TABLEAU SOMMAIRE
1>E D’ÉTAT ET DU GOUVERNEMENT DES PROVINCES ET l'AÏS QUE SA MAJESTÉ D’IMPÉRATRICE ET REINE POSSÈDE AUX PAÏS-DA8.
Après avoir énuméré les provinces que l’impératrice possède dans les Païs-Bas, après avoir dit que la plupart de ces provinces ont été considérablement échancrécs par une suite de révolutions et de guerres, l’auteur ajoute :
»... Malgré tous ces démembrements, les parties des Pais bas qui ont eû le bonheur d’être conservées bous la domination de la très-auguste maison font encore une possession des plus belles et des plus avantageuses de l’Europe, soit qu’on la considère du coté de la situation également intéressante pour les influences générales et pour le commerce, soit du coté de la bonté du climat, de la fertilité du terroir, do l’industrie des habitants, soit enfin par report (1) aux grandes ressources que les princes souverains y ont trouvé do tout tems dans les moïens d’administration, dans le zèle et l’attachement des peuples ; on peut mémo être assuré que l’on en tirera plus que jamais pourvû. que l’on ménage convenablement les choses, en cimentant, par la douceur et la modération qui y ont toujours produit les plus grands effets, cet amour dont ils sont réellement pénétrés pour notre grande reine et dans lequel il est aussi essentiel que facile de les entretenir... »
Au paragraphe sixième, qui traite de V administration de la. justice, nous lisons :
« ... Tous ces tribunaux sont composés des premiers jurisconsultes du pals; on a un soin particulier de n’y promouvoir que ceux qui joignent à une probité reconnue une expéricnco do plusieurs années dans les affaires du Barreau, et une réussite à l’épreuve. Pour même assurer d’autant mieux la bonne administration de la justice, feu l’empereur et
(1) Il rostc bien entendu que lo styleet l'orthographe dos documents sont fidèlement
respectés.
roi Charles VI, de glorieuse mémoire, a donné à tous les conseils de justice la proposition de trois sujets pour chaque place de conseiller qui viendroit à vaquer dans leurs corps, en daignant s’astreindre, en quelque manière, à choisir dans ces propositions celui qui auroit à la remplir. Notre auguste souveraine a eu la clémence de laisser à cet égard les choses sur le même pied... »
L’auteur du Tableau termine ainsi :