I. Gnerre d^atiord an elergé catholique
On n'hésiterait pas à le priver, par l'abrogation de l'article 117 de la Constitution, des traitements alloués en compensation des biens dont la Eévolution l'a dépouillé.
M, Goblet cVAlmella, une des autorités de la gauche modérée, écrivait dans la Démocratie du 3 janvier 1904 :
« Mais nous espérons bien que le jour inévitable où l'on mettra en revision certains articles de notre pacte fondamental — ce qui présuppose une majorité anticléricale — on n'oubliera plus de faire «aufer la \*ji9e de l'article 117, qui impose à l'État l'obligation tout unilatérale de payer les traitements des ministres du culte.
» Si cependant on ne pouvait se livrer à cette opération de nettoyage, faute de la majorité des deux tiers prévue dans la Constitution, il n'en resterait pas moins toute une série de mesures, tendant dans la même direction, qui peuvent être appliquées par le législateur
ordinaire. En premier lieu, Vabrogation de toutes les dispositions légales qui mettent à charge des communes, des provinces et de l'État certaines dépenses relatives au culte, à ses édifices et à ses ministres (notamment l'obligation pour les communes de parfaire l'insuffisance du budget des fabriques)... En troisième lieu, V abolition de tous les privilèges accordés aux ministres des cultes en matière de milice^ de garde civique, de jury, d'honneurs publics, etc. »