SCENE ITT
VILLEBRUN, PLANTEROSE, BERNIER,
æ LL $ | Joseph précède Bernier, à qui il désigne Villebrun, puis s6rt. ) | Bernier. C’est à Ménsieur Villebrun ...….
ViLuEeBRuN. Oui Monsieur ...….
BerNiEr. Veuillez d’abord m’excuser, Monsieur . d’avoir, en forçant la consigne, troublé la fête de famille .…... qui motive la fermej ture de v s bureaux ...... mais, j'ai si peu de temps à perdre.
Vi.LERux. Je suis à vos ordres …... Monsieur. | Z{ lui indique un siège,
après aroir fait un signe à Planterose, Bernier se retuurne,)
votre caisse ...... rien ...... dans votre portefeuille ..... tout …..
PLANTEROSE. (À Bernier.) Monsieur n'a pas de secret pour moi.
Bernier. Je suis capitaine au long cours ..... entré hier en relâché, dan: le port de Bordeaux ....,. par le plus effroyable grain je viens des Antilles à destination du Hâvres ..,... où réside ma famille ...... ce soir je reprend: Ja mer ...... les marirs, Monsieur, sont un peu superstitieux ..... et, 1l me répugne de confier de nouveau, au hasard des tempêtes ..... les heureux bénéfices de plusieurs voyages ......
VILLEBRUX, Achevez Monsieur ......
Begnikr. Vous êtes le correspondans des Cazvan et compagnie de ln Martinique. J'ai la plus grande confiance en cette maison ...... et j'y ai souvent entendu citer aves éloges, le nom de Villebrun de Bordeaux. |
ViLLEBRUN, Effectivement, je fais d'importantes affaires a ee ce comptoir!
Beanier. De Bordeaux au Hâvres ...... ce n’est rien ....., quand on revient des Antilles ...... mais, c’est plus fort que moi .... je ne sais ce qui m'inquiète ..... ce qui me pousse, et je serai plus tranquille en déposant entre vos mains, le patrimoine de mes enfants,
VilEeBruN. Vous avez de la famille!
BERNIER. Oui Monsieur .....et je suis un heureux mari, ...... un heureux père … Ah! qu'il me tarde d: les revoir tous ...... elle, ma femme chérie ...... compagne dévouée et patiente du marin, dont la voix aimante murmure chac, 1e soir une prière ...... pour ceux qui sont en mer ......et mes enfants ...... trois petits anges, Monsieur, une blonde petite fille ...... Antoinette ...... qui se roule à terre ...... en bég:yantmon nom ...... toute rose et toute blanche ...... on dira, une botte de fleu s! .….. €t mon ainé ..... mon fils ..... non André ..... mon image vivante ..,... quand je le regarde .. il me semble que je me vois ..... et mor. petit Arthur, quic hâte d'être grand comme son pèr> pour l’accompsgner en mer dit-il ...... Ah! êtres adorés! ...... que ne suis-je déjà au milieu de vors ...... la belle chose qu'une honnête femme ...:.. le wrand bonheur que de dignes enfants ...... voilà la vie ...... mais pardonnez moi, Moasieur, de vous dire aïnsi des choses ...... qui vous intéressent si peu … un père, c'estaveugle, et bavard celà jette à toute occasion, de merveilleux récits enfantins ..... que si tête grandit ...... que son coeur raconte ...... Pour lui ...... L au monde ..…. dans l'univers ...... il n’y a qu'unechose ...... une seule ...... ses enfants.
ViLLEBRUN. Mieux que personne, Monsieur, je vous comprends .....,... moi aussi, j'ai une fille ......et je l'aime .. oh! je l'aime bien.
BenxiEn. C’est bon de parler de ces petits êtrés là ...... n'est-ce-pas? celà remplit le coeur ...... il: seront heureux à présent ........ ils
seront riches ...... leur fortune .....,.., je la tiens, elle est là nv je l'ai arrashée aux flots ....., à la tempête ….... j'ai travaillé ....., j'ai lutté ..….., j'ai souffert ...... et celh me semblait doux ...... c'était pour eux! Tenez Monsieur, (T#rant un porte-
s feuille \ Voici, dans ce portefeuille deux cent cinquante mille francs en traite et en billets ........, j'enverrai au Hâvres, par la poste, votre reçu aux miens ....., et à la prochaine marée... … je remonterai plus vaillant sur le pont de mon navire,
PLANTEROSE | À part }Un mot de moi, pourtant ....., bal!
Viliesnux, Votre choix m'honore Monsieur, et Je vous tiendrai cette somme disponible, à première requisition,
BenNier Donnant le portefeuille à Villebrun, ; Vérifiez je vous prie,
Vaaseaux, (Prenant le portifeuidlie et complot. Mousieur Filanterose rédigez le recu .........
PiaNTEROSE. ( Se dispesant à écrire -- à Bernier. | Votre nom Monsieur?
BerxiEn. ( Allant à Planter: se.) Pierre Bernier Capitaine a long cons.
PLANTERCSE | Lerteant Bordeaux 30 Oct, 1840.
VtiLeBhun. Deux cent cinquante mille . .... c'est bien exact
liANTEROSE (Se levant de table et remeltun la jlumé à Villebrun. ) Veuillez signer Monsieur ....., {4 jurt, ) Na main ne tremble pus! …... Voilà un beau voleur.
VILLEBRUN. À emettant te reg à Dernier \ Voici votre reçu
AE nterose retourne à son lire de caisse.
BEUNIER. (Pliunt le reçu 67 lenmutiant dus st pot lie.) Mille remeicinunts Monsieur, me vula delivré de ma sotte inquiétude ,...., J'en déjeunerai plus gaïment avec mon pilote et quelques cumarades de la marine marchande ...... et à la marée ...... sil ven. te Sud-Est ...... toute voile dehors et en marche mon beau brick l’aventure! ...... A vous revoi. Monsieur Villsbrun.
ViLLEBRUN. (Lereconduisant) Bon voyage, Capitaine. (45. rnuer sort.)
SOENE IV.
VIsLEBRUN. Î LANTEROSE. Josepi.
PLANTEROSE, Il est heureux Monsienr, que je sois resté... vous n’auriez eu personne, pour inscrire ces deux cent cinquante mille francs, sur le liy.e de caisse.
ViLLEBRUN ‘Monsieur Flanterose.
PLaxTEhose. Monsieur /illebrun?
VILLEBRUN. Je me suis trompé sur votre compte ...... vous tes un
* homme de talent ......... et d'esprit
PLanreroser. Ou fait ce qu’on peut.
Dar UE
VILLEBRUN. Quand je m'apperçois d’une injustice rer ( Lui prenant le brus et l’'amenan sitation de Planterose. ) Ve
Monsieur Planterose, Voici pour vos services paséss, ;
PLANTEROSE. (Prenant les bilL!s - retourne à son livre de caisse, le ferme et regardant Villebrun.) Et pour le service présent? …
VILLEBRUN, ( Souriant )Ah! c'est juste .….., ilest possible, que ce soir
Je fasse une promenade …...,... hors la ville, PLANtERosE. En chaise de poste,
VILLEBRUN.Oui, oui ..…. c'est celh, Tene le service présent.
“PLANTEROSE. | À part | En tout trente mille francs …, c'est peu …
.… Le trahir! ne me raprorterait rien, JosePx. ( Entrant ) Monsieur, Mademoiselle Alida, ne veut pas se laisser habiller par sa gouvernante … elle pleure ......... elle
crie ….... elle veut que Vous soyez-près d'elle, VILLEBRUN.( Souriant ) Oh! l'enfant indomptable! ... { À PLANTEROSE. ( À part ) Si celle-]à continue, à vingt VILLEBRUN, Nous sommes nous bien com PLANTEROSE, Parfaitement Monsieur.
VILLEBRUN, À tout à l'heure donc. ( J{ sort suivi de Juseph.