DEL A U RE
A merveille ! (il remonte lentement la scène av*c sa fille-)
PROSPER, allant à Moufort avec un rouleau de papier.
Mon ami, voici le manuscrit que tu attendais.
MONFORT
Ah! merci...
HENRIETTE, qui a suivi le mouvement, à part.
11 lui remet un rouleau de papier... on dirait un manuscrit..
MON FORT, bas \
Quand me donneras-tu le tien?
PROSPER
Tantôt. (Abordant Henriette, que sa tante vient de rejoindre, et tirant de sa poche un petit volume.) Mademoiselle, vous regrettiez ce matin de ne pas avoir ce petit Guide des environs de Dieppe. Voulezvous permettre?...
H ENRIETTE.
Oh ! merci. Monsieur. (Elle le prend.;
HORTENSE, avec intention.
L’attention est aimable, et nous sera utile.
DELAURE, de même.
11 faudra l’emporter à notre promenade!
HENRIETTE
Oui, oui, tenez, ma tante.
MADAME DELAURE.
Garde-le, chère enfant, (a Deiaure.) Allons, viens ! (iu sortent.)
‘ HENRIETTE, baissant les yeux.
Mais... est-ce que c’est pour moi?
PROSPER
Mon Dieu, Mademoiselle... je n’ose... en vérité...
HOHTENSE, souriant.
Ah! (Regardant la couverture.) a Un franc! » Tu peux accepter, va!
Merci, alors, doublement, Monsieur.
* M. P. H. mad. D. Ho. D.
HO RT F NSE, à Prosper, pendant qu'Heuriette a abordé ion couiin auquel
elle parle bas*.
Je ne sais pas si votre drame est bon; mais je crois qu’il fait déjà de l’effet.