SCENE IT
ANDRÉ
ANDRÉ, (Dépliant sa lettre) Cet homme a dû connatre mon père, celà est sûr. Que veut dire son étrange conduite? J'en aurai le cœur net, car Bigot ne le lâchera pas, sans avoir découvert
son gîte et alors, je saurai à quoi m'en tenir ...... Voyons qui m'écrit. (Lisant.) Mon cher André,
Reçois et présentes mes excuses à Antoinette, Je ne puis tenir la promesse que je te fis hier, d’aller déjeuner avec toi ce matin. Une cause majeure y met obetacle, inais, demain, j'irai reclamer ce que tu devais me
donner ce matin.
Ton ami de cœur:
Fabien Roquefeuil.
Fabien await-il découvert notre misère et chercherait-il déjù à nous fu? ..….. Non, c'est impossible. Il e:t léger, fier, mais le cœur est bien placé .. quand il connaîtra notre détresse, j'en suis sûr, il voudra nous tendre la main.
BCENE V.
ANDRE, VILLEBRUN.
ViLevnux. Monsieur Bernier, je viens toucher le prix du loyer qne
ANDHÉ.
VI LEPRUN
ANDRÉ
vous me devez.
CS à :
Je regrette intintment Monsieur, de vous avoir causé ce dérangement, mais j'attends de minute en minute, le retour de ma sœur, qui est sortie précisément pour toucher quelqu'argent à votre intention.
. Mes occupations, Me: “ieur, ne me permettent pas, de faire ainsi, Cutse sur € «rse, e d'attuudie iés gens. Lalicurs
on homme d’atianes ma deja averti que vous étiez, de “ il ) <
tous nes locataires, celui qui fesait ie moins d'honneur à ses engagements.
Croyez bien, Monsieur, que celà ne dépend pes de ma bonne volonté, mes moyens sont si restreints
Vurenre. Vos noyrrs d'existence ne me regardent pas. Ce qu'il me
ANDRE
TILLEBRU
AND
AXNDR Birco7
ANDRÉ
VILLEBRUN,
ANDI'É,
ANDRÉ
Bicor.
faut, à moi, c'est ce que vous me devez. Je suis déjà intervenu, entre mon homme d'affaires et vous, mais ma patien ce a un terme, Ainsi donc il me faut la somme que vous me devez, autrement je vais prendre contre vous, une contrainte par corps et vous le savez ... c'est clichy. Monsieur, vous n’exécuterez pas votre menace, car ce seraié me réduire au désespoir, sans profit pour vous. Je conçois votre impatience, Monsieur, et aussitôt le retour de ma sœur, je m enpresserai d'aller vous porter, si non la somme complête que je vous dois, du moins tout cè qu’elle aura pu toucher d'argent durant sa course, Oh! que nenni, ce n’est pas un à compte qui je veux, j'exige le tout. Je vuis vous faire grâce pour la journée, mais si demain midi, vous n'avez pus paye, demain sc vous irez coucher u chchy, voilà "10n dernier mot, Mius:eur, (7{ va poursortir et rencontre Bigot portant un petit pain et du beurre.) Meici Monsieur jour vote délai.
SGENE VI.
ANDRÉ, BIGOT, VILLEBRUN, PLANTEROSE, ARTHUR.
(Très agité.) N'vous effrayez pas, M'sieu André, ce n'est presque rien, il n’a qu'une jambe de cassée.
Qui a une jambe de cassée?
C’est Arthur .… un chevalà l’'éporvante a failli le tuer, heureusement pour lui, l’homme âprès qui je coutais a pu en se jettant bravement à la tête du cheval, le fre dévier de sa course, de sorte qu’il n’a attrapé Arthur av'en éraf-
flant Le pauvre enfant a perdu connaissance, mais un médecin, qui passait à l'instant même, après l'avoir examiné, a dit qu'il r'avait qu'une jambe de brisée, Le docteur lui a fait r'nifler queuque chose, puis il lui a arrangé son bobo que ça ne parait déjà presque plus, Quand ça été fini, il m'a demandé votre adresse et doit venir voir le petit. (Pendunt tout ce monologue de Bigot, Villebrun est resté près de la porte écoutant ce récit. Planterose etun homme de peine entrent portant Arthur sur un brancard.) ANDRÉ, (Courant à Arthur.) Pi:vre frère,
PLANTEROSE., (Arrétant André d'un signe de tête) Ne lui touchez pas Monsieur, il cst faible, mais l'émotion passée, il n'y paraîtra plus. Le médecin as;ure qu'il n'y aura ‘aucune suite fâcheuse, (A pperrevant Péllebrun, et cédant sa place à B: got.) Portes l’enfant à son lit. (André, Biqut et l'homme de peine por. tent A,thur dans sa chambre. Flanterose se dirigeant sur Villebrun.\ Monsieur Villebrun que venez-vous faire
ici?
ViLLEBRUN. Qui êtes vous, Monsieur, pour me parler ainsi? PLANTEROSE. (Se croisant les bras.) Qui je suis? Vous ne le savez
pas, hein!..., Eh! bien, je vais prendre les moyens de vous rafraîchir la mémoire ….... Monsieur, J'ai pu faillir......... devenir une affreuse canaille, pas tout-à-fait autant que vous cependant. Mais d'aujourd'hui, de ce moment, je redeviens aonnête homme et par conséquent votre ennemi. VizLeBRuN. Vous êtes fou, Monsieur. (Z/ fair un mouvement pour sortir) PLANTEROSE, (Le nan. enant en scène et lui montrant le tableau.) Villebrun ...... Voyez-vous ce tableau ..….. eXaminez le bien … .… le reconnaissez-vous? ......., c’est 1 portrait de votre homme de Bordeaux ...... de celui que vous avez volé. puis tué, car il est dexcnu fou, à la suite de votre entrevue
LLEBRU ANTERC
l LEBRU
AND
6 vous êtes ici... chez aoû fils. ot si je suis
Planterose, LEBRUN. (Très agité) Vous en avez menti, vous n'avez aucune preuve.
ANTEROSE, (Arac sarcasme.) Ah! je n'ai pas de preuve, vous vous tiom-
pez Villebran......…. avec un homme comme vous, un homné COLMeE moi n'avance rien sans Preuve et cette preuve, Je l'ai en main... et c'est votre recu même, donné au
Capt, Bernier, quelques instants avant le crime; il servira À Vous faire pendre £'il le faut, ma s je n'y tiens pas, pour le moment du moins ........ Vous pouvez encore éviter le ba. gne ou la potence .….,, remettez au fils, ce que vous avez volé au pète, c'est-à-dire 300 mille francs, je vous remets Votre reçu et je me tais … si non, je vous préviens que je connais la demeure du Procureur un brave homme Monsieur Villebrun, je vous le certifie, et j'irai, avant peu, lui faire visite, et causer avec lui de quelques unes de vos qualités (André et Bigot entrent.)
l' LEBRUN. (À Planterose) Monsieur Planterose, veuillez passer un instant chez moi, aujoud’hui, j'ai à vous parler d'une affaire im-
portante, (Z/ sort.)
LANTEROSE, LA Villebrun) J'irai Monsieur, aujourd'hui même,