ACTE II
terez!... aujourd’hui... avant les autres... ça se souhaite tou jours la veille!... avec un bouquet .. un petit souvenir!...
MONFORT
Oh ! c’est déjà fait !
ROSI ER
C’est déjà fait? Eh bien, alors... vous voyez... Oh! quel enfant ! (D’un ton câlin.) Ces hommes de génie... c’est inouï, ma parole !.. devant les questions les plus graves !...
Ah ! si vous saviez quels scrupules j’ai là...
ROSIER , lui serrant la main.
Mais je le sais!.. Est-ce que je ne vous connais pas, vous?... si plein de sentiment, de délicatesses exquises... de poésie... Mais , voyez- vous, c’est précisément pour cela qu’il faut vous tenir en garde contre vous-méme... et il importe... Vous me permettez, n’est -ce pas, de vous dire ça ? car enfin, je ne suis pas seulement votre éditeur... je suis un peu votre ami, hein?., que diable! vous êtes mon homme, c’est connu !.. Monfort ! les œuvres de Monfort !.. c’est en tète de tous mes catalogues!... Kh bien! il importe, croyez-moi, dans voire intérêt... à tous deux... que, dès le début, voire charmante femme seconde bien compte des positions vraies... des nécessités de la carrière que vous parcourez avec éclat... ou, sinon , c’en est fait de votre gloire, de votre art, de votre vie, enfin !...
MONFORT, avec décision.
Ah ! vous avez raison ! (Aiiaut et venant.) Et ce Mérande que je rencontrerai toujours sur ma route *!...
ROSIER, le suivant.
Ne m’en parlez pas... je le déteste ! il est froid!... H gèle mes presses !... (a part.) Et dur en affaires !...
MONFORT
Et important!
ROSIER, à part.
Tandis qu’avec lui...
MONFORT
C’est le candidat de la Revue !
ROSI ER, de même. , , , lr
Dans notre dernière campagne : douze mille francs de bénéfice... ça attache.
MONFORT
Ah ! nous verrons!...
ROSIER
Écrivez donc vite ce que je vous disais.
MONFORT
Oui, oui... il n’y a pas à hésiter! (Entre Prosper. — Monfort s’est assis au guéridon de droite.)