DANGERS DES ORGANISATIONS DE PARTIS
c’est-à-dire tant des égards qui lui sont dus que des sacrices qu'il se doit de consentir à son pays. Et vraiment quand il considère les immenses régions sur lesquelles s'étendent aujourd'hui l’autorité et le génie de la France, les Afriques septentrionale, occidentale, équatoriale et orientale, les terres d’entre les Indes et la Chine, lorsqu'il apercoit l'éclat que projettent sur le monde étonné les lumières et les talents de ses littérateurs, de ses artistes, de ses savants, de ses inventeurs, quand au cours d’un voyage à l'étranger il voit le reflet et sent le rayonnement qui nimbe d’une auréole la douce et haute civilisation de sa patrie, le Français du début du xx® siècle peut lui aussi répéter, sans jactance mais avec un légitime orgueil, le sonore «eivis romanus sum» qui élevait, dans leur propre estime, les Latins de la Rome républicaine et leur faisait accepter joyeusement les obligations que leur imposait la grandeur même de Rome.
La certitude que ce magnifique et complexe patrimoine lui appartient en tant que libre citoyen, le sentiment que les hommes de sa génération assument devant l’histoire et vis-à-vis de leur conscience, la responsabilité de sa gestion, sont autant de motifs qui lui dictent le nombre et l’étendue de ses devoirs, comme de ses droits, à l'égard des partis politiques dont le but exclusif doit être précisément de cultiver dans le pays le sens de l'intérêt public et général et de contribuer, par des mesures appropriées,
à l’heureuse direction des destinées nationales.
Vu : Le Président de Thèse, F, LARNAUDE.
Vu : l'Assesseur, F. LARNAUDE.