EVE
IN
ci,
IQ
de l’arbre.
Il se souvint aussi d'avoir des battes neuves.
Eudrome, qui vaut autant dire comme coureur.
il pensa de plutôt faire le gât dans les fleurs.
A peine se tenoit-il en pieds.
. et partant comme un
jeune levron.
. il faisoit un fi, comme
s'il eût senti la
mauvaise odeur.
des parents qui en avoient possible assez d’autres plus grands.
(qu'on le livre) à Gnathon, pour en faire comme d'une femme.
sans y songer davantage nitant deviner.
Daphnis le voyant accourir vers lui...
et qu'il crioit.
et possible Daphnis..
alloit être aussitôt perdu que retrouvé.
Or cependant qu'il entendoit aux offrandes.
Vécurent aux champs... en grand soulas.
Texre DE F (1810)
comme C.
comme C.
comme C.
si pensa quil valoit mieux faire le dégât dans les fleurs.
à peine se tenoit-il sur ses pieds.
comme C.
il faisoit un Fi, (le reste comme C).
des avoient assez grands.
parents qui en sans doute d'autres plus
à Gnathon qui le veut avoir pour en faire comme d’une femme.
il n’etoit pas besoin d'y songer davantage.
comme C.
comme C.
Or pendant que Daphnis étoit ainsi occupé d'offrandes.
manque dans F.
Texre n'Amyot pe 1559
montant alegrement tout au plus hault du pommier.
trouva
des
outre ce, 1l moyen d'avoir battes neufves.
manque.
et pourtant s’arresta 1l à la résolution de gaster et froisser toutes les fleurs.
à peine se pouvoit il soustenir sur ses piedz.
et s'en fuyt.
il fist quant et quant une mine d'un homme qui se renfroigne pour sentir la mauvaise odeur.
pource qu'ilz en avoient à l'adventure assez d'autres plus grandz.
Gnathon, lequel le veult faire emmener à Mytilene pour en abuser comme d’une femme.
il n’estoit point besoing d'y songer d’avantage.
Daphnis le voyant acourir vers lui. en criant.
Et à l'adventure estant retrouvé par autruy se feust il luy mesme perdu.
Or, ce pendant que Daphnis estoit après ces oblations.
manque,
Les tableaux qui précèdent nous montrent les divers textes publiés successivement par Courier s'éloignant de plus en plus d'Amyot, ce qui ne veut pas dire qu'ils soient de plus en plus modernes. Nous assistons au contraire à une curieuse tentative de vieillissement qui consiste à enchâsser dansle texte d'Amyot nombre d'expressions archaïques auxquelles n'avait point songé l'évêque d'Auxerre, dont par ailleurs on rajeunit le style.
De toutes les préoccupations qui guident Courier dans ce travail de mosaïque, voici certainement la plus dominante : devenu sous la Restauration homme de lettres célèbre (non plus simple amateur de littérature ancienne), il veut se faire, aux yeux du public, un titre de gloire d’avoir le premier donné dans son intégrité le texte de Longus et de l’avoir traduit en vieux français. Il aspire à faire lire sa traduction des Pastorales. On n’a, pour s’en convaincre, qu'à se reporter à deux articles insérés par lui, dans le Courrier français ! (4 octobre 1823) et dans le Constitutionnel le 8 du même mois.
Il veut donc plaire, grâce au charme de la vieille langue ; mais il en fuit soigneusement la rudesse,les grossièretés, les platitudes, sans parler des obscurités où tombe parfois Amyot.
Afin d’être toujour sgoûté du public, il s'impose la doubletâche: 1° d'écarter des archaïsmes qui n'auraient pas été compris ; 2° d’enjoliver la version d’Amyot, au moyen de tournures et d'expressions qui, tout en gardant la saveur de la langue du xvi° siècle, ne dérouteront pas les lecteurs.
Ce premier coup d'œil jeté sur l’œuvre de Courier, entrons maintenant plus avant dans l'étude de sa langue et de son style, et, fixés désormais sur ce qu’il a voulu faire, essayons de nous rendre compte des moyens employés pour réaliser son dessein.
Nous étudierons son essai de style vieilli, d'abord au point de vue de la grammaire, et, dans une seconde partie, au point de vue de l’art. Nous nous demanderons enfin quelle convenance existe entre le style employé et l’œuvre de Longus.
Dans la partie grammaticale, nous allons voir avec quel à propos le traducteur a fait entrer dans son pastiche les tournures qui pouvaient le mieux convenir.