AMYOT
(Fragment inédit.)
. Etant jà l'automne en sa force.
(AMYoT : en sa vigueur.)
. Comme si Amour eût eu pitié
de lui.
. tu es encore bien voulu de cet enfant.
(Comme Auyor.)
. lors eût Chloé facilement été faite femme.
et ainsi vécurent aux champs longues années en grand soulas.
. Il vit avec les boucs ; ce n’est pas pour sentir bon.
. Il y eut durant cet été grande presse et pourchas amoureux...
(Lamon) le convoya au retour quelque espace de chemin.
. brigandage d'amour.
. quand il le verra si piteusement accoutré (son jardin).
ainsi piteusement accoutré.)
. Daphnis ne se pouvoit éjouir.
(Comme Amxoïr:.)
La Fiancée du roi de Garbe.
Le printemps par malheur était [lors en sa force.
Joconde.
Amour en eut pitié.
La Mandragore.
Bien fait de corps, bien voulu de [chacune.
Nicaise.
Son ami, pour la faire femme, Prend heure avec elle au matin.
Vous seriez en peu d'heures (femme.
Joconde.
Chaque époux s’attachant auprès [de sa moitié Vécut en grand soulas.
Joconde.
… Le pauvrehommeala jaunisse!
Ce n’est pas pour nous la donner.
Le Cocu battu et content.
Et n'étant homme en tel pourchas
[nouveau, Guëre ne mit à déclarer sa flamme.
Le Cocu battu et content.
Jusqu'au logis ainsi le convoya.
Le Berceau.
larcins d'amour.
Le Jardinier et son Seigneur.
Le pis fut que l’on mit en piteux [équipage Le pauvre potager.
L'Œil du Maitre.
.. on en fait maint repas, Dont maint voisin s'éjouit [d'être.
154 FORMATION DE LA LANGUE LE a CE RER ns ro a eeRe u ee Courier. Texre DE C Le petit Jehan de Saintré.
(Extrait de la vieille Chronique, par M. de Tressan.)
IV. 382. Gnathon fit du courroucé. je vais faire la courroucée.
L'Heptaméron.
(Contes de la reine de Navarre.)
IT. 631. . tant que pieds la purent |... tant que les jambes la purent porter, elle courut. porter, couroit toujours.
(Nouvelle II.)
II. 553. .… ne faillit à lui demander.|..… ne faillit à la raconter à sa maîtresse.
(Nouvelle XXXIV.)
On trouverait aussi nombre d'expressions pittoresques empruntées au journal de L'Étoile, aux mémoires de Vieilleville,aux lettres de Henri IV !, aux Nouvelles de Bonaventure Despériers, dontil avait un exemplaire dans sa bibliothèque, à la Chavonnière; et il savait par cœur maint passage du recueil, ainsi que le prouve sa correspondance ?.
Il est enfin un modèle que Courier a suivi d’une manière constante, c’est Amyot. S'il l'a jugé parfois avec trop de sévérité, s’il lui a reproché ses contresens, ses longueurs et son délayage sur un ton d’'acrimonie qui fait penser à Voltaire marquant des fautes au vieux Corneille, du moins il sait reconnaître chez lui des « passages rendus avec tant de grâce et de précision, qu'il ne se peut rien de mieux » ; et il a eu soin de conserver tout ce qui avait été si « heureusement exprimé ». Ce sont ces passages qui contribuent à donner à sa traduction cet air d’ingénuité, qui était si bien propre à Jacques Amyot qu’il a su le faire passer jusque chez Plutarque.
1. Ces textes sont cités par Courier dans les notes sur les Pastorales de Longus. Il renvoie aussi le lecteur aux mémoires de Gourville. 2. Lettre à Mme Courier, octobre 1821.