MADAME DEL AURE
Lis!
HORTENSE, lisant.
« Ma bonne Louise!... »
HENRIETTE. A sa tante.
Puis-je écouter, ma tante ^
MADAME DELAURE.
Oui, chère enfant !
HORTENSE, lisant.
« Depuis quelque temps, mon docteur me faisait espérer « que je pourrais bientôt retourner à Paris, au milieu de vous ; a et, comprends-tu ma joie? quand tu recevras cette lettre, je « serai en route pour vous aller rejoindre tous, à Dieppe! » — En vérité? — « Trouve-moi un gîte... tout près de vous!... Je « n'ai pas voulu perdre un seul jour... n"ai-je pas, le 16, une « fille à fêter? » — Demain! — « J'arriverai, ce jour-là, pour « dîner, et on se serrera bien un peu à table pour me faire « place... » — Je crois bien!... — « Ah! qu'il me tarde, mon « Dieu, de presser sur mon cœur, mon cher fils, mon Albert... « ma joie et mon orgueil!... c'est ce bonheur, vois-tu, qui M achèvera ma cure ! aussi, pour rien au monde, je ne vouer drais perdre une heure; et toi, préviens ta fille que, pendant « quelques jours, il ne faudra pas qu'elle songe à me le dispu- « ter une minute! Adieu, chère bonne amie : si je n'avais mes « lunctles en t'écrivant, je nie croirais encore seize ans, tajil ma (( plume court vite sur ce papier, et tant je me sens de jeuncsso « et de bonheur dans l'àme ! »
MADAME DELAURE, bas.
Le voici !...
Il EN ItlET TE, à part.
Ah! la charmante femme!... il me semble la voir.
MADAME DELAURE. à nenriette.
Va prévenir ton oncle... tout bas!...
HENRIETTE
Oui...
MONKOPiT, eninint une brochure i"i In niiiio.
Si ce n'est pas une misère! ! !
Il EN UIETTE.
Ou'cst-ce qu'il lui prend? (Eiie sort à droite.)