LnS$unlee sp Ale Sn nl
«Je suis venu. J'ai fait parole (te) dans le temple du grand dieu du monde entier. » J'ai prié (heb) (ce grand dieu) à savoir (æe), etc.»
Évidemment, dans cette inscription démotique de Philée, nous avons l'équivalent de h formule si fréquente dans les inscriptions grecques de Philée : HKW KAI MPOCKEKVNHKA KAI METOHKA (sic) TO MPOCKVNHMA (Inscr. gr. de Lepsius, n° 211, conf. les n°’ 212 226, 224, 236, 248, 245, 256, 259, 210, 276, 279, 282, 285, 299, 304, 300, etc., etc. ou bien HAOOMEN KAI FIPOCEKVNHCAMEN (n° 281), ou HAOON KAI MPOCEKVNHCA (n° 302, 208), ou simplement ICIN THN EN IAAIC MPOCKVNHCAC (n° 316 et passim).
Mépriser des faits aussi clairs et aussi constants, c’est vraiment faire preuve d’une outrecuidance incroyable!
Mais n’en faut-il pas aussi pour oser prétendre et faire imprimer par Droysex 3 en son nom, après ma lecture au congrès de Berlin, auquel il avait assisté, sur les monnaies égyptiennes, après les nombreux bilingues cités par moi et qui grossissent encore de jour en jour, que Zn veut dire «courant» dans la formule:
LD Se Ts e/a, EDS nn Fe vi P p>hex2- ss y 2h JU CRVAANALT Z2be7 2 2beT 252 lus(5,5 2 } (224 2- Ÿ To
«L'homme de nous qui s'écartera des partages ci-dessus, paiera en outen d'argent gravé > (argenteus) 5, en sekels (tetradrachmes) 25, en outen d'argent gravé 5, en tout pour les
> sacrifices des rois. Qu'il donne autres argenteus 1500, en talents 5, en argenteus 1500 en »tout, dont l’équivalence est de 24 pour ?/,,, à ses compagnons. »
1 C'est une formule abrégée du même genre que l'on trouve dans l'inscription 126 :
IP ETET OMEE Va LPS #2 41 K25-b$.]
«L'an 3 de Men (ou Péeru) Kanenfi ils ont prié (il a été prié) dans le grand sanctuaire d'Isis.» (Voir mon second mémoire sur les Blemmyes, p. 13 pour la double lecture du premier nom royal.)
? Nous trouvons une semblable construction dans plusieurs inscriptions grecques de Philée. Nous citerons, par exemple, le numéro grec de Lxrsrus 292 commençant par TO lPOCKVNHMA CMHT- XHM MPOTOCTOAICTHC sic) et dans lequel on trouve ensuite HAOA ENTAVEA ... AMA KAI TOV AAEAOV MOV, etc. (Conf. n° 195, etc.)
3 Revue égyptologique, t. II, p. 278 et suiv. et Dnoysex, Zum Finanswesen der Ptolemüer.
4 Voir Nouv. Chrest., p. 100; Revue, II, p. 280, III, p. 97. J'y donne beaucoup d'autres exemples.
me ee —— a ———————————————— ——— —————…——————— ———————— — ——— ———— a ————————— A — ——————— a ——
Ou bien :
TT 2 13% 1 Ls dl, 1 by cit Lu Il p2 2197 13e vu à —S$ vysall [72 vu 1.175 <a 1 be: b 2 be ST DL 6 2u(L2
«Si je ne fais pas à toi et à tes frères selon toutes les paroles ci-dessus, je donnerai »en argent gravé outen D, en sekels 25, en outen d'argent 5 en tout, pour les sacrifices > des rois. Que je te donne aussi autres argenteus 1000, en talents 3 plus 100 argenteus, >en argenteus 1000 en tout, en airain, dont l’équivalence est de 24 pour 2/4.»
Ou bien encore :
£silunsS lee aa bu 15271086, Lymzd ose él
« Nous donnerons aussi en outen d'argent, argenteus 5, en sekels 25, en outen d'argent »argenteus 5 en tout, en argenteus gravés, pour les sacrifices et les libations des rois. »
Alors que ,,,%# ou 2, # % graver se retrouve dans le composé 1€ D o = ZUWTAV®OC (fourni par le bilingue de l’antigraphe Grey et du papyrus 218 de la Bibliothèque nationale et 120 de Berlin, autrefois cité par Bruesca lui-même Dict., p. 1141), alors que 2 D$ 1 @ hat ef ket' est traduit par APT VPIOV ENICHMOV dans une multitude de formules bilingues déjà citées par moi, dans ma nouvelle chrestomathie et dans ma lecture de Berlin, etc., alors qu’enfin tous les termes monétaires, expliqués d’une façon insensée par Brucscu,? avaient été déterminés antérieurement par moi d'une façon absolue et par des bilingues précis.
1 Dans son Dictionnaire géographique, p. 330, Beuasca pousse l'ignorance jusqu’à ne pas même connaître la valeur — tout à fait vulgaire — du mot Im 4 mkei, signifiant «autour» (voir Seina,
p. 135 de mon édition) et que l'on trouve aussi avec l'article npketi — mnnaore «autour» (Seina, p. 29, 45 de mon édition et passim). Dans un passage horriblement mal copié et rempli de mots déformés ou inventés par lui, passage sur lequel nous aurons l’occasion de revenir, il lit donc mmati (!!!) et traduit <au
milieu» (!!!) le mot ln 3 (le texte porte dur y à ntpkete). Ce passage contient d’ailleurs onze
fautes énormes pour sept mots (!!)}. (C'est la proportion ordinaire pour Bruescu, toutes les fois qu'il s’oc- Œcur° de démotique.)
2? D'après ce travail de Bauascux, où il me dépouille du reste effrontément à chaque ligne, «le talent de cuivre kerker, comme on peut se permettre de le nommer avec les papyrus démotiques pour le distinguer du talent d'argent, se partage décimalement en ten (euten) ket, sekels drachmes de la manière suivante :
1 kerker — 60 ten — 600 ket, 1500 sekels — 6000 drachmes, le ten vaut donc 10 ket, 25 sekels — 100 drachmes, le ket vaut 2 sekels 1/, — 10 drachmes».
Je n'ai pas besoin de faire remarquer que le mot kerker (qu'au lendemain de mes découvertes Brucscu avait encore osé traduire par «courant», comme ici il traduit ‘en par «courant») et qui représente "53 ou S'inswp éalentum, désigne toute espèce de talent, c'est-à-dire le poids d'un talent soit de cuivre, soit d'argent, soit d'or, etc., comme le prouvent d'ailleurs bien des textes, parmi lesquels les inscriptions de Nubie expliquées par moi, cte., etc. |
Mais que dire de l’audace d'un homme qui, après des bilingues formels, déjà signalés par moi, de plus en plus nombreux maintenant, bilingues qui assimilent toujours expressément l’outen d'argent ou l’argenteus à 20 drachmes (comme le sekel au tetradrachme ptolémaïque et le ke: au didrachme — proportion prou-
(=) Voir (Revue, V, p. 168 et suivantes) ce que je dis de cette singulière audace de Brugsch traduisant duns son dictionnuire géographique, p. 271, «le soi-disant Kerker»!!! par «impôt ordinaire» (???::!) et le faisant venir de HA convolvere! !!
N’en faut-il pas aussi, de l’outrecuidance, pour assimiler *-2/ (8 yerheb à XOAXVTHC ou KOAXVTHC! (lire xozyurrs) quand ce mot assimilé par le papyrus Rhind à 8 (n° 267 et pages 3, 5: 25, 9, 96, 4) est traduit en grec rapyeuruv par le bilingue de Berlt publié par lui-même, ainsi que par les nombreux papyrus bilingues des taricheutes Amen: hotep, fils d'Hor, et Petnofrehotep, fils de Petnofrehotep, publiés par moi? et quand, au contraire, le mot choachyte zoœyurns est rendu littéralement dans tous les bilingues des papyrus relatifs à la corporation (toute différente, d’après les auteurs et les papyrus grecs eux-mêmes, de celle des taricheutes) par 22 pb hi-moou (hiér. Xe) <jeteur d'eau». Il est vrai que Brucscx (Suppl., p. 396), en enlevant à Brmcx son assiinilation de Ÿ mew — LOxUTNS, m'a aussi enlevé mon assimilation de 273-P — Yoæyurrs, mais, bien entendu, ( c'est en y ajoutant | toutes sortes d’absurdités de son crû.
N'en faut-ïl pas aussi, de l’outrecuidance, pour assimiler ,,7Z1 ou mnZ. «côté», tra duit mepoc dans le décret de Canope (voir ma Chrest. dém., p. 161, conf. p. 21) à auTe «quatre»t(!!)? Alors que, dans la stèle même que l’on cite, comme dans le décret de Canope (loco citato) ce mot est suivi du chiffre 2, et qu'on lit, d’une part, dans Canope /11DSG nd vu EZ (= — og, de) AMOOTEPRN TARN MEPQN TOV APOMOY «des deux côtés du dromos» et, d'autre part, dans la stèle, £L À 2L JA Ely psobt aat snau «le mur des deux côtés».
N'en faut-il pas aussi, de l’outrecuidance, pour traduire <«ville»5(!!!) le mot CL 12, partout traduit dans Rosette et Canope par IEPON «sanctuaire » ?
N'en faut-il pas aussi, de l'outrecuidance, pour transcrire péir (!!) et traduire «le jeune» (!!! le mot nil AR, qui se trouve à chaque pas dans les textes hiéroglyphiques et démotiques
vée en démotique même par des milliers de calculs), veut, — lui, — assimiler l’outen d'argent ou argenteus à 100 drachmes et le ke (ou nsre — didrachma en copte) à 10 drachmes, tout en conservant la valeur de 6000 drachmes au kerker ou talent, valeur qu'il venait de m'emprunter audacieusement! Ceci est un combk d'autant plus prodigieux que les contrats démotiques ont bien soin de faire toujours les estimations en plusicurs genres de monnaies, pour éviter les erreurs de chiffres, et que, je l'avais démontré, le kerker est toujours calculé comme contenant 300 argenteus outen ou 1500 sekels (ou 6000 drachmes), donnée absolument conforme à celle des bilingues démotiques et grecs. Il en est de même d'ailleurs du kati (niTe) qui est toujours calculé dans ces comptes comme le 10° de l’argenteus-outen et la moitié du sekel tetradrachme.
Dict., p. 1126.
2? Voir, dans la Zeitschrift de 1879 de Lepsaius, mon article sur une famille de Paraschistes ou Tari cheutes thébains et, dans celle de 1880, mon article intitulé <Taricheutes et Choachytes». Notons à ce propos qu'il est regrettable de voir un assez bon ouvrage tel que le vocabulaire hiéroglyphique de Smkox Lévi, couronné par l’Académie des Lincei sur notre rapport, assimiler en quelque sorte les rêveries de Brvoscs avec les données positives des bilingues (vol. VI, p. 219) pour les révoquer en doute les unes et les autres. Si Baucscu a identifié yerheb avec yohxurn, c'est par suite de son manque absolu de bon sens et de critique. Quant à moi, je m'en tiens aux données positives des bilingues, qui, quoi qu’en dise Lévi, sont parfaitement d'accord avec celles de Diodore de Sicile et de tous les textes égyptiens. Bien que, je l'ai dit et répété sans cesse, yerheb ait voulu dire, d’une façon plus large, <officiant» à l'époque antique, dans les derniers temps ce n'est plus jamais qu'un Taricheute, comme le prouvent d'ailleurs, autant que les bilingues grecs tous les rituels funéraires contemporains, bilingues ou non. L'article entier de Lévr sur ce sujet est un tissu d'erreurs. Il faut qu'avant tout les égyptologues s’attachent aux faits positifs, aux données constantes des bilingues et non aux rêveries de tel et tel. Nous reviendrons d'ailleurs bientôt en détails sur toutes ces questions.
3 Dict. géogr., p. 3830.
4 Ibid., p. 830.
$ Ibid., p. 398 et suiv.
= -- — ee ee — ——
dans le sens de Majesté que lui donne expressément le papyrus bilingue Rhind (n° 390 de Brucscu!!) rendant par Vixe «Sa Majesté» le mot { AS in 3 ef) #i. (Le même 81 [us] traduit «grandeurs», thid., fol. 1.) Il est vrai que dans son dictionnaire (p. 1426) ce même mot est traduit par <espèce de serpent divin» (!!!)}. C'est ainsi qu'on fait de gros dictionnaires en les remplissant de toutes les absurdités qui vous passent par la tête!
N'en faut-il pas aussi, de l’outrecuidance, pour transcrire seëta! le groupe qui correspond au double mot (A p Hir seëta «supérieur du mystère» dans la stèle bilingue 137 de Boulaq, en cela parfaitement d'accord, quoi qu’en ait dit Brucscu, avec le papyrus Rhind, alors qu'il est certain, nous le démontrerons ailleurs longuement, que le chacal seul se lit seëta et que le naos ou le pylône ||, sur lequel il est assis, s'échange avec = her?
N'en faut-il pas aussi, de l’outrecuidance, pour transcrire et traduire de la façon la plus fantaisiste le titre g se qui correspond toujours en démotique, et particulièrement dans la stèle bilingue 137 de Boulaq, à (\ D cn12f31 42 Mer at neter smahi hon Ptah,
dans lequel U = y 2( à 1 où {m2 (2 3 |] — cMa9, botrus, racemus, cMe9, herba, ce que figure d’ailleurs l’oignon germant ?
N'en faut-il pas aussi, de l’outrecuidance, pour assimiler? avec {fil usus (WATT) «utilité» le mot +3 eq ue) qui, dans le papyrus bilingue de Rhind, cité par lui, (1, 5:
13, 4) est traduit par , © «chose existante» ou par QE « chose» (:b., 3, 8), qui, dans le décret de Rosette, * ns ts les “contrats, traduit les biens ( (présents et à venir), qui, dans les papyrus gnostiques, dans le poëme satirique, etc. est employé sous la forme 3-18 — MRANOTUM <Chose à manger» (comestible), et qui, enfin, est très expressément transcrit en grec : ax — NKH dans le papyrus bilingue de Leide (XIII, 31) cité par moi dans mon édition du Poëme? Il est vrai qu'après cette édition, dans l'ouvrage rempli d’insanités qu'il consacre à me plagier, Brucscx a eu encore bien soin de s'approprier enfin cela! Mais a-t-il jamais procédé d’une autre manière ?
N’en faut-il pas aussi, de l'outrecuidance, pour assimiler (Lex., p. 638) OX (avec ou sans le déterminatif du soleil) à à ST munie quotidie, quand les textes nous donnent sans cesse le composé | ob-m Se "ee ce qui ne pourrait se traduire avec bon sens <tous les jours du jour» ou <chaque jour du jour», quand XK n’a jamais la valeur men dans aucun texte démotique, mais au contraire il a souvent la valeur at 22 (rapport de police
1 Dict., p. 13138, reproduit par Lévi, Lex. I, p. XXXVIII et t. IV, p. 86, admettant d'après Brucsca une leçon —— qui n’a jamais existé nulle part.
? Lexique, p. 1424.
3 Chrest. dém., p. 16 (conf. Poëme, p. 134, 191, etc.). Dans le texte de Rosette nka a le sens suhstantiæ, possessiones (PExr., Lex., 123) qu'a naa en copte, à côté du sens aliquid, res, negotium. En effet, le texte grec traduit alors nka par KTHCIC possessio (Rosette, Chrest. dém., p. 21 : nie nounkau yop yaroou = ME- NEIN EN TON IAIÏGN KTH£ZEQN., Conf. ibid. p. 16 : psep nka teru e ounen meh mmoou ethi pefatef = KAI TAN ANAGN TON VMAPZANTON TOIZ GEOIZ EN TOV MATPOZ AVTOV). La forme hiéro-
NN SOS X glyphique de nna est , qu'on trouve avec le sens de biens dans les inscriptions de la XXI° dy-
nàästie traduites par moi, etc. C'est aussi un rêve de Brucscu (Lex., p. 1062) que de vouloir retrouver éty- ® = .
mologiquement naa nas (dont il fait ma:!! cen—#sais!!) dans , et de vouloir, en même temps, (=) (ibid., 1434) le retrouver dans Li . Je crois qu'avec sa richesse d'imagination ordinaire il a bien
. e La e ° Li] a e A encore huit ou dix assimilations à son service pour ce même mot. g*
de Berlin) ou tai (Corpus, t. II, pl. 2, 1. 21, 1bid., pl. 3, Rev., 1. 17), quand enfin cette va. leur tai nous est expressément indiquée, pour le mot en question, par le papyrus bilingue de Leide? (X, 20) portant : |
| TAI THI JD'X 229 1GD22-9
«Ouvre l’abîme, ouvre toujours»! (à tout’ instant).
MN'eu faut-il pas aussi, de l’outrecuidance, pour s’obstiner, dans ses divagations sur le puëme (vers 25 et passim), à lire ak, comme dans ses plus anciens ouvrages, le verbe <& un Ê—, quand le papyrus bilingue de Leide (VII, 10) lit ce signe Ë- i dans la formuk magique (REZ transcrit NBPOXPIA, quand les autres bilingues prouvent ave certitude la lecture 1, ainsi que Brucscx l'avait reconnu lui-même dans son lexique de Rhind, n° 59 et 60, et que ak s'écrit, d'après les mêmes bilingues, en démotique, d’une façon toute différente ? L
N'en faut-il pas aussi, de l’outrecuidance, pour s’obstiner encore à lire as ou men, etc. etc. le mot /AIZ- «maison», quand dans le papyrus bilingue de Londres, depuis longtemps cité par moi, ce mot est toujours transcrit Hi (comme en copte). Ex. ( INK. 12 JU NSTEVHI (1% col.) (AÏS 3%<5 311p MAZAMHI (ibid.), et quand on en trouve des le tures similaires dans le bilingue de Berlin publié par Beuascn. Ex. 1? VS—/AÏZv NINNUOP, y] »AÏ£4 u MEIOVC, etc.
. N'en faut-il pas aussi, de l’outrecuidance, pour lire nyat le signe <gnÎ ou 5 <1 transcrit çer dans le bilingue de Londres (2° col. 1. 4) déjà cité par moi, ce qui est entièrement d'accord avec la valeur k, vulgaire et bien connue du signe Ÿ? |
N’en faut-il pas aussi, de l’outrecuidance, pour s’obstiner à lire encore, comme autrefois dans le dictionnaire (p. 1235), sk le signe ©, quand ce signe est transcrit AN par le papyrus bilingue de Leide (XVIII, 35), dans la traduction démotique du nom grec de IGW)ANNHC écrit f 1.1 2773? (to-an-nai) et transcrit en caractères grecs IWANE,5 et quand j'ai démortré depuis longtemps que ce signe était le déterminatif A du mot SP 4 an Xi (se trouvant dans l'acte démotique d’Artaxercès et dans plusieurs actes de Darius 1°") déterminatif qui avait pris successivement les formes ,/7> A et 2?
N’en faut-il pas aussi, de l'outrecuidance, pour nier dans un des passages de ses divagations sur le poëme, la valeur du signe bok (VU), quand ce signe est transcrit BOK dans un
1 Cette assimilation précise que Bnucscx découvrira de lui-même à la première occasion, nous montre 1° que tai jf 1 venait alors de l'étoile dont on le rapproche; 2° qu'il est dérivé adverbialement de 7n hora, tempus (hiér. so la ou at A0) variante démotique 214 (décret de Canope, Chrest., p. 156 et
129, Poëme, p. 2817), vZ (Poëme, p. 149), Sr 22 (1. c.) etc.; tai n phoou signifie donc «à tout moment du jour». | o— ,,__1 2 Cela signifierait «anes encore ceux-ci» | ->—1 num
3 Il est vrai que dans ses divagations sur le Doëne il fait mieux encore et, à propos du vers 40, il le transcrit aë (!!!???). Ajoutons qu'il ne traduit pas ce mot (copte on) dont la traduction «aussi, encore» so trouve sans cesse dans les trilingues de Rosette (Chrest., p. 16, 20, 82, 65) et de Canope (ibid., p. 154, 167 ot passim). |
4 C'est le hiératique NZ
em —— -— ———— ee a 0
passage du bilingue de Londres (VII, 21) cité par moi pour ce passage même (vers 68), dans mon édition du poëme, et qui porte IT ::/24 BAABOZ (œil d’esclave), et quand
le même syllabique est transcrit box JR par le papyrus bilingue Rhind également cité par moi? TT
N’en faut-il pas aussi, de l’outrecuidance, pour nier, dans ses divagations sur le poëme (au vers 42), la valeur son du signe v’1, alors que le bilingue Rhind republié par lui (n° 232 de son propre lexique de Rhind) porte v/1 —= Ju, et que le papyrus bilingue de Londres (VII, 22) porte la transcription grecque CAN pour le même signe ?
N’en faut-il pas aussi, de l’outrecuidance, pour méconnaître toujours la valeur rey du signe À, alors que cette valeur est prouvée avec certitude par le bilingue de Berlin publié par lui et cité par moi, p. 170 de mon édition du poëme, bilingue portant vis W2 (tetrex) en démotique et en grec la transcription TOPTOVC? Cette donnée était identique d’ailleurs avec celle d’un autre bilingue également cité par moi (ibidem), et qui traduit 22h45 (raxt) par FNAGEVC fullo (hiér. - = pasr fullo).
N'en faut-il pas, de l’outrecuidance, pour nier maintenant la valeur ETE de 6}, 11411 (autrefois admise par lui), parce que je l’admets moi-même, alors que cette transcription ETE (copte ere) nous est donnée expressément pour ce mot par le papyrus bilingue de Londres (VII, 1) tant de fois cité par moi?
N’en faut-il pas, de loutrecuidance, pour nier, dans le poëme, la valeur 44 aë <beaucoup» de 44, y ny %4, alors que le bilingue Rhind (n° 51 de son propre index) en fait le correspondant de 44, que les décrets trilingues (Chrest., p. 128, 130, 134, etc.) lui donnent le même doublon hiéroglyphique #4 et le traduisent par MOAAA , ! etc. etc. ?
N'en faut-il pas, de l’outrecuidance, pour traduire <son regard » JU 2, dans ses divagations sur le poëme (vers 57), alors que ce mot, écrit identiquement de même, est traduit dans le rituel bilingue de Pamont par s«f ?
Les exemples de ce genre sont innombrables. Aussi cet article ne peut-il être qu’une préface; car les audaces et les divagations de Brucscu sur les bilingues pourraient remplir aisément un in-folio.
Dans les articles qui suivront nous en donnerons bon nombre.
(La suite prochainement.)
NOTA
Au moment de terminer ce numéro, je reçois la Zeitschrift (qui a bien perdu depuis qu'elle n'est plus dirigée par LxpPsrus) contenant une nouvelle série d'insanités de Bruascu, cette fois intitulées : « Deux inscriptions bilingues». Je me trouve avoir déjà répondu amplement dans le présent article au corps même de son inénarrable factum. Mais je me ferai un plaisir d'y répondre expressément dans le prochain numéro (qni contiendra également la suite de ma réponse à la critique et de mes corrections de la grammaire démotique), et de relever les jolies absurdités qu’il nous présente, ainsi que les preuves de son incroyable ignorance des mots les plus connus et les plus usuels du démotique. — Dans ce même numéro nos lecteurs trouveront aussi entre autres choses ma leçon d'ouverture de l’année dernière remplie de textes grecs et démotiques intéressants pour l’histoire sur les Blemmyes et accompagnée de nombreux mot-à-mot.
Cette fois le manque de place nous force à mutiler notre Revue bibliographique.
- 1 Il est vrai que, pour se rattraper, nous l'avons vu, Bruascx veut reconnaître aÿ dans les mots démotiques les plus divers. (Voir Réponse à la critique.)
LETTRE À M. GROFF AU SUJET DE SA THÈSE SUR LES DEUX VERSIONS DU DÉCRET DE CANOPE. Mon CHER ÉLÈVE ET AMI,
Maintenant que la thèse, soutenue par vous à l'École du Louvre il y a un an, sur les deux versions démotiques du décret de Canope, est complétement prête à paraître, je puis vous en dire mon opinion entière.
Cette thèse est excellente et votre publication deviendra indispensable à tout égyptologue digne de ce nom. — Le texte de vos deux versions est très correct, bien copié, bien traduit : et les commentaires dont vous l’accompagnez, tant dans la partie imprimée que dans la partie autographique, ne feront que rehausser la valeur de votre livre.
Par avance, vous avez fait pleine justice des erreurs grossières que l’on a voulu introduire récemment dans la science, tant à propos du temps en mtuf — nrey, qu’à propos du temps en earf — etiarf — eTpeq, qu'à propos du temps en £a = wa, qu'à propos de la particule yen — wan, etc.
Je sais que vous avez l'intention de revenir encore, dans des dissertations spéciales, sur toutes ces questions. Mais dès maintenant je vous félicite de l’œuvre faite.
Au point de vue historique, votre thèse n'est pas moins intéressante; et les notes que vous donnez sur les circonstances dans lesquelles le décret de Canope fut promulgué et les différentes dispositions qui y furent prises ne sauraient qu'intéresser et instruire vos lecteurs, même après les nombreux et savants travaux qui ont été faits à ce sujet.
Permettez-moi seulement d'y joindre deux autres notes supplémentaires :
1° D’après une ancienne tradition, fort à propos citée par vous, <les rois d'Égypte, lors » de leur inauguration, étaient conduits dans le temple d’Isis à Memphis et étaient obligés »d'y jurer qu'ils maintiendraient l'usage de l’année de 365 jours et n’y permettraient aucune » intercalation. »
Évidemment ce serment ne put être imaginé qu'après la tentative de réforme opérée par Évergète I® dans l’année égyptienne. Nous savons que cette réforme, copiée plus tard par Jules César et Auguste, ne réussit pas, et qu'Épiphane fut obligé d'y renoncer expressément, lorsqu'il voulut appaiser la révolte qui lui avait rayi l'Égypte presque entière à la mort de son père. C’est pour cela qu'à la façon des vieux Pharaons, Épiphane s'intitule dans le décret de Rosette maître, comme Ptah, des’ panégyries de hebset onu des panégyries trentenaires, c’est-à-dire des mois d'une année sothiaque basée sur un cycle d'années vagues.
Mais ce serment fut-il vraiment imaginé ? La légende sur le rôle du temple d'Isis lors du couronnement des rois a-t-elle un fondement réel? On aurait pu en douter sans la stèle du grand prêtre de Memphis Péereptah. Cette stèle paraît assez nette dans le sens indiqué par le vieux commentateur cité par Inecer et HaLua :
«Lorsque je fus dans ma 14° année, c'est moi qui plaçai l’ornement de l’uræus sur le »front de celui qui allait (être) roi, au jour où il réunit les deux mondes, et qui jis à lui » les rites dans la salle du Hebset (de la panégyrie trentenaire). C’est moi qui guidais tous »les dignitaires du mystère. C’est moi qui fis les rites de la consécration de cet Horus, au »> moment de la naissance de (ce) dieu dans Hatnub. On alla (ensuite) à la ville des Grecs
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LETTRE A M. GROFFr. 63
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» qui est sur la Grande Verte, à l'occident du nome de Haq, et dont le nom est Rakoti. Le »roi qui réunit les deux mondes, Philopator Philadelphe, nouvel Osiris, resplendit dans son » palais en Vie et Santé. (Puis) il se dirigea vers le temple d’Isis, dame d’A-t Ut'a-t. Il lui »offrit de nombreuses oïes. Il sortit du temple d’Isis, etc.»
Il est clair, par ce texte, que Ptolémée Dionysios fut couronné, comme Ptolémée Épiphane, à Memphis, par le grand prêtre de cette ville, et qu'il fit dans la salle des panégyries trentenaires les rites consacrés, probablement du serment relatif à l'année traditionnelle. C'est après cela que le roi alla à Rakoti, où il ne fut pas recouronné, comme le pensait Brucscæ (car ya veut dire resplendir comme le soleil, apparaître en roi, et non être couronné), mais où il reçut dans son palais les fonctionnaires de l'État. La cérémonie se termina par un voyage au temple d’Isis neb a-t ut'a-t, au sortir duquel il nomma le grand prêtre Memphite Psère n Ptah comme son grand aumônier. Ce temple me paraît être à Memphis; car, immédiatement après, l'inscription ajoute que le roi était arrivé à Memphis (au mur blanc) au jour de la pêche sacrée, etc. etc.
Tout nous prouve donc l'exactitude des renseignements fournis par le commentateur.
2° Ma seconde note concerne les honneurs rendus à Bérénice, la reine des vierges.
Quand on lit, dans le décret de Canope, la description de la statue qui devait être consacrée à la nouvelle déesse, on est frappé de voir combien cette statue ressemblait à celle de la Vénus de Phénicie, si fréquente parmi les bronzes de cette provenance et dont M. pe Vocté a publié une excellente reproduction à la p. 20 de son mémoire sur la stèle de Yehawmelek, roi de Gebal. Notons d’abord que la figure reproduite par M. pe Voctk rappelle tout à fait le type (très jeune) des princesses de la famille des Ptolémées. Mais ce n’est pas tout : son diadème me paraît représenter exactement celui de la jeune Bérénice. Bien entendu, le fond de cette coiffure est, comme d'ordinaire, celle d'une Hathor, avec les cornes et le disque. C’est ainsi que partout sont représentées les Cléopâtre, etc. Mais il y a ici un détail qui, selon le décret de Canope, fut particulier à Bérénice. Je veux parler de la présence des deux épis, autour desquels s’enroulait l’uræus, appuyé lui-même contre un sceptre de papyrus |, tel qu'en portaient les déesses. Je reviendrai bientôt sur ce sujet dans un travail spécial. Mais, à première vue, il ne me semble pas du tout impossible qu'Évergèté, possédant alors toute la Phénicie, y ait introduit dans le culte sa fille, comme Astarté virginale.
Voilà, mon cher ami, les quelques petites observations que je voulais faire à votre belle thèse. Ce sont plutôt des additions.
Agréez, etc. E. Reviccour.