SCENE Xlll
Les Mêmes, COURTIN, THÉODORE.
TOCS.
Comment?
COURTIN, essoufflé.
Ce n’est pas sans peine.
(Il montre Théodore, qui accourL) TOUS.
Théodore !
TOINETTE Ct DESG KftS.
Théodore !
monde.
Oui, père Desgrcs... oui, Toinette ! c’est moi, le neveu de mon oncle Godiffrey, qui avait laissé tous ses biens à votre sœur Thérèse... Vous n’en voulez plus!., et ça me revient de droit.
SOLOGNOT
A lui!
COURTIN
A lui-même!
DESGRÉS.
Pourquoi ne nous as-tu pas dit ça plus tôt ?
THÉODORE
J’en savais rien ! j’étais chez 1’ notaire, pour toucher un restant d’ compte el me meure en route. (Montrant Courtin.) Voilà l’avoué qui arrive, et d’une humeur !
couati*.
Il y avait de quoi, après m’étre donné tant de mal.
THÉODORE
Enfoncés, qu’il dit, les Desgrès ont découvert le pot aux roses... ce sont des misérables sans éducation qui n’ veulent pas du bien d’autrui !.. Trouvez donc les héritiers de cet imbécille de Godiffrey !.. Mon oncle Godiffrey, que je dis, marchand de savon en gros! — Juste! — C’est moi ! — Vous ? — Lui ! V’Ià mes papiers. Je saute au cou de l’avoué... j’embrasse le notaire, j’embrasse sa femme... qui est affreuse. Mais je n’avais plus la tête à moi, et j’accours mettre aux pieds de Toinette mon cœur et le magot... si elle n’en a pas choisi un autre.
TOINETTE
Quel bonheur!.. Mais je n’ai jamais dû en épouser d’autre.
TllÉODonE, montrant Solognot.
Eh bien ! qu’est-ce qu’il est donc venu me chanter, celui-là ?
SOLOGNOT, d’un air méprisanL
J’ vous d’ mande si j’ai l’air de chanter... laissez-moi iranquille... parvenu... vous voyez que mou ami est dans l'affliction.
(Il va consoler Chariot qui est assis sur une chaise.)
CliARLOT, se levant ct se rasseyant.
Laissez-moi tranquille, parvenu... vous voyez bien que je suis dans l’aflliction.
D esches.
V’Ià c’qu’ c’est que d’ suivre l’ droit chemin... c’ te fortune dont Toinette u’a pas voulu , lui revient encore.
THÉODORE
Et tout le monde en aura sa part... Vous aussi, beau-frère!
CIIARl.OT, d’un air dolent
Qu’est-ce qu’il dit ?
SOLOGNOT
Il nous fait une pension unimentahv. (a Théo dore.) Merci, parvenu!
CliARLOT, se levant et sc rasseyant.
Merci , parvenu !
anaîs, voulant sortir.
Allons, je n’ai plus qu’à partir avec son excelleuce... c’est toujours une belle position !
COLATIN.
Où allez-vous donc?
ANAÎS.
Rejoindre mon ambassadeur.
C0URTIN.
11 est bien loin !
A N AÏS , s'arrêtant.
Comment?.. '
COCRT1N.
Je riens de le rencontrer... quatre chevaux , deux postillons... Clic-clac!
ah Ab.
O ciel!
COURTIX.
Adieu , mon cher, m'a-t-il dit par la portière, 1 bien des choses à Cendrillon !
TOUS
Cendrillon !..
charlot. se levant.
La Princesse!.. Cendrillon !..
COURTIN
Eh ! oui... le rûle qu'elle joue le mieux à l'Opéra!
SOLOONOT.
A l'Opéra !
CHARLOT
J'y suis ! cet équipage où je l'avais vue, c'était