TRANSFORMATION DES PARTIS
l'Alliance démocratique déclara se transformer en «Parti républicain démocratique ».
Entre Lemps, certains évêques s'étaient efforcés de grouper en un faisceau compact, sous le nom d’ « Unions diocésaines», les bonnes volontés de leurs fidèles et de convier tous les honnêtes gens à la défense des libertés religieuses menacées. Comme au lendemain de 1870, la Franc-maçconnerie continuait à s'occuper de divers problèmes politiques, surtout de ceux touchant à l'instruction et aux cultes.
Ainsi, huit années avaient suffi pour que fussent consommées la désagrégation des anciens partis et la création de nouveaux groupements, presque tous, et c’est là leur principale originalité, solidement appuyés sur une association disciplinée et hiérarchisée.
Comment classer ces diverses formations? Nous ferons une double division. D'abord, nous isolerons les grands partis, historiques et classiques, à doctrine complète et homogène, à organisation bien définie, des partis intermédiaires ou provisoires. Nous appellerons ceux-ci secondaires non pas tant à cause de leur importance moindre et relative, mais parce qu'ils sont, les uns de date récente et dépourvus de traditions particulières, les autres parce qu'ils se présentent dans un état fragmentaire et imprécis, sans grande personnalité propre. Nous rencontrerons ainsi, en premier lieu, quatre grands groupements, le parti monarchiste (royaliste et bonapartiste), le parti républicain modéré ou progressiste, le parti radical et radical socialiste, le parti socialiste unifié; en second lieu les organisations conservatrices (nationalistes, plébiscitaires, sillonnistes, catholiques-libérales), les groupements républicain démocratique et républicain socialiste, enfin le syndicalisme révolutionnaire et l’anarchisme. Il est bien entendu que le mot de partis secondaires n'aura ici qu’une portée théorique et