‹ Les partis politiques et leurs programmesChapitre 30 sur 35 · Les Mens d'usage (maisons, jardins, etc · texte numérisé non relu

Les Mens d'usage (maisons, jardins, etc

3. Les moyens de production (terres, fabriques, moyens de transport, mag-asins, matières premières nécessaires à la production, etc.).

La propriété des biens consomptibles serait conservée aux citoyens, en tant qu'elle comporterait le droit d'usage. Le droit de disposer de ces mêmes biens serait limité de telle sorte, que le don ou réchang-e ne créât, ni pour le propriétaire, ni pour la partie prenante, une oblig-ation (p. 122).

L'acquisition de la propriété des biens consomptibles se ferait principalement par distribution, la distribution étant conçue comme un pur acte de volonté des org-anes de l'État (p. 123).

La propriété des biens d'usag-e serait réservée à la commune, au district ou à l'État. L'individu n'y aurait qu'un droit d'usag-e octroyé spécialement par l'État, le district ou la commune.

Ce droit ne saurait avoir trait qu'à l'usag'e et non à la jouissance de fruits ou de récoltes, parce que le bien d'usage, en tant qu'il fournit des fruits ou des récoltes, doit être considéré comme un moyen de production (p. 127).

L'État aurait seul le droit d'user et de disposer des moyens de production (p. 119). Il en aurait seul la propriété. Des droits spéciaux sur les moyens de production, même le droit d'usag'e, ne pourraient être conférés à aucun individu (p. 131).

Les moyens de production se trouveraient par suite, par rapport aux individus, en dehors de la sphère des échang-es, et l'on peut même dire, ajoute Meugler, que l'avenir de TÉtat populaire du travail dépendra de la stricte observation de cette règ-le juridique (p. 132).

Cette org-anisation — le lecteur l'aura constaté — confère à FÉtat la toute-puissance en matière économique.

M. Meng-er ne le conteste pas. Voici comment il justifie ce système :

«Si Ton suppose rorganisation privée du travail social remplacée par une organisation publique, il ne peut plus y avoir d'obligations qu'entre l'État et les particuliers. Les innombrables centres d'où est conduite aujourd'hui la direction du travail social doivent disparaître.

» Certes, le fait que l'individu se trouverait placé en face d'un État tout-puissant rendrait possible les abus et l'arbitraire, mais dans une organisation démocratique, comme le sera l'État populaire du travail, cet inconvénient serait mitigé par la tendance, toute naturelle dans ces conditions, à accroître la responsabilité des chefs et à soumettre leur activité à des lois et à des règlements d'administration publique. Quand le plus modeste citoyen se trouvera placé, dans l'accomplissement de sa fonction économique, en face d'un chef responsable, et que celui-ci devra le traiter selon des règles universelles et non au gré de ses caprices personnels, c'est alors et alors seulement que peu à peu on verra se développer dans les classes inférieures de la population cette noblesse de caractère et ce sentiment profond de leur complète égalité

qui ont formé de tout temps le fondement le plus solide de toutes les sociétés démocratiques » (p. 158).

Je crois avoir loyalement fait connaître et le système économique actuel du socialisme intellectuel et les espérances que sa mise en œuvre suscite chez ses partisans les plus éclairés.

Voici donc deux rég*imes en présence :

Ifune part, le respect de la liberté économique tempéré par la répression des violations du droit naturel; la volonté nettement arrêtée d'appeler tous les citoyens, par le moyen de l'association, à jouir de la liberté; la réduction, la suppression aussi complète que possible des causes de l'inégalité.

D* autre part, l'État tout-puissant, propriétaire des biens d'usage et des moyens de production , maître de disposer des biens consomptibles, centre unique d'initiative en matière économique, mettant seul en œuvre les richesses naturelles, faisant travailler à son gré les citoyens, accordant ou refusant aux citoyens des aliments, des vêtements, du logement...

Faut-il pousser plus loin la comparaison ?

Les conséquences du régime socialiste n'apparaissent-elles pas clairement d'elles-mêmes ?

Je puis m'arrêter.

Vous avez sous les yeux deux systèmes so-

ciaux : Tun basé sur la raison, sur le droit, sur la liberté ; l'autre faisant miroiter à vos yeux une égralité chimérique, immolant la liberté, préparant à tous les hommes Tesclavage et la tyrannie.

Ouvriers belges, ouvrez les yeux, comparez et choisissez entre le système socialiste et le rég-ime catholique !

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