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LES OUVRIERS

Qu'a fait le parti catholique pour les ouvriers depuis 1884, c'est à dire depuis vingt ans qu'il occupe le pouvoir?

Qu'a fait et que promet de faire pour les ouvriers le parti libéral?

Qu'a fait et que promet de faire pour les ouvriers le parti socialiste?

Je viens répondre loyalement à ces questions, sans m'arrêter à des polémiques personne lies, avec la plus g*rande indépendance d'esprit vis-à-vis des ministères catholiques qui se sont succédés au pouvoir depuis ving^t ans, et en me plaçant surtout au point de vue des intérêts des travailleurs, c'est-à-dire de ceux auxquels j'ai consacré avec joie le meilleur de ma vie.

Tout le monde sait que les catholiques ont fait

voter, depuis 1884, de nombreuses lois et pris de nombreuses mesures en faveur des ouvriers. Eq voici rénumération sommaire :

Enqucle sur la situation du travail, 1886.

Loi du 16 août 1887 sur le paiement des salaires.

Loi du 16 août 1887 instituant les Conseils de l'industrie et du travail.

Loi du 18 août 1887 sur ïincessibililé et Vinsaisissabilité des salaires.

tToi du 5 mai 1888 sur Vinspection des établissements dangereux, insalubres ou incommodes.

Lois du 31 juillet 1889 et du 20 novembre 1896 réorganisant les conseils de prud'hommes.

Lois du 9 août 1889 et du 16 août 1897 sur les habitations ouvrières.

Loi du 13 décembre 1889 sur le travail des femmes et des enfants.

Lois sur les sociétés mutualistes du 23 juin 1894 et du 19 mars 1898.

Loi sur les règlements d'atelier, du 15 juin 1896.

Loi du 31 mars 1898 permettant aux unions professionnelles d'acquérir la personnification civile.

Loi du 2 juillet 1899 concernant la sécurité et la santé des ouvriers occupés dans les entreprises industrielles et commerciales.

Loi du 10 mars 1900 sur le contrat de travail.

Loi du 10 mai 1900 et du 20 août 1903 sur les pensions de vieillesse.

Loi du 30 juillet 1901 sur le mesurage du travail des ouvriers.

Loi du 24 décembre 1903 sur la réparation des accidents du travail.

Institution du Ministère de Vlnduslrie et du Travail.

— du Conseil supérieur du Travail.

— de l'Office du Travail.

Publication de la Revue du Travail.

— de l'Annuaire de la législation du Travail.

— du Recensement général des industries et des

métiers.

Etc., etc., etc.

Les socialistes prétendent que ce ne sont là, en g"énéral, que des lois de façade.

Yoyons de près ce qui en est.

Et, à cette fin, rappelons tout d'abord les principes d'une sag-e politique de réforme sociale. Nous verrons ensuite si les catholiques s'en sont inspirés et dans quelle mesure ils en poursuivent l'application.

Puis, nous mettrons en reg-ard de ces principes les principes directeurs du libéralisme économique et ceux qu'annonce le socialisme.

Et nous laisserons au lecteur le soin de comparer et de conclure.

En matière économique, la liberté illimitée apparaît au premier abord comme un système séduisant. Quoi de plus conforme que la liberté illimitée à la dignité de l'homme, à la souveraineté que revendique sa raison, à l'espèce de royauté intellectuelle à laquelle tout homme se croit le droit de prétendre !

Cependant, quand on y regarde de près, on s'aperçoit bien vite que, sur le terrain économique, la liberté illimitée, doublée de l'individualisme, donne lieu à des maux graves et qu'elle compromet la paix sociale.

Mettez en présence deux hommes, l'ouvrier d'intelligence médiocre, sans grande instruction, sans ressources, sans appui, chargé d'une nombreuse famille; — le patron, riche, intelligent, instruit, possédant des relations étendues. Et dites à ces deux hommes : < Vous êtes libres! Agissez au mieux de vos intérêts ! >

N'est-il pas évident que l'ouvrier ne pourra guère faire usage de la liberté que vous lui aurez départie, et qu'il lui faudra accepter, s'il veut manger lui-même et nourrir les siens, le salaire qui lui sera offert et les conditions de travail qui lui seront proposées ?

La liberté du plus fort sera souvent, comme l'a dit Lacordaire, l'oppression du plus faibl e.

Et, d'autre part, — personne de sensé ne le méconnaîtra — la liberté économique, c'est-à-dire la liberté de travailler et de faire travailler, peut seule donner naissance aux initiatives fécondes, aux grandes entreprises, aux labeurs activement poursuivis, à la prospérité et au succès.

Une distinction s'impose donc.

Il faut certes applaudir* à la liberté économique, pourvu qu'elle soit maintenue dans des limites dont nous reparlerons et qu'indique la raison. Mais

il faut mettre, sans hésiter, un frein lég-al à la licence économique; il faut, en d'autres termes, réprimer les excès de la liberté illimitée du travail.

Comment les déterminer? Comment, sous prétexte de combattre les excès, ne pas porter atteinte à la liberté elle-même?

Le problème est certes délicat et la solution n'en sera pas la même dans tous les pays. La prudence des hommes d'État devra y pourvoir.

Nous ne nous occupons ici que de la Belgique.

Notre pays s'est vu appliquer le régime social et les lois dont la Révolution de 1789 a doté laFrance.

Lorsque la Convention a pourvu les citoyens pris individuellement de la liberté illimitée de travailler et de faire travailler, elle a supprimé du même coup les associations poursuivant un but professionnel et elle a inauguré ce que l'on a appelé le régime de l'individualisme.

Ce régime n'a pas encore cessé de produire ses effets en Belgique, la loi de 1898 qui accorde la personnalité civile aux unions professionnelles, étant trop récente pour avoir pu jusqu'ici produire des fruits abondants.

Qu'est-ce que la licence en matière économique? C'est la violation, accomplie au nom de la liberté, de certains droits naturels.

Il est de droit naturel que le travailleur puisse disposer librement de son salaire et, par voie de conséquence, qu'il soit payé en argent et non en nature. La liberté économique illimitée n'a cepen-

dant pas hésité à faire peser sur lui TabomiDable servitude du paiement en nature.

Il est de droit naturel que la vie humaine soit respectée, que les enfants et les femmes ne soient pas soumis à un travail trop prolong'é et qui dépasse leurs forces, que l'ouvrier adulte lui-même dispose d'un repos journalier suffisant pour réparer ses forces et d'un congre hebdomadaire. La liberté économique illimitée n'a-t-elle pas à se reprocher de très g*raves abus en cette matière?

Il est de droit naturel que la santé et la sécurité de l'ouvrier fassent l'objet, au cours de son travail, des précautions les plus minutieuses. La liberté économique illimitée y a-t-elle pourvu?

Ces exemples sont décisifs.

On peut certes soutenir que la loi n'est pas partout également nécessaire pour redresser les abus que je viens de signaler.

De puissantes associations ouvrières peuvent y réussir et l'exemple des États-Unis, celui de l'Angleterre^ où les associations ouvrières à bîit professionnel ont conquis une grande influence, est là pour le prouver.

Encore faudrait-il que les associations de l'espèce comprissent presque tous les ouvriers d'un pays pour suffire à pareille tâche.

Mais — je le répète — nous sommes en Belgique où, jusqu'ici, les associations ouvrières à but professionnel n'ont pas encore la force voulue pour redresser elles-mêmes les violations du droit naturel auxquelles sont exposés les ouvriers.

Il faut donc que la loi intervienne pour empêcher et réprimer les excès de la liberté illimitée du travail.

D'autre part, la liberté limitée étant bonne en elle-même et ayant les plus heureux effets sur Tactivité humaine, il faut s^efforcer d'en étendre pratiquement la jouissance, par Tassociation, àtous les citoyens.

Voyons donc ce que les catholiques ont fait en matière sociale depuis vingt ans, comment ils ont appliqué les principes que je viens d'exposer, comment ils ont fait usag-e de l'intervention du législateur, tantôt indirecte, tantôt directe.

•je-

Les catholiques ont, par le vote de lois excellentes et par l'octroi des subsides de l'État, amené d'innombrables citoyens à s'associer en vue de la défense de leurs intérêts matériels et à faire acte d'initiative.

Ils ont ainsi étendu considérablement le champ d'action de la liberté par une intervention indirecte du législateur.

C'est ce qu'ils ont fait pour la mutualité sous ses diverses formes : maladie, retraite, achats en commun, mortalité des animaux. Ainsi, de 1885 à 1903, le nombre des sociétés mutualistes reconnues a passé de 204 à 6,550.

C'est ce qu'ils ont fait pour l'action commerciale et industrielle mise à la portée des travail-

leurs par la loi de 1873 sur les sociétés, notamment sur les sociétés coopératives. Les socialistes, qui ont fait un large usage des sociétés coopératives dans leurs Maisons du Peuple, ne contesteront pas les énormes facilités que la loi leur a accordées.

C'est ce que les catholiques ont fait pour l'achat et la construction de maisons ouvrières. Les lois de 1889 et de 1897 sur les habitations ont amené la construction de 30,000 maisons, et le prêt aux ouvriers qui les ont acquises s'est élevé à 60 millions.

L'ouvrier qui s'assure contre les conséquences de la maladie et de la vieillesse, qui s'associe à d'autres ouvriers pour se procurer le pain, les vêtements, les chaussures à bon marché, qui devient propriétaire de sa maison, s*élève sur l'échelle sociale; il devient plus fort, plus indépendant et partant plus libre que celui qui ne fait pas usage de l'association et qui demeure livré aux faiblesses de l'individualisme.

C'est enfin ce que les catholiques ont fait par l'octroi de la personnalité civile aux unions professionnelles.

Ils ont reconnu sans hésiter que l'égalité entre le patron et l'ouvrier, au moment où ils débattent les conditions du contrat de travail, n'est, dans bien des cas, qu'une fiction légale. En fait, l'inégalité existe, souvent profonde, entre la faiblesse de l'ouvrier et la force du patron.

L'union professionnelle a pour objet de remédier à cette situation. En unissant de nombreux ouvriers, elle associe leurs forces et leurs ressources ; elle réussira, lorsqu'elle sera suflSsamment répandue, à rétablir l'équilibre des forces, autrement dit l'égalité entre le capital puissamment concentré et le travail puissamment g-roupé.

L'octroi de la personnalité civile aux unions professionnelles ne pouvait que hâter leur diffusion.

Aussi la loi de 1898 sur les unions professionnelles, bien qu'incomplète, est-elle venue combler une lacune séculaire et constitue-t-elle un puissant stimulant à l'association.

L'œuvre commencée par le législateur mérite d'être poursuivie. Elle le sera. La propagande que les catholiques ont organisée avec un remarquable succès, depuis vingt ans, en vue d'accroître le nombre des sociétés mutualistes, ils l'étendront aux unions professionnelles reconnues, aux syndicats institués en vue de parer aux conséquences du chômage involontaire.

La logique le demande.

Les sympathies témoignées jusqu'ici par les catholiques aux associations libres, d'intérêt social, est un sûr garant qu'ils ne se déroberont pas à ce complément naturel de leur tâche.

Voilà donc ce que les catholiques ont fait pour affermir et généraliser — notamment au profit de l'ouvrier — l'usage de la liberté économique et pour réduire l'effet des inégalités humaines.

Ils peuvent se rendre le témoig'nag'e qu'ils ont, dans une large mesure, annihilé les funestes effets qu'a produits l'individualisme de nos lois.

Mais cela ne suffisait pas. L'individualisme n'est pas supprimé par le seul fait qu'on lui a déclaré la g-uerre et qu'on lui a porté des coups sensibles.

Dans certains cas, la loi devait intervenir directement pour protéger l'ouvrier et l'affranchir de l'oppression qui menace sa faiblesse.

Elle l'a fait. Les catholiques ont voté des lois sur le paiement des salaires, sur leur incessibilité et leur insaisissabilité> sur le travail des femmes et des enfants, sur les règlements d'atelier, sur le contrat de travail, sur l'inspection du travail, sur d la santé et la sécurité des ouvriers de l'industrie "^ et du commerce, sur les pensions de vieillesse, sur la réparation des accidents du travail...

Telle est, en un bref résumé, la part de l'intervention de la loi dans la politique sociale des catholiques.

M. Destrée, député socialiste de Charleroi, a parlé de codifier toutes ces lois en un Code du travail, et a rendu hommage à ceux qui les ont proposées et fait voter.

On a parfois accusé les catholiques de manquer de logique parce qu'ils ont recours à l'action répressive de la loi, tout en se déclarant partisans de la liberté économique du travail.

Ce reproche n'est pas fondé. L'intervention de la loi, dans les conditions où les catholiques l'ont provoquée, n'est qu'un hommag-e à la liberté. Elle n'a d'autre objet que de maintenir la liberté dans les limites qu'indique la raison et de prévenir les excès et l'oppression que l'abus de la liberté peut amener.

Les catholiques ont affranchi les femmes et les enfants du travail exagéré qui leur était imposé. Ils ont affranchi l'ouvrier de la servitude que faisait peser sur lui le paiement du salaire en nature.

Ils ont affranchi l'ouvrier du bon plaisir du patron, en matière de règlements d'atelier, de contrat de travail, d'hygiène et de sécurité.

Ils l'ont affranchi du poids supporté par lui, sans partage jusqu'ici, des accidents du travail.

Et demain, ils l'affranchiront, je l'espère du moins, de l'obligation de travailler le dimanche, de travailler la nuit sans absolue nécessité et de travailler plus d'heures le jour que ses forces ne le permettent.

Tel est le système social dont les catholiques poursuivent la réalisation.

Ils cherchent à affermir et à développer la liberté au profit de tous les citoyens et à généraliser l'usage de la liberté collective en encourageant l'association. En même temps, ils répriment, par la loi, les excès de la liberté économique illimitée.

Qu'a fait et que promet de faire pour les ouvriers le parti libéral?

Aussi lang^temps qu'il a occupé le pouvoir, il n'a rien fait du tout. Le libéralisme a eu pendant long-temps pour expression économique indiscutée l'école de Manchester, c'est-à-dire l'école de la liberté illimitée. Deux principes caractérisent cette école. Tout le monde connaît leur énoncé :

Laissez faire^ laissez passer. — C'est le mot de Vincent de Gournay.

Quand deux patrons courent après un ouvrier^ les salaires montent. Quand deux ouvriers courent après un patron^ les salaires laissent. — C'est le mot de Eichard Cobden.

L'école de Manchester a été reg*ardée, pendant de longues années, grâce au libéralisme, comme l'école officielle, comme l'école orthodoxe de Téconomie politique.

Aussi le parti libéral ne saurait-il renier ses origines économiques. Aujourd'hui, l'école qui a proclamé avec éclat les dogmes économiques de la liberté illimitée et de l'individualisme a fait faillite.

Elle n'est plus suivie que par quelques égoïstes endurcis, manchestériens attardés, plus rares à mesure que la lumière se fait dans les esprits.

Aussi les libéraux que préoccupe le désir de ménager au libéralisme une place dans le cœur des ouvriers,... depuis que ces derniers sont devenus

électeurs, se sont-ils vus obligés de tourner le dos à Fécole de leurs préférences et en arrivent-ils — lentement et malgré eux — à se rallier à la politique sociale des catholiques.

A ceux qui en douteraient, je recommande la lecture de la déclaration suivante, adoptée par le Conseil g-énéral de l'Alliance libérale, en 1898, et reproduite tout récemment dans la Revue de Belgique, par le comte Goblet d'Alviella :

« L'intervention de l'État dans le domaine de l'industrie privée est légitime lorsqu'elle s'exerce en vue d'assurer :

» La liberté des parties dans la conclusion^du contrat de travail et la loyauté dans l'exécution de leurs engagements ;

)) L'hygiène et la sécurité des travailleurs ;

)) La liberté du travail garantie aux industriels et aux ouvriers, ainsi que le droit des uns et des autres de s'associer pour la représentation et la défense de leurs intérêts ;

)) La protection du taux normal des salaires contre la dépréciation pouvant résulter des adjudications de travaux publics. »

Après avoir médité ce progrramme, les libéraux — qui pourrait le méconnaître? — n'ont vraiment plus qu'une chose à faire : s'atteler au char habilement et loyalement mené par les catholiques ; voter, les lois et s'associer aux mesures économiques proposées par les catholiques.

Qu'ils le fassent en rechigrnant, on le comprend. Mais leur programme économique ayant fait failliet, ils n'ont que le choix entre le régime prôné

par les catholiques et le système rêvé par les socialistes.

Qu'a fait et que promet de faire pour les ouvriers le parti socialiste?

Jusqu'ici, il n'a pas occupé le pouvoir en Belg'ique. 11 s'est borné, à la Chambre, à déposer d'innombrables propositions de loi et à critiquer amèrement les lois et les projets dus aux catholiques.

Impossible de démêler dans cette action politique, plutôt juvénile, les principes directeurs qui guideront les socialistes s'ils arrivent quelque jour au pouvoir.

Il n'est guère possible, d'autre part, de se faire meilleure idée de leur attitude future par les journaux du parti et les discours de ses chefs.

Les socialistes font avant tout jusqu'ici, bien qu'ils s'en défendent, de l'anticléricalisme aigu et paraissent disposés, malgré des apparences d'intransigeance farouche, à s'entendre avec les libéraux pour faire tomber du pouvoir les catholiques.

« On verra après ! » paraît être la tactique actuelle du socialisme belge, tout comme celle de certains libéraux.

Heureusement, il est possible de trouver à l'étranger ce que la Belgique ne nous offre pas en ce moment d'une façon complète.

J'ai eu la bonne fortune de rencontrer Texposé clair et précis des vues pratiques du socialisme intellectuel dans un ouvrage récent, L'État socialiste, d'Anton Menger, professeur à Tuniversité de Vienne.

Cet ouvrage — M. Vandervelde l'a reconnu dans le Peuple (16 décembre 1903) — « apparaît comme « l'effort le plus remarquable qui ait été tenté, " depuis longtemps, pour formuler la pensée posi- /' tive et organisatrice du socialisme. •

Partant, comme les catholiques, de la conviction que la liberté économique illimitée est un mal pour les travailleurs isolés et une cause de désordre pour la société, les socialistes s'engagent dans une voie diamétralement opposée à celle que suivent les catholiques et se proposent pour objectif primordial d'assurer aux hommes l'égalité économique absolue.

Regardant la liberté économique comme inséparable des abus qui en accompagnent l'exercice, trouvant en elle la cause principale des inégalités humaines, ils veulent tout simplement enlever à tous les hommes cette arme qu'ils considèrent comme dangereuse, et ils se proposent de substituer à la liberté individuelle et à la liberté collective, la liberté de V État populaire du travail.

Suivons, si vous le voulez, le système développé dans l'État socialiste par Anton Menger.

L'auteur distingue trois espèces de biens :

1. Les biens consomptibles, (aliments, vêtements, chauffag'e, éclairagfe, etc.).

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