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vit : et, dans sa guerre contre le Barbare, Leosthène l'accompagne avec un contm: d'Athéniens mêlés aux autres grecs. Ce qu'on rappelle surtout, c’est donc la belle cn des Trézénois, unis aux Athéniens, dans les premières guerres contre le Barbare, il var de cent cinquante ans.
Ces Trézénois, ce sont les témoins qu'on fait entendre contre Athénogène. On lit décrets qui les concernent, qui montrent pourquoi on leur a donné la cité d'Athènes, & On leur fait raconter le rôle qu'Athénogène a joué dans leur ville quand il a en bamibons amis des Athéniens, bientôt après Athéniens eux-mêmes. Cet homme qui, pour val ses fraudes, veut se servir des termes d’une loi de Solon, c'est un ennemi d’Athènes tt un traître!
Il ne fait pas de doute pour nous qu'Hypéride gagna son procès contre Athénoi dans ces conditions; car, lui, en rappelant les lois contre les traîtres, il ne demandait js comme Lycurgue, la tête de l'accusé : il demandait seulement un changement dans la jm prudence et dans l'application des lois sur les contrats, à l'égard d’un homme bien plus tr pable envers la patrie, et qui faisait tort à son client par un acte entaché de dol
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» vit d'abord la victoire couronner ses efforts, pouvant croire un instant qu'un triomphe complet allait ss: » faire son amour ardent pour la gloire de sa patrie et l'indépendance de la Grèce. »
J'aurais aussi voulu, si j'en avais le temps, revenir sur certaines questions grammaticales Aiss: règle de Maovie suivant laquelle «avec les verbes passifs on met quelquefois la personne qui agit a datif au lieu de la mettre au génitif avec Üxd, en prose seulement avec le parfait et le plus-que-parfait» w'ai paru, comme première impression trop superficielle, être exacte pour les orateurs de la grande épee J'ai constaté depuis que le même datif était loin d'être rare chez eux avec l’aoriste passif. On trouve pt sieurs fois dans Démosthène, pour dire «les choses faites par cet homme», l'expression «tà rpayives su De même dans le discours pour la couronne ($ 320) : «xai vois époïç dmplopast xai vôpors xai xpeofims ze Otwxetto », etc.
Je dois ajouter que souvent, en formulant ses lois, Manvia commet de singulières inadvertaxe J'en vais citer un specimen. Pour prouver que, comme il le dit dans son $ 209, «une négation sisi (où ou u#) formant avec un prédicat une expression négative, est annulée par une négation qui prétèd il invoque, comme premier exemple, le passage suivant du discours d'Apollodore contre Polyclès «à doi pôve où Gtebétauv [loluxAñs tv vaëv»s (Dém. 50, 68) et il traduit «prit ma place sur le vaisseau». di lui aurait suffi de jeter un coup d'œil sur l’ensemble de ce discours pour voir que Polyclés ne prit jan£ la place d'Apollodore sur le vaisseau où il aurait dû le remplacer au bout de six mois comme triérarqu que ce n’est pas de cela qu'Apollodore l'accuse; mais, tout au contraire, de ne l'avoir pas plus remp lui-même au moment voulu qu'il n’en avait remplacé d'autres dans des conditions analogues. Ce sorti de ces accidents qui arrivent toujours aux grammairiens qui prennent les phrases isolées, pour les inta préter en dehors du contexte, en en faisant la base de leurs règles.
J'aimerais encore à citer, à l’appui des idées de Gao sur les nuances de sens attachées à l'opts chez les Attiques, des textes d'orateurs montrant ce mode employé après a alors que le verbe de lapr position principale est un présent, non-seulement, comme les grammairiens les plus modernes le déclare quand ce présent, de narration, est ce qu'on nomme un présent historique, énonçant un fait déjà past cas où M. Revxacu a fait une correction au xpès A0nvoyévnv, afin d'éviter à Hypéride le reproche d'incor tion grave —; mais quand C'est au contraire un présent d'habitude comme dans ce passage de l'orate Isée : aAX bé &v perx rAciotwv duvoela tas Éxuapruplas nävres notoüueda, Îva Tite éxuapruphoavn (tÿ Een Gong éfipvu yevéodar Tv papruplav, buetç te moXdoïg xai xaloïç xäyaloïç tata paprupois matévorce HA Àov (8 repi voi I xfpou 21); ou un présent tout-à-fait actuel, comme dans ce passage de Démosthènes : taër” @v<i tToÿ zou xai neptotéAAev, Îva xai toig Oobaiv &ç edoynuavéorar épaiveto xat rois Aafoïoiv bpiv, &yek ei péoov, Beuxvôac, Déyys pôvoy oùx dvadéfers . . . . (dxèp Dopu. 47). Mais j'aurais peur de retarder encore par une nouvelle compositi trop chargie de textes grecs l'apparition de ce mémoire si impatiemment attendu.
TRS
NOTA
Je dois expliquer aux lecteurs les lenteurs de cette publication, lenteurs dont on s’est
"souvent plaint à moi.!
Elles tiennent à plusieurs causes.
D'abord à la nature même du document qui m'est parvenu dans un état affreux de
mutilation et de désordre. Il nous a fallu, à mon frère et à moi, remettre en place les fragments qui les composent et en reconstruire laborieusement plusieurs pièce à pièce. (C'était
œuvre de longue haleine.
Et puis, pendant que j'étais occupé de cette besogne, j'appris qu'il existait en Égypte
: d’autres fragments du même manuscrit. Je ne pourrais dire combien de démarches il m'a
fallu pour les obtenir et combien de temps ces négociations difficiles m'ont pris.
Enfin l’année dernière je pus faire entrer au Louvre de nouveaux fragments. Mais je n'étais pas persuadé, et je suis bien loin de l'être actuellement, que ce soient les deruiers. Je me livrai donc encore à de nouvelles recherches, malheureusement sans résultat, pour obtenir le reste d’une page vue par un de mes agents entre les mains d’un Arabe et dont il n'avait cédé, à ce qu’il me semblait, qu'une partie.
Devant ses dénégations réitérées j'ai dû enfin m'incliner à regret : et je me suis remis sérieusement à la mise en œuvre définitive de ce que j'avais entre les mains, m'attachant alors à en combler les innombrables lacunes afin de pouvoir suivre la pensée du grand orateur. Au fur et à mesure j'envoyais ma copie à l'imprimeur:; et il était obligé de tirer feuille par feuille; car ma copic avait tellement grossi par les notes, etc. qu'il lui aurait été impossible d’avoir assez de grec épigraphique pour le tout, si l’on n'avait pas eu recours à ce procédé.
Ai-je besoin de dire que ce tirage feuille par feuille n’est nullement l'idéal pour une publication scientitique;? car la suite du rétablissement du manuscrit et les études de plus en plus approfondies qu'on en fait éclairent d’une lumière beaucoup plus vive le commencement, malheureusement tiré déjà, et y font voir beaucoup d'erreurs, plus malheureusement encore irréparables.
Pour mon Hypéride je n'hésite pas à dire qu'il en est ainsi, et que, si j'avais à en reprendre la publication, elle serait notablement différente et meilleure.
Cette publication feuille par feuille demanda un temps infini; car l’imprimeur était bien loin — ce qui augmentait encore les retards et ne permettait pas cette révision personnelle immédiate qui est si nécessaire.
Cet imprimeur, M. Horznausex, est, disons-le bien, le plus distingué directeur d’imprimerie d'Europe. Je ne connais personne qui s'occupe avec une maestria si merveilleuse
1 Elles ne sont pourtant pas si grandes que celles de la publication du nouveau papyrus d’Aristote, se trouvant au British Museum depuis une vingtaine d'années, paraît-il, avec d’autres fragments publiés postérieurement encore par M. Kenvox et dont quelques-uns ont été vus par nous, il y a longtemps, quand vivait encore notre ami M. Brrcos.
* D'autant plus que, pour plus de hâte, je donnais le bon à tirer sur une épreuve encore chargée de corrections et que le tirage se faisait ainsi sans que j’eusse pu vérifier par moi-même, si ces corrections, de mon écriture assez mauvaise, avaient été bien comprises et exécutées.
60 EucèxE REVILLOUT. UX
de tous les détails d'un immense é
blixsement, revoyant luimême tontes les épreme ete. I rappelle
pondant lui-même à toutes les lettre, du XVI
autant que de Part auquel ils se livraient,
uplétement les grands im:
ele, les Etienne, par exemple, qui avaient la passion de la science ele:
Mais l'imprimeur avait à latier, comme il me l'écrivait, contre des difticulrés t exceptionnelles résultant de la grève des ouvriers typographes de Vienne qui rendait s'
impossible tout travail et qui lui
t enlevé ses meilleurs
laborateurs, Aussi la ni
elle ordi elAnes.
épreuve demand
rement plusieur.
nul elle m'arri
outons que souvent, it, je ne pouvais pas la corriger de
res différentes à l'École du Louvre,
Je prote
trois cours sur des 1
de nombreuses ue t l'un de ces cours, — edlui de droit €
répétitions généra
paré aux autres droits de l'antiquité —- cours que je tiens à maintenir toujours au n-
le plus élevé en ne me répétant
demande pour chaque leçon une semaine de paration.
J'ai aussi mes occupations trés multiples de conservateur: depuis qu'Iypéride est &:
forcé chever t
S longs catalogues et j'en ai commencé deux 27 aux indispensables, ob]
mes iains, j'ai eté Quand je me dennais tout entier à ces tra
ratoires et Je
Hypéride devait attendre,
Et puis Hypéride ni même demandait de très longues recherches si l'on voulait
comprendre importance de son ehefd'envre, Tous les oratenrs grecs ont dû être rx
plusieurs re] par nous, ainsi que
plupart des autres documents contemporains, mater qu'après ee tra
orme, notre œuvre restera toujours très imparti
bien inférieure à ce que nous avions ré
. bien inférieure même — je l'ai déjà dit —a que nous suisissons maintenant.
Le
texte, nous rÉServons, pour Un trav
njet est totjours
crandi. Mais pour ne pas retarder indéfiniment l'apparition
cel ène sur tout un cé
il qui sera imprimé à part, immédiatement apré
éré notre diseonrs contre Athé s d'
“eane me semble avoir très inparl
les conelnsions que nous a st
isation se
con de le que, sur celni de ces pi mitié et de ces axsociations
ex éranies que M. aitement comprises parce qu'il s inspiré surtout des inscriptions de basse époque, de cette ép
t dl'inter
ue romaine où la tendance
empereurs 6 toutes ces
tions, quand elles ne se couvraient pas de cert:
manteaux religieux.
is encore dire rune confüsion de souvenirs n'a
Je de
it fait attribuer ] ve de la sienne et qui est, je @
haut à M. Foccuer une opinion qui est plutôt le contre la vérité,
ane reste à prier les lecteurs d'être indulzents pour l'euvre grecque d'un é
logue, amoureux du gré, mais qui ne peut Y cons
r que ses moments perdus, Je s trop heureux si mon travail pénible. comme l'a qualifié an illustre maître, pent prépi ialité
celui des bonnes qui sont les maitres dans cette spé