ACTE II
à la Comédie-Française, sont bien de nature à le préoccuper un. peu.
HORTENSE
Oui, surtout quand il écoute ce M. Rosier, ce messager de gloire... et de malheur... qui est là à exciter encore son ardeur et à lui parler de l'Académie... Ah! mon Dieu , qu’il y entre bien vite, s’il est vrai, surtout, qu’une fois qu’on y est... on se repose!
MADAME DELAURE.
On se repose!... Mais ton père te le disait: ton mari ne travaille pas trop...
HORTENSE
Bien , ma mère ! vous avez raison : je suis une femme absurde, impossible ! (Mouvement de madame Delaure.) et c’est naturel que vous méjugiez ainsi! vous me prenez sur un fait... et j’ai l’air, moi, de me soucier moins de la carrière de mon mari que d’une journée de promenade !... mais ce fait , isolé pour vous... je le heurte dans ma vie, à toute heure, à chaque ['as! Albert ne travaille pas trop? mais il travaille sans cesse; vous croyez quand il vous parle qu’il est à ce qu’il vous dit?... moi, ma mère, qui suis sa femme... et pour qui , enfin, il a quelque amour encore...
‘ • MADAME DELAURE.
Encore?... méchante !
HORTENSE
Je ne pourrais pas me vanter d’avoir toujours sa pensée, alors qu’il est près de moi, et que ma main est dans la sienne.