, atteignait en 1903 4 milliards 700 millions. Notre iiionTCineiit maritime, pour l'ensemble de nos poits, n'était en 1884 que de 4 millions de tonnes; en 1903, il s'élevait à 11 millions de tonnes.
» Ces chiffres ne sont-ils pas éloquents? Pareille progression est sans exemple dans notre histoire économique. )> [Annales, id., p. 1346.)
Situation des finances.
Enfin, dans le domaine des finances publiques, le gouvernement, soutenu par la droite, a réalisé des bonis sans précédents :160 millions en 19ans.
Sans la réforme financière qui a consisté à inscrire au budget ordinaire un certain nombre de dépenses qui figuraient au budget extraordinaire sous les ministères précédents, mais qui étaient improductives, le total des bonis eût atteint 2S0 millions.
Ces résultats ont été obtenus nonobstant une série de dégrèvements d'impôts (hormis ceux qui frappent l'alcool), dégrèvements dont nous ne rappellerons que le dernier, celui qui résulte de la convention sucrièreet qui a permis de décharger la consommation du sucre d'une somme de 20 millions.
Ils ont été obtenus, malgré les crises parfois
intenses que les affaires ont traversées, telles que celles de ces dernières années, malgré les charg-es nouvelles résultant pour le Trésor de certaines mesures éminemment démocratiques, telles que la rémunération des miliciens et les pensions de vieillesse.
Conclusions.
En présence de ces nombreuses réformes dans le domaine de l'enseig-nement, dans le rég-ime du travail, dans Toi-g-anisation politique, en présence de ces progrès dans le développement du commerce et de ^accroissement de la richesse nationale, en présence de cette situation toujours prospère du Trésor, oupeutscuriredeTaccusation de M. Hymens pariant de l'inertie et de l'impuissance des catholiques.
M. Hymans croit que, pour être actif et puissant, il faut se complaire dans des querelles anciennes, mener la g*uerre, diviser le pays en deux camps et porter partout la discorde.
L'idéal du parti catholique et du g'ouvernement est tout autre. Ils aspirent à la paix et à la liberté, parce qu'ils savent que Tune et l'autre sont nécessaires à la prospérité et à la g"randeurd'unenation.