‹ Les PaysBas au 16. siecle Le comte d'Egmont et le comte de Hornes 15221568Chapitre 109 sur 180 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Le comte d’Egmont fait réclamer par les quatre membre» de Flandre la réunion des États- Généraux. — Il tâche de ramener le comte de Mansfeldt parmi ses anciens amis. — Il autorise les religionnaires d’Armcntières, de Bailleul, d’Audrnarde, etc., A élever des granges ou loges de bois pour y tenir leurs prêches. — Autres concessions aux réformés de Gand. — Le comte revient à Bruxelles. — Conférence avec la duchesse de Parme sur les lettres de l’ambassadeur espagnol en France communiquées & l’entrevue de Termonde. — Le comte d’Egmont regarde la convocation des États Généraux comme le remède suprême. — Entretien avec Arménien» sur la dévastation des églises en Flandre — Le comte de Hornes rejoint le comte d’Egmont à Bruxelles. — Derniers incidents de la mission du comte de Homes à Tournai. — Plaintes véhémentes de ce seigneur au conseil d’État en présence de la régente. — Il aononce la résolution irrévocable de so retirer de la cour. — Il retourne effectivement à Wcert. — Les deux comtesses de Hornes sont dénoncées à Philippe II. — Le comte de Hornes s’efforce de faire connaître en Espagne la déplorable situation des provinces; il réclame aussi les États-Géuéraux. — Divisions profondes parmi les confédérés et parmi les grands. — Le comte d’Egmont s’oppose à l’emploi de la violence. — Mesures qu’il indique pour mettre un terme aux troubles. — La régente refuse de communiquer ces propositions au roi — Elle veut qu’il soit prescrit au comte d’Egmont de se déclarer ouvertement contre les sectaires. — Le comte s’adresse directement au roi pour qu’il renonce à recourir aux armes. — Marguerite de Parme restreint les concessions faites naguère aux confédérés et anx protestants. — Elle refuse de continuer tous les actes du comte d'Egmont en Flandre. — Ce seigneur veut maintenir sincèrement l'accord qn’il a conclu avec les religionnaires de son gouvernement. — Vains efforts pour que les États Géucraux s’interposent entre Philippe U et le peuple des Pays-Bas.

Le comte d’Egmont, avant de quitter Termonde, écoula les doléances du magistrat et du lieutenant du bailli. Ceux-ci l’ayant averti que des sectaires d’Anvers et de Gand se proposaient de se rendre aux portes de la ville, où jamais aucun prêche n’avait eu lieu, le gouverneur, fidèle ù l’accord du 25 août, répondit qu’ils avaient le droit de repousser les sectaires et que, s’il le fallait, il leur donnerait assistance (1).

Il j Mémoire de défense du comte d’Egmont (Procès, etc., p. 141).

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