TROUVÉ PRÈS DE TARSE
J'ai toujours applaudi de grand cœur aux nouvelles recherches sur les inscriptions hittites, recherches qui, malheureusement, ne peuvent encore aboutir à des interprétations sérieuses. Aussi dois-je protester, comme naguère mon éminent collègue M. Heuzey, contre l’abus qu’on fait du hittite. L'article que M. Tyler vient de faire paraître dans le Babylonian Record est une nouvelle preuve de cette tendance que, pour ma part, je trouve regrettable.
Dans l'espèce, d’après tout ce que nous apprend M. Tyler, le hittite n’a rien à voir. Il s'agit seulement d’une de ces très nombreuses adaptations phénico-asiatiques de la . mythologie égyptienne, dont les sceaux, les intailles, les pierres gravées et les cylindres nous offrent d'innombrables exemples.
Ainsi M. Tyler nous décrit longuement un dieu à tête d’épervier tenant entre les mains un vase allongé! avec lequel il fait une libation devant un autel?. Rien de plus commun que cette représentation du dieu Horus (faisant une libation) dans le style égyptien pur ou dans les imitations phénico-asiatiques dont je parlais tout à l’heure. On la trouve dans