‹ Les Paveurs vaudeville en deux actesChapitre 9 sur 33 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

ANAIS, COURTIN.

COURTIN

Comment, charmante Tcrpsichore, votre excellence n'était donc pas avec vous?

ANAÏS

Non, vraiment... le cher Comte va être furieux! un coupé délicieux... que j’ai voulu essayer pour aller à la répétition... pour faire enrager ces dames... car je m’ennuie à cette Académie royale et maussade... ah !..

COURTIN

Bon!

ANAÏS

Des contrariétés... des débuts dans les pas nobles!., mes rôles donnés à d’autres... quand je ne veux pas danser... des horreurs !.. c’est un parti pris, d'ailleurs : on met le chant avant la danse... que voulez-vous que l'on fasse de ses jambes ? ça ne peut pas marcher comme cela !

aussi , il me tarde de me marier , et de les envoyer promener !

COURTIN

ANAÏS

Quel événement... quelle aventure !

COURTIN

Eh mais !.. je ne me trompe pas.

ANAÏS, le regardant.

Comment.. M. Courtin !

COURTIN , galment C'est vous , ma princesse !

CHARLOT, a Solognot.

Un' princesse... dis donc... un' princesse.

solognot, bas.

C’est la tienne ! c’est ta dame de carreau. . . qui verse exprès pour l’entrevue!..

COUnTIN.

Comment vous trouvez-vous?

ANAiS

Je n’en sais rien !.. je suis morte , mon cher, ma voiture brisée... quand je dis ma voiture... c'est-à-dire, celle de mon ambassadeur... mon pauvre comte russe.

cnARioT, bas a Solognot.

Sou ambassadeur!

SOLOGNOT

Un comte russe! c’est une princesse espagnole.

ANAÏS

Elle a été renversée par un amas de pavés.

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