ANS
A4 ECGÈNE REVILLOUT.
Démotique :
SE le Safe np D 425 dima 2lf< 51e «1074 Soon + 3-5 «1e L: AonT «Son âme (à elle\ sert devant Osiris Sokaris, le dieu grand, seigneur d’Abydos, Tamesaat.' surnommée Taouin (la grecque), fille de Paabot dont la mère est Tsenpsonsnau.? Grec :
TMOCIWTOC MEBUTOC AEFOMENH TOVAEIANAEINE MHTPOC CENVANCNWUTOC AMO BOMMAH N° 4 (9330).
Démotique :
(= (5e + (= Sn2, 3 bin $ Lomme Ge) Nues 3 3935 af T7 EN PETER E Ÿ a (P (Lo ou cb T 2 (oYsÉ (Si -b mt
«Vit son âme. Elle germe à jamais et à toujours devant Osiris Sokaris, le dien grand, seigneur d'Abydos, et les dieux de vérité.
«Saisi, fille de Pethorbesy . .., fille de Tsetpalal. »
Grec :
CAIVIC METEAPBECXEINIOC MHTPOC CENTEAEINIOO
Cette planchette n° 4 a ceci d’intéressant qu’elle nous fournit — chose extrêmement rare maintenant — de nouveaux éléments phonétiques démotiques.
NETEAPBECXEINIOC correspond ainsi à [6X3% (Slo groupe dans lequel 0 représente le nom et l’image du dieu Bes, que l’on ne connaissait pas encore en démotique.:
! Nom très fréquent dans les planchettes bilingues et signifiant <la grande fille». ie) 2 Ce qui signifie <la fille des deux frères +. On a aussi dans les planchettes bilingues le nom nnorene cann CHOTOC — ya nl Q pour lequel on peut hésiter; car si à se lit con <frère», À se Jit ce «fils »; ce peut donc être «le dieu fils des deux», ce qui n’a pas grand sens, ou <le dieu (fils) des deux frères », c'est-à-dire Horus, né d'Osiris et de sa sœur Isis. Notons que pour ce nom, unique, nous le verrons, la traduction grecque a mis deux désinences, l'une du nominatif nnowene, l’autre du génitif canenwToe, comme s'il s'agissait de deux noms.
3 Les dieux «du lieu des vérités» pTe lieu mythologique mentionné dans le chapitre 125
du Rituel : «Entend, seigneur de vérité sortant de la region des deux vérités.» Le démotique traduit ici amen ma « d'établissement de vérité ». C’est le tribunal d'Osiris, juge des morts. Les dieux du lieu des vérités sont ceux dont il est question dans le chapitre 126, les assesseurs de ce tribunal. La stèle bilingue 137 de
Boulagq donne aussi à un prêtre le titre de Aÿr seëta du sanctuaire des vérités f 7? 99 3 JA 225% D (en hiéroglyphes js : , C'est-à-dire «initié aux mystères de la tombe».
‘ Le nom de Bes est écrit alphabétiquement dans nombre de planchettes bilingues l 24 (= fncie ct au génitif £ncroc). On a même le composé Besarion (nom du grand cardinal grec de la renais-
sance) : (2 21 x$ A$ < ; 1 (= Bnecapion) composé analogue à Heribast (Bast repose), Herianup (Anup repose) etc.
PILANCHETTES BILINGUES TROUVÉES A NOHAG EN ‘l'HÉBAIDE. 45
Quant à la finale XEINIOC — (LX 3; elle rappelle cet autre nom déjà connu par le bilingue de Vienne (Nouv. chrest. 88, 97, 102) (GJ 3{> = XONONPHC. En effet, le & et le m se font également © et 2%, ainsi que je l'ai longuement prouvé. Il en est de même de un, <s, qui peut se faire 2 3, D, etc. Pour le nom de XONOMPHC (qu'il ne faut pas confondre avec XONOVIC — (nd4—]P = L1Q le bon ka ou esprit, evauuv en grec), j'avais pensé qu'il fallait lire £unofre ou &unofrera, "7 7 Car le dieu &u s'écrit on dans les bilingues (Rhind 11, 8; Todtenb. 125, 66 etc.). Notre nouveau bilingue doit nous faire réfléchir; car, sans nofre consécutif, il donne à SO ou K3 le son yn. Mais je ne vois pas quelle pourrait être l’origine de ce y» ou &#n. Faudrait-il croire que le traducteur grec ait fait une grossière erreur, en étudiant son texte démotique, et que, se rappelant le nom de XONOMPHC, il ait cru que (LX3 = yn, au lieu de &u ou yu, qui paraît être sa seule vraie valeur? Nous aurions alors affaire à un lapsus d’un étudiant ignorant! Le pauvre Grec, s'offrant pour traducteur, ne savait peut-être guère plus de démotique que Bruescx. D'ailleurs il ne travaillait que pour les morts. Il serait heureux pour Bruescx que ses seuls clients fussent aussi dans la nécropole.
Autre remarque :
Dans les planchettes bilingues précédentes, comme dans la multitude de celles que nous avons étudiées, les éléments mystiques, les prières, les aspirations pieuses, des textes démotiques sont toujours supprimés avec soin dans le grec. C’est un caractère constant de l'épigraphie démotico-grecque de cette époque. Il faut bien savoir que tous les mots du démotique ne sont pas traduits en grec et tous les mots du grec en démotique. Chacun des deux peuples avait son caractère propre, tout à fait différent, qui devait nécessairement avoir son reflet dans les inscriptions. Ignorer cela, ce serait faire preuve d’une absence complète des notions les plus élémentaires de l’épigraphie. L’épigraphie latine aussi est bien différente dans son style et dans ses formules de l’épigraphie grecque, et, dans la majeure partie des cas, les bilingues relatifs à des particuliers ne sont qu'approximatifs en dehors des noms
propres.
(À suivre.)