‹ Les pasteurs en Egypte (volume 2)Chapitre 69 sur 88 · W\ AM AAA · texte numérisé non relu

W\ AM AAA

(CA mes

po à un sanctuaire près de Busiris, D JPES à un sanctuaire de Memphis, np à une ville ou à un temple des mêmes parages, RIRE usey matt au Sérapéum d'Atbribis) ne peut aucunement se traduire par «après qu'il s'était rendu maître» (???!11).2 Bruascx ignore ou semble ignorer que le mot fekes «navire», qu'on trouve dans le Roman de Setna, autrefois traduit par lui, dans le rituel bilingue de Pamont dont le fac-

1 Ce mot est indubitable sur l'estampage de M. Carraur et même sur la copie de Lepsius.

2 Il est vraiment incroyable de voir Bruascx, comme toujours, sans aucune reproduction du texte, sans aucune transcription, sans aucune justification d'aucune sorte, proposer pour une phrase très nottement écrite dans tous les cstampages ou facsimile et aussi claire que :

D'un 4m-Îsol v fe ad rApS DrenA- Wu £ /nis 325 lle Canoë vb qn LD p' le

Pee(n) Kerni nkebt npmu l'ali ten Persee hir paaab ptu ma n-ib i ehrii (eQ pas) ehü

«Le fils du Kerni de Coptos du lac, l'ennemi puissant Persée, chef de l'Abaton du mont de vérité d'Éléphantine, vint en haut vers moi,»

une traduction aussi insensée que :

«Le commandant de l’eau occasionna que j'ouvris pour ne pas permettre que Persame s'empare de l'Abaton après qu'il s'était rendu maître d'Éléphantine.»

Après cela on peut vraiment se demander si l’auteur de ces traductions n’a pas perdu conscience de lui-même et de ses écrits, s’il ne s'agit pas d'une manie, qui, comme me l’écrivait hier le vénérable doyen de notre science, serait sa seule excuse. Ce sont là produits de démence qu'il devient puéril de discuter.

Ajoutons que la phrase que Bruascu invente n’a aucun rapport quelconque avec le contexte général (voir mon mot -à- mot, pl. 17 et suiv. de mon Second mémoire sur les Blemmyes). I] est vrai que c'est là actuellement la méthode générale de Bruascn de ne jamais chercher un sens aux inscriptions, et de faire des extraits au hasard, sans texte, sans transcription, sans justification, sans bon sens!

simile a été publié par lui, dans une multitude de textes, bilingues ou non, et qui a été enregistré par lui-même en ces termes dans son dictionnaire, p. 1661 : «| = tekes (Rit. demot. zu Todt., 125, 28 und 38), <= ftekes! (Roman 3/11) Fähre, kleine Barke, ‘petite barque», ait cette signification même que je lui conservais dans l'inscription de Xemi (Mém. sur les Blemmyes, p. 20), et il y substitue une prétendue transcription du latin dux dont il ne pourrait pas trouver un sen] exemple.

Brucsca ignore ou semble ignorer que f$7 ha est la particule D copte OHHITE), oxn(ne), oHH(ne) «voici», dont on a des milliers d'exemples en démotique particulièrement dans Setna (p. 3, 36 etc. de mon édition), où Bruascu, alors, le reconnaissait (Dict., p. 930), dans le Corpus inscriptionum, t. II, pl. 4, 1. 3, pl. 7, 1. 13, etc. etc., et ne peut aucuneinent sc traduire par <fournir» (222111).

Brucscu, en me démarquant pour Ÿ£#"3, Wii, ignore que si ce verbe, précisé par moi (conf. Mémoire sur les Blemmyes, pl. 24), signifie <verser (copte wi), fournir» ou «payer», il ne signifie pas «les moyens »!!

Bruëscx ignore de nouveau ou semble ignorer que le mot kerker Ginswp, "25, qui se rencontre sans cesse dans tous les textes, signifie «talent» et s'emploie pour une valeur de 300 argenteus, 1500 sekels ou 6000 drachmes, (ce qu'il a été obligé de reconnaître autrefois après mes travaux), et n’a jamais pu se prononcer kiki (!!!).

Bruesca ignore ou semble ignorer le chiffre 5(!!!) signalé par lui-même comme par tous ses prédécesseurs.

Brucscx ignore ou feint d'ignorer que $ 4 — un | ww <crier» et «chanter» ,? est traduit ainsi dans tous les bilingues et tous les textes avec ou sans le déterminatif si clair

parfois remplacé par le personnage debout, (voir Canope, dans ma Chrest. dém., p. 170, Revue II, 2, pl. 4, 5, 68, 72; Poëme, vers 16, 59, 66, 83, p. 160, 165, 168, 219, 221, 243, 247; Corpus, t. IL pl. 5, 6 etc.) et a été enregistré par Bruascx lui-même dans son dictionnaire, p. 219. Traduire TE 22 nent aë (ceux qui chantent) par <et le . . .» est d'une audace incroyable.

Bruasca ignore ou feint d'ignorer que le mot 1302 “x, touot — sai TOTOT, déterminé toujours par la momie [ — I et ici, de plus, par le bois, signifie «statue» dans

1 Ce mot paraît d'origine étrangère; car, très fréquent en démotique, il ne se retrouve pas dans la langue antique. Peut-être s'agit-il de la racine Fa? dagaïa etraverser», N'NT navis, navicula (Chald. Amos, 4, 2), car le £ et le 3 s’échangent souvent dans les dialectes araméens.

Pour une autre acception de ce mot tekes voir Poëme, p. 186; Pap. gn. de Leide, XI, 23, 30, 31; Papyrus bilingue de Londres, IV, 1. Dans ce dernier passage tekes ne désigne plus «un bateau», mais <une table de bois d'olivier à quatre pieds». Le mot éekes est alors traduit TPATIECEN (TPANEZAN). Le passage du papyrus de Leide est susceptible de ce même sens : edis à Anubis d'apporter une table pour les dieux, afin qu'ils se réunissent, assis. Tu dis à Anubis d'apporter un vase dans lequel il y aurait des pains. Qu'ils mangent. Qu'ils boivent. Il les fait manger et les fait boire.»

Dans la chronique démotique (Revue, I, 3, pl. 1) le mot tekes, répété, semble au contraire désigner un bateau de papyrus, bateau bien connu par les auteurs. C’est le sens du Roman, du Livre des morts, de l'inscription de Xemi, etc. Mais ailleurs, dans la même chronique, le même mot, écrit à peu près de même (sauf un trait précédant le déterminatif du bois) désigne une table, une tablelle écrite (Revue II, 1, pl. 7, 12, 17, 18). Il s’agit alors des tablettes prophétiques qu'on commente dans cette singulière composition historique. I1 faut noter que dans la chronique le 4 remplace toujours, pour tekes, le =. Maïs ces échanges sont fréquents en démotique.

2 Conf. dans ce sens dk n° 73 de Læprsus, 1. 7.

LES NOUVELLES RÉVERIES DE LBRUGSCH. 117

a — — — ee

tous les bilingues, particulièrement dans le décret trilingue de Rosette où Czc, traduit en grec EIKUN (Chrest. dém., p. 40, 41 et 42), et en hiéroglyphes os us (ibid., 186, 187), et ne peut se traduire aucunement par <le sud».

Brucsca ignore ou feint d'ignorer que 2 — = er eine, et signifie «emmener, emporter» dans tous les bilingues, particulièrement dans celui de Canope où €2t# 7 —

7 (Chrest. dém., p. 180), dans celui de Rosette (Chrest. dém., p. 19, 26. Conf. Chrest., p. 131; Poëme, vers 87, 92; Corpus, t. II, pl. 3, 1. 7, pl. 2, 1. 15, pl. 1, L. 6, pl. 7, L. 8 et passim, etc. etc.), et a été enregistré par Brucsca lui-même dans son dictionnaire, p. 82.

Brucsou ignore ou semble ignorer que jamais 7 Æ naten (hébr. jh), n’a signifié «faire la paix» (!!!), sens que n'a même pas hotep auquel il pensait peut-être (2???) et qui est écrit tout différemment, mais que ce verbe, fréquent dans les inscriptions de Nubie et qu'on trouve, nous le verrons, jusque dans une inscription bilingue de Boulaq horriblement traduite par Bruascn, signifie «donner». (Voir l’article suivant sur Les stèles bilingues.)

Bruascu ignore ou semble ignorer que S/nel> hier (Ge) qu'on trouve continuellement, signifie <J'ai fait»! et non «était sûre»!!!

Bruascu ignore ou feint d'ignorer le mot Ÿ — © } «adorer», tout au long indiqué cependant dans le papyrus bilingue Rhind XV, 3, 9, et publié même dans son propre glossaire du papyrus Rhind sous le n° 111, ne peut pas plus signifier perseas(!!!) que le mot mat (transcrit ici par Bruascx &ube!!!) qu'on rencontre sans cesse dans les contrats où il a le sens de MATaaT, et avait été autrefois compris (!!) par Brucescu, auquel tous les contrats étaient cependant absolument inintelligibles.

Brucscu ignore ou feint d'ignorer que la particule ::; 6/5 hi-1 «étant moi »,? si fréquente

1 J'ai publié déjà des centaines d'exemples (et j'en possède des milliers) de la préformante {2 prenant les affixes et remplaçant le temps en e1 ( y D. Bruescu les veut-il? Quant à $ — <> — ep «faire», je croyais vraiment n'avoir pas à l’apprendre à un égyptologue quelconque. Je vois qu'il faut s'attendre à tout avec Bruascu. Je le renvoie donc à Canope qui le traduit par ayew et par <2>- (conf. Chrest. dém., p. 126, 127, 130, 131, 132, 133, 131), à Rosette qui lui donne la même signification (conf. Chrest., p. 1, 2, 7, 8, 9, 11, 17, 19, 21, 22, 25, 26, 28, 30, 33, 35, 36, 43, etc.), au bilingue de Pamont, p. 4, 10, 20, 22), au bilingue Rhind, p. 103 du numérotage même de Bruescu, etc., etc.

Un peu plus loin Brucscx a l'audace de traduire eG+/JJAL> hii «je vins», dont tous les éléments sont au moins aussi connus, par «j'avais fait venir». Où est le mot «fait»? Dans l'imagination de Brucscx. Pour «venir» voir Canope, Chrest., p. 126; Rosette, Chrest., p. 13; bil. Rhind, n° 60 de Brucscn; Poëme, p. 130 et suivant, 149, 168, 165, 191 et vers 42; Corpus, t. Il, pl. IIL, 1. 21, 1. 27; Revue, 1. 12, pl. 1, 1. 6, 1. 10, pl. 4, 1. 6, 1.17, 1. 19; Leide, CCXIV, 1, 3, etc., etc. Pour hi, voir une des notes précédentes et uue des notes suivantes.

2 Pour cette préformante verbale, dont j'ai déjà parlé plus haut, voir Mémoires sur les Blemm,es,

planche 2, col. 1 : € pb /E] SA pnof$ hiitiaru teker <je les leur ai fait transporter», ibidem, col. 2 : nt r<ils y eb hif l'e nai «il me dit», ibid. : Fo [5 hinaref «nous l'avons fait», p gel hifarf «il avait fait», 4 yes oh hire «il avait dit», p. 3 : [ss 2-yn 15 hientou <je les ai apportés», (R Ls hitefu «je les ai établis», AV 71 > <je donnai ma dime», pl. 4, 1"° col. : SEL ehinmati «étant (nous) satisfait», pl. 4, 2° col. : Ty LS <je donnai», pl. 4 : n1S 1nD hiariu «je l'ai es pe 8 : TT cl. MER 4Lbn lv.ge 3 nabeku chi suten tuset nai <les serviteurs que le roi m'a connés ».

PI. 18: Sym ol> hier »j'ai fait», pl. 20 : l230b hifenu «il emportas, ibid. : Tuer ol> hif seit «il empêche», ibid. : 24/1 Æye L hif pet «il ouvrit», S$ nl hiier «je passai> (l’année entière),

p.21: yeb pe chié étant venu», pl. 22 : dz 2 /Re, ob #iP-:. archelaus ï « Archelaus

dans tous les textes, ne peut signifier <j'en plantai un» ('!:), pas plus que re ne signifie «deux autres» (!!!). -

Brucscx ignore ou feint d'ignorer le mot { 7 SZ S$ uten, OTWTN, So = <libation» donné formellement avec cette signification dans le décret trilingue de Rosette, p. 153 et 195, le traduisant par CMONAAEZ (conf. Kouf, XII, 32; Revue, IV, 88, note 5, etc., etc.), mot auquel le déterminatif divin convient à merveille et qu'il ne faut pas confondre avec uten, répandre des rayons», ainsi que le traduit Bruascx dans son lexique de Rhind, n° 84, et avec le substantif uten, traduit par lui ailleurs (ibid. VI, 6, V, 8) «disque solaire» (conf. Poëme, p. 149 et 200), mais qui jamais, au grand jamais, n’a signifié une barque vulgaire (!!!), comme le prétend maintenant Brucscx.

Bruasca invente un mot æwRM qui n’a jamais existé dans le texte de Xemi et qu'il substitue à kem (copte RIM), ayant ici le déterminatif de l’eau, comme 23/10 4 t'ipeire et tous les mots s'appliquant au voyage annuel de la barque d’Isis en Éthiopie.

Brucscx ose encore recommencer ses aberrations sur la préformante verbale pnol> ht hük, etc., dont nous avons parlé ci-dessus et qui n’a jamais plus voulu dire «induire» (!!!) que «planter» ou, avec la racine verbale <æ-, «être sûre>(!!!). Quant à l’idée que Xemi avait pu faire «induire» (!!!) Isis (,{& enese)! avec de la poix, c’est roide.

Bruescæ ose traduire pentnanef (neTnane) <le bien», qu’on trouve souvent dans les textes (conf. Mémoire sur les Blemmyes, pl. 8, 24 etc.), par <celni qui détruira»(!!!), et kerh LP (e-SPa9T) «paix», autrefois bien connu de lui (voir Dict., p. 1518), par <cette inscription » (!!!).

Brucscu, pour la phrase si claire? :

Uët n-aterkitonaria pmer men pret nese mto Ese-(n)-paalak paaab tnetert aat t$ep&it nbol efëlel tneter aat. «Adoration d’Atenkitonaria, le chef du peuple, l'agent d’Isis, pour (Sa) (le salut) du César Galère*, parcequ'il prie la Grande-Déesse »,

Beucscu, dis-je, pour ce texte si clair, ose transcrireÿ un extrait tronqué, — en ne tenant nullement compte de l’ensemble de la phrase ou de la lecture élémentaire, — menet rotet e emon hou n uë <sans qu'il y ait un jour de besoin» (!!!), ce qui ne signifie absolument rien du tout.

Que dire maintenant de P&ilaan, devenu Philippos(!!);6 de Liter, fille de Wuuinuki, prise pour un litre (!!!); de + — Ti «grand» devenu fm, «l'or», — comme Pré — F3 <taureau», de nos inscriptions, du roman de Setna, des contrats, du chapitre 124 du Todten-

vint», © rs al Op hien il <j'apportai de l'huile», ibid. : "4 y D JA lite hi nyoun hù nbol (l'assimilation de bol m'est volée audacieusement par Bruasca) «je suis dedans, je suis dehors». Je m'en tiens là pour le moment. Maïs on trouvera des multitudes d'exemples dans mon Corpus et dans tous les textes, même dans les décrets trilingues comme Rosette (Chrest. dém., p. 11, 1. 12; p. 12, 1. 4 etc. etc.).

1 Le n de relation est certain et s'applique au linaf'ep.

2 Je donne le mot-à-mot de cette inscription (dont j'ai un magnifique plâtre) aux planches.

3 K—s—r—;+, C'est le nom ordinaire des César entouré du cartouche.

4 K—4—Il—r—s également entouré du cartouche.

s C'est sa seule transcription ou justification parmi tous les passages qu'il falsifie dans son article.

6 Quand LePsius a soutenu cette opinion, il était excusable, puisqu'il ne connaissait aucun de nos rois blemmyes, dont la liste s'accroît chaque jour et qui ont sans cesse, d’après les historiens latins et grecs même, envahi l’empire romain. Mais s'obatiner dans cette correction arbitraire est maintenant absurde.

buch, du papyrus bilingue Rhind (n° 406 du lexique annexe de Brucscux), également assimilé maintenant à #7 par Bruascu(!!!); de maten <supplier», dont j'ai parlé plus haut et

-dont Bruasca avec insistance veut faire <graver» (!!!); de kebh «libation», également cité

plus haut et dont, avec une égale insistance, il veut faire un vase; du grand fils royal (+ nl o) Pseaap neter, qui devient un grand prêtre(!!!); de Ptalke Cox n> /£ v) qui devient Philée, mot écrit d’une façon toute différente dans l'inscription même; de l'incise (5-4 AIS uit snau nya (oTwwT & mwa) «deux adorations festivales» qui devient «des dons en or» (!!!); de ne Z dr ÆrnŸ liter set tke <Liter, (2°) fille de l’autre (Liter)» qui devient «4 litres et demie»; de neter hotep (naa neter) « offrande divine (offerte au dieu grand)», de ce neter hotep sans cesse mentionné dans les décrets trilingues, qui devient «une grande table d'offrande en or>»(!!!).

J'ai fini! le dépouillement consciencieux de ces insanités. Jamais, à aucune époque,

1 Quant aux deux nouvelles inscriptions bilingues prétendues de Bruesca, elles accusent aussi la plus grande ignorance. J'insisterai plus tard sur la généalogie de la famille de Pachome déjà indiquée sommairement par moi dans ma leçon d'ouverture. Mais il faut relever au moins les erreurs grossières.

1° jamais Arendotes APENAOTHC n'a été le correspondant de Hor-net'atef (Horus, vengeur de son père). Il transcrit L S (74 rt Hor-ntot-f (Horus est à sa main), ainsi que le prouvent nos textes grecs et démotiques du Sérapéum.

2° jamais CMHTXHM n'a été le correspondant de = K & , équivalant à le * À ou de

se X au Q— À 1 ef. Æ y. répondant lettre à lettre à = «<lsis la grande», lu par Brucscx nesmele. Nes mele sorait, en effet TE 3w4/ d'après les bilingues ainsi que le montre, entre autres, le bilingue de Berlin-Casati autrefois publié par Bruascn lui-même et qui le transcrit en grec ECMHTIC.

Il ne peut donc s'agir que d'inscriptions démotiques parallèles aux grecques et non d’une traduction.

Leur place l'indique. En effet, en attendant que nous achevions l'étude des textes et de leur valeur à tous les points de vue, ce que nous nous réservons de faire un jour, il faut que nous fassions ici, dès maintenant, une ou deux réflexions importantes :

Les deux inscriptions (Denkm. VI, pl. 90, n° 290 et Denkm. VI, pl. 58, n° 119) qui forment le prétendu bilingue B de Brucscs, situées, selon lui l'une au-dessus de l’autre sur le toit du grand temple, sont, au contraire, selon Leprsrus, l'une dans le temple K et l’autre sur le pylône H, c'est-à-dire fort distantes l’une de l’autre. Aïnsi que Lepsrus l'avait vu, elles ne forment nullement un bilingue, mais se rapportent à des personnages de la même famille, à des cousins peut-être, jte que prouvent aussi les noms.

sn e eo e o Nous l'avons déjà dit plus haut, S [ K == le ki « Eseur Le grand », appelé aussi (n° 73)

«<Eseur, fils de Pachome, le grand», et æ. L X Le = 2 X ÎS « Eseur, Le petit». Comment donc

Bauascu a-t-il pu lire également ces deux noms emet yem, C.-à-d. smet le petit (dém. A.) è Î rt S 312)? Cela dépasse toute croyance!!! Rien cependant de plus connu que les deux éléments du nom Ese-ur. Le mot y ese, 8e trouve à chaque. pas dans les textes, et le mot /k (n° 40 de Læpsrus) ou dm À uri, s'appliquant à la grande déesse, est tout aussi fréquent. Brucscu traduirait-il donc dans l'inscription de Xemi (Mémoire sur les Blemmyes, pl. 17) : ta ut n yemi Arbainkeri nese ur mlo ese npilak <adoration de Xemi arbatenkeri d'Isis, la grande, devant Isis de Philée» par <Arbatenkeri de Nesmeti devant nes de Philée»?!! Et dans le Roman de Setna, autrefois traduit par lui, verrait-il vraiment dans le nom Ah ura (la grande vache), autrefois bien transcrit par lui, le mot Ahmati?! Rien de plus fréquent du reste que ce nom d'Ese ur ou d'Ah ur (s'appliquant à la vache Hathor). Je pourrais en citer des milliers d'exemples. Je pourrais citer

également des milliers d'exemples du mot ur isolé. Je me bornerai à renvoyer Brucscu pour les seules

= . inscriptions de Nubie aux n° 137, 139, 140, 146, 147, au Mémoire sur les Blemmyes, pl. 9 et 10, et enfin au

bilingue Rhind, n° 77 de son propre numérotage!!!

Bauascu ne voyait-il pas que les deux noms et les deux personnages Ese ur, le grand, et Ese ur, le petit, sont aussi différents que possible entre eux et aussi différents que possible aussi du nom grec auquel il ose les assimiler? Ajoutons que le chiffre 100 de la date manque absolument dans l'inscription selon Læpsrus. Il y a seulement |.

80 EuGÈNs REvILLOUr.

même aux plus mauvais jours, quand Cnampozriox était attaqué par des € ignorants, jamais, dis-je, rien de plus éhonté n'a été produit dans le t

Jamais un homme se prétendant égyptologue n’a forfait ainsi à ses de

Est-ce seulement mauvaise foi? Est-ce oubli des notions les plus tout cas, celui qui fait montre d'une telle ignorance, réelle ou voulue, di ainsi ceux qui n’en savent pas davantage, n’est plus digne d'être compté égyptologues,

Ses œuvres anciennes méritaient toujours d'être discutées. Ses œuvres viennent de celles qu'on ne discute plus, mais qu'on signale comme un seand

L'inscription démotique n° 119 fait, du reste, série avec l'inscription démotique n° %! 40, 24), publiée par moi dans ma leçon d'ouverture, l'inscription démotique 78 (Den/em. VI, 4 démotique 114 (Denkm. VI, 66), l'inscription démotique 128 (Denkm. VI, 59), l'i donnée également par Lxrsius (Denkm. VI, pl. 70, n° 174 etc.) aussi bien qu'avec grecques 290 et 292 (Denkm. VI, pl. 20) et la nouvelle inscription grecque publiée par M. par moi dans mon Mémoire sur les Blemmyes. C'est moi qui, dans ce mémoire, ai affirmé, le p inscriptions démotiques et grecques appartenaient à la même famille, ce que Bruasen me Wole, Mais aller plus loin et confondre tous les personnages les uns avec les autres, c'est insensé

Ajoutons que ln généalogie proposée par Bruason est en tout point fausse, Loin d'

Hor net'atef — APENAUTHC (1!)

Nes met Xem

Pachome Tsen nes met ——— la femme CMHT ete, nous avons, d'après l'inscription 24 ete, :

Psepanosor Ptouot Pachome

Eseur, ete. |

Pour moi, je persiste à croire que le Pachome, fils de Ptouot, de nos inscriptions démotiqué être parent du Pachome des inscriptions grecques, du Pachome, fils de Petosor, de l'inscriptionsli plusieurs autres Pachome à nous connus. Peut-être même le père de ces Smet qui semblent nf compris que le grec, était-il le frère du père des Eseur. Cela est d'autant plus possible quedans| criptions, comme dans les contrats, les frères portaient souvent en: Égypte le même nom et nes guaient que par les qualificatifs aa «grand» et yem «petit». Ex. : Nechntés, le grand, Nechutès, ete. Mais il ne me paraît pas moins évident que les textes grecs et démotiques rapprochés pal) ne sont nullement la traduction les uns des autres. L'un d'eux, non copié pur Eersius, Existést serait-il pas, pour le nom propre, l'imitation très moderne d'un autre texte cité plus haut?

En tout cas, reste à trouver une inscription démotique d'un des Smet dont le nom s'écrirait CértA

{253 12 et non Ese urill

Notons qu'Ese ur, le grand, fils de Pachome, avant d'être premier prophète d'sis; ai de 24p to «le seribe Hir sefta d'Isis> selon 16 n° 174 (Denm. VI, 70), 6 QU cette fonction d' Le 1 n° 128 (Derikm. VI, 59), alors qu'il était déjà premier prophète d'Isis. C@ Hir seïta d'sis (écrit alors ©. Ÿ À p) avait été déjà porté par son graul-père Ptouot selon

Notons à ce propos que, par une coïncidence bien singulière, Bnuasen répare une de ses An erreurs, six ans après que je l'ai corrigée publiquement dans mon cours en traitant du syllabaîre,

moment même où, en ayant parlé à tout le monde, je viens de la corriger par écrit : je veux pi su fausse lecture du groupe hër seita dans l'inscription bilingue de Boulaq.

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