‹ Les Pastorales de LongusChapitre 79 sur 91 · III. — La Naiïveté · texte numérisé non relu

III. — La Naiïveté

Tous ces artifices de style d’un maître écrivain contribuent beaucoup plus à donner au roman de l’élégance et dela grâce que de l’ingénuité.

D'où lui vient donc cet air de naïveté que l’on est unanime à louer ? À notre avis, il est beaucoup moins dans les expressions que dans le sujet lui-même. En outre, il ne procède pas tant du style de l’auteur que des locutions et des tournures qu'il a su conserver d’'Amyot, ou de celles qu'il a prises chez La Fontaine, Marguerite de Navarre et autres anciens auteurs, sans parler des nombreux termes empruntés au parler de Touraine, à la langue savoureuse de ces paysans au milieu desquels fut élevé Paul- Louis.

C'est ici le lieu de passer en revue quelques-unes des expressions empruntées par Courier à ses auteurs de prédilection. Sans prétendre à dresser une liste complète, nous montrerons, grâce à ce spécimen, que la trame de son style a été formée de la « substantificque mouelle » de ces conteurs.

Parmi tant de « beaux livres de haulte gresse », celui dont Courier paraît avoir « sucé » avec le plus de « diligence » la matière, est sans doute son La Fontaine. On en jugera facilement par ces

exemples :

1. Certaines figures de langage que Courier emprunte à Longus ont contribué, pour une certaine part, à donner à l’œuvre française cet air de naïveté. Ce sont la répétition, l’asyndète, l’assonance. Cf. le chapitre suivant où nous apprécions l’œuvre de Longus.

Courier. Texre pe G

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