‹ Les pauvres de Paris [microforme]Chapitre 26 sur 28 · JOUBERT · texte numérisé non relu

JOUBERT

n'ai pas à me plaindre du sort, Mon homme d'affaires, tient si bien ses comptes, que son absence môomentanée ne me cause que très peu de tracus, La santé est bonne et les distractions arrivent les unes à la suite des autres, juste à point pour amuser sans me fatiguer,

JOUBERT, Ainsi don. Je puis conclure, que vous êtes un homme parfaitement heureux, ce dont d'ailleurs je me doutais un peu:

ViLLEBRUN, Vous allez peut-être ui. peu loin parfaitement heureux”'

| — L'est peut-être pas, le mot propre, pour exprimer avec Justesse, ma position, mais enfin, j'en suis satisfait et je crois que c’est beaucoup pour être heureux.

JOUBERT, Voilà le sage que je cherchais depuis longtemps, enfin, je l'ai trouvé et je l'admire, Mademoiselle Alida sans doute, est au MOINS pour moitié dans votre bonheur.

VILLEBRUN. Ah! ma foi, Pas tout-a-fait. Lorsque Je souscris à tout ce qu'elle désire, oui — mais si Je me mets un tant soit peu en travers, ma foi, elle me fait un peu l'orage, mais le beau temps revenu n’en a que plus de charme, En ce moment,

elle est en visite chez des amis,

JouBErT. Mademoiseile est Reine de toute manièle, et comme nous

tous, vous devez être sujet obéissant.

VILLEBRUX. Pour sujet, je le suis, je ne m'en cache Pas, mais j’y trouve

mon bonheur, il est si doux d’obéir à son unique enfant, quoique capricieux quelques fois.

JouserT. Vous avez parfaitement l'4iSOn, Monsieur, on est trop heureux d’être leur servitour très humble.

VILLEBRUN. A Propos, serez-Vous au cer2le, ce soir? JOUBERT. A moins d'afiaires très pressantes, jy serai.

VILLEBRRUN. Vous savez que c'est ce suir, qu'à lieu cette fameuse partie

de billard entre Dion. ce français qui nous vient du canada

et Montbrun, JouBERT. En effet, je l'avais oublié, alors

J'y serai Certainement: vous

avez je crois, un pari, sur celte pa de.

ViLLEBRUN. Oui, à tout hasard, j'ai parié cent louis, sur Dion; on le dit très fort.

JouserT. Je crois vos cent louis fort cumpromis, car Montbrun est

un redoutable adversaire.

VizLeBruN. C’est fort possible, dans tous les cas, la parte sera très intéressante.

Prenne. (Présentant une carte sur un plateau) La personne est aa

petit salon.

Viizesru». Très bien. (Pierre sort.

Jougxrr. (Se levant) Permettez que je me ...…. ViLceBruN. Oh! je vous en prie, rien ne presse; je sais ce que veux cet individu.

Pardonnez-moi, j'ai encore quelques visites à faire et il ne me reste que peu de temps, Veuillez, s’il vous plait, présen-

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