‹ Les pasteurs en Egypte (volume 2)Chapitre 31 sur 88 · Denkm., 11, p · texte numérisé non relu

Denkm., 11, p

verai immédiatement au tableau généalogique par lequel junsen, s'aidant des dernières recherches de M. Lepsins, umé l’état de nos connaissances sur cette famille royale. bleau est celui-ci (68), et je le reproduis parce que, après * montré, dans Ja première partie de cet examen, les s sur lesquelles il repose, je compte, dans la seconde paraire voir au lecteur les modifications considérables que

mbe d'Apis nous force à y introduire. Le voici : Sheshonk I. . . XXIle année. ( Manéthon 21).

( ler roi).

mn À. ram, gt. Osorkon 1(2° roi).

Pelér (8° roi).

A Rekumat. : [Osorkon (4° roi).

Sheshonk 11 (5° roi). Nimrot.

année. Fa) Taxélo I1(6°roli). Keromama (reine). à

année. Los. ) ER Rd | O Osorkon III (7° roi). . . . X1° année.

Sheshonk III (8° roi) . . . XXIX° année.

Takelot II (9° roi). Tatcpor.

SRE Re Ve. EE

Nimnor, leur fils, sans aucun titre royal.

»mparé aux listes de Manéthon, ce tableau réunit en sa ur toutes les probabilités. La série de l’Africain et celle les monuments ont fournie à M. Bunsen marchent effectient en parfait accord, de telle sorte que, nos diverses rités se complétant l'une par l’autre, nous n’avons pour i dire qu’à accepter le résumé synoptique de la dynastie 5 la forme suivante qui lui a été donnée par M. Bunsen (69) :

Etxootn dcutépa Cuvaotela Boubaoti-v Pasklwy 6.

pe}

, SHKSHIEXK, SHESDEX, Sesak,

. SESOTYXIS : Chef de 1a dynastie. ” | 24 ans. XXII* année.

, ç OsoRzKkCK, SERKENA, Serak, ee |

+ O£OPEON | probablement fils du précédent. 15

PEuxz, très-probablement fils du précédent.

Osonxox 11, fils du précédent.

SHESHONKX II , fils du précédent.

TT

em

. AXXot toc

, TAKELET 1, sr probatlement | c'. TAKEAOGIE | Ale du précédent, 23 XV année. Osozxox 1I1, fils du précédent. X1° année.

SHESHONK III, très-probablement fils du précédent.

TAKELOT 11, très-probablement fils du précédent.

Ce

9". AXRot tpeis

52 AXXIX" année.

150 ans.

lais si ce résumé offre des garanties suffisantes d’exactitude nt à la succession des rois, il s’en faut que le tableau gélogique de M. Bunsen nous rende la totalité des renseigneits qu’ont pu lui fournir les divers monuments dont, bien 1t la découverte de Sérapéum, il a eu les copies entre les ns. Qu'on prenne en effet les généalogies tirées des textes liés par M. Lepsius et celles qu'a produites M. Bunsen,

h Voy. Bunsen, Eg. place, t. I, p. 592.

), Ibid., p. 694.

s'appuyant expressément sur ces mêmes textes , et l'on trouvera des différences aussi importantes qu’inexplicables (70). Je ne veux pas refaire ici ce travail, qui prendra mieux ss place tout à l’heure au milieu des stèles bien plus complètes du Sérapéum. Mais je ne puis m’empècher de faire remarquer dès à présent que notre confiance dans les résultats de M. Bunsen doit être un peu ébranlée quand. par exemple, nous le voyons donner pour femme à Osorkon Il, gendre 71) et non pas fils du roi Æer-Sha-sev (le Péhôr de M. Bunsen), une princesse Æ#eékamat qui appartient à la XXI° dynastie, alors que M. Lepsius aurait parfaitement pu lui apprendre que

cette feinme se nommait l K JL Hes-en-Khev !12)

D'un autre côté, des deux fils d'Osorkon IT connus par M. Bunsen, l'un, Scheschonk IT (le prince Scheschonk du papyrus Denon) ne put pas être, comme le veut le savant allemand, le père de T'akellothis I, puisqu’après ce Scheschonk le sceptre passa dans une branche nouvelle de la famille ; l’autre, au contraire, le prince Nimrot, est celui-là même qui eut pour fille la reine A'eromama, laquelle paraît avoir, pendant quelque temps, occupé seule le trône (73), avant que, per son mariage avec Takellothis I", elle ait donné naissance à Osorkon II. Le tableau de la XXHI° dynastie présenté par M. Bunsen n’est donc pas fidèlement le résumé de nos connaissances tel que pouvaient nous le fournir les monuments avant ia découverte du Sérapéum, et nous devons penser que, dans le chapitre de M. Bunsen consacré à cette famille royale, tout n’est pas de M. Lepsius autant qu’il semblerait l'être.

Maintenant nous arrivons aux monuments de Sérapéum. En quoi ces monuments nous permettent-ils de rectifier les idées émises par M. Bunsen ? en quoi augmentent-ils la somme des renseignements que nous possédions déjà sur la famille des Bubastites? C’est ce que nous allons voir.

(70: Je transcris les paroles de M. Bunsen : Lepsius..…... has established the whole dynasty and their names. At present eve merely give the pedigres as adjusted by him, and all the highest years of the reigns, and voaït for his esposition, 1chich may shortly be expected. (Eg. place, t. IT, p. 590).

(71; Statue du Nil au British Museum, Leps., Auswahl, taf. XV.

1 2 Voyez les inscriptions des canopes publiés par M, Lepsius, Denkm.,

(73. C'est à cette reine que fut dédiée une des plus jolies statues de bronze que les musées égyptiens conservent et que nous ponsédons au Louvre.

ette statue représente la reine elle-même. Sur le devant se distinguent quelques lettres d’un texte où il est fait mention d’un prince T et d’une invocation aux gens de Thèbes. Devant les pieds de Ia reine on lit une inscription qui, par la disposition ct l’ensemble des phrases, rappelle d'une manière frappante la légende sculptée sur le beau vase d' d'Osorkon, usurpce par un membre de la famille Claudia. Kéromama a les deux cartouches et les titres honorifiques réservés aux seules personnes investics du pouvoir royal. Les deux cartouches, peu connus, sunt ceux-ci :

M. Prisse {Revue archéol., t. II, p. 7501, et plus récemment M. Lepaius { Denkm., 111,256), ont publié les noms et qualités d’une autre princesse qui paraît appartenir à la même famille, Nous avons au Louvre une statuette unéraire ornée du nom de cette princesse, à laquelle il est peut-être im sible d'assigner exactement un rang au railieu des souverains de ls XXI ynastie.

Je n’ai pas retrouvé les premiers Apis dela XXII‘ dynastie. Les stèles qui auraient pu, à défaut des momies, nous en révéler l'existence, ont disparu à Pépoque où le mauvais état du rocher obligea les Égyptiens à des travaux de consolidation qui nous ont privés de plus d’un monument précieux. Mais à partir d'Osorkon II jusqu'aux derniers Ptolémées, les Apis se suivent sans interruption notable, et on apprendra avec satisfaction, en ce qui regarde plus spécialement notre XXII dynastie, que le seul Sérapéum nous a rendu environ quatre-vingt-dix monuments de cette époque intéressante.

Or quelques-uns de ces monuments doivent attirer plus spécialement notre attention, soit parce qu’ils émanent directement de personnages de la famille royale du temps, soit parce qu'incidemment il y est question de ces mêmes personnages, de l’époque à laquelle ils vivaient et des liens de parenté qui les unissuient entre eux. Je demande la permission d'introduire au lecteur ces divers monuments qui jettent sur la dynastie des Scheschonk une lumière aussi nouvelle qu'inattendue. Je les ferai paraître à mesure que la nomenclature de nos Apis nous fournira l’occasion de les rencontrer.

Aris I. Il est mort l’an 23 d’Osorkon IT, ce qui nous donne une date supérieure que nous n’avions pas jusqu'à présent. Ses funérailles furent célébrées par le roi Scheschonk IF, alors qu’il n’était encore que prince royal et gouverneur de Memphis sous l’autorité de son père Osorkon IT. Si nous nous en tenions aux seuls monuments étudiés avant la découverte du Sérapéum, ilest évident que le prince Scheschonk aurait eu pour mère cette même Hès-en-Khev, épouse d’Osorkon II, et mère

D | æ de la princesse Poe X J T'es-bet-her (14), œ—(}— æ eco

(74) Ce nom propre est curieux à étudier. Le premier signe me. est un caractère syilabique qui a ordinairement la valeur T'eS. | Birch, Egypt. place, t. I, p. 569.) Une bonne preuve de cette lecture se trouve sur le sarcopbage du nommé Onkh-Méri au Louvre. On y a représenté sept éperviers à tête humaine, qui, suivant le livret | de Rougé, Notice, D. 7;, sont les dieux

de la demeure des Ames. Le nom générique est écrit 4 T'eSes, et il n’est

pas sans intérêt de faire remarquer qu'avant le nom propre spécial à chacun de ces animaux, l'appellation commune de T'eSeS a été répétée par le scribe avec toutes les variantes qu'il a pu réunir. C’est ainsi qu’on lit de premier T'eses, le deuxième T'eses, le troisième T'eses, etc., duns les formes suivantes :

=e< Ah ED ex ba —()—

d'où l'on a les valeurs égales ma — | = Sd —= = AA

= 'T'eS. Les Téses sont, du reste, mentionnés au ch. VII du Rituel.

La deuxième partie du nom propre de notre princesse, écrite

E 2 ici Le , est distincte de la finale De , ce qu'attestent les noms

D C2 analogues © D’ J , T'eS-RAc-IleR, etc., où O Ù

mie Î > 0

æ tient lieu de Le: . D'autres stèles du Sérapéum écrivent le même æ

>»... æ CT æ uom De A et il résulterait de cette orthohe 1e > :.:.:

dont le norn est gravé sur les beaux canopes de la collecti M. Champion au Caire (75). Mais une statue du Sérapéun présentant notre prince Scheschonk , nous apprend qu’

graphe que Le: est égal à | . — Mais | cst l’un des æ = æ

de la déesse Pascht à tête de lionne, celui quo, vraisemblable on retrouve dans Petubastis et dans le nom de Bubastis, en

no*kz C'Ÿ, et en hébreu Pibeset, Il faudrait donc, comme M.

æ le propose, transcrire | par BA°ST, et lo nom de la princesse se =

T'es-Bast-her, J'avoue cependant que l'impossibilité de rencontrer 7

écrit syllabiquement par l'S final constitue pour moi un doute, sinon Là

vraie prononciation dé | , au moins sur l'identité de ce groupe Là

a Le: . Je crois plutôt que si les stèles du Sérapéum di

Page 1