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Le comte d’Egmont retourne dans !a Flandre. — Lettre importante qu’il adresse au prince d’Urange. — Accord conclu avec les calvinistes de Gand. — Conduite du comte d’Egmont à Àudenarde, à Ypres. à Courtrai, etc. —Caractère des conventions conclues avec les calvinistes. — Levées ordonnées par le comte d’Egmonl dans l'Artois. — Entrevue du comte d’Egmont et du comte de llorues à Courtrai. — Projet d’accord présenté aui contaux do Tournai par le comte de Homes; la paix rétablie dans la ville; méfiance croissante de la régente ; plaintes légitimes du comte de Homes. — Le prince d’Orange désire s’aboucher avec le comte d’Egmonl cl le comte de Hornes. — Conférence de Termonde.
Cétail Marguerite de Panne elle-même qui avait retenu pendant si longtemps le gouverneur de la Flandre Ù Bruxelles, sous prétexte de prendre une résolution sur les lettres écrites de Tournai par le comte de Hornes. Le comte d’Egmont partit enfin avec toute sa famille, très mécontent de la régente, dont la défiance l’offensait. Il avait d’ailleurs promis de s’employer pour la conservation de la religion catholique. Au lieu de tenir compte de cette promesse faite sincèrement, Marguerite de Parme , dans sa correspondance secrète avec le roi , signalait d’Egmont comme un factieux, comme le promoteur du sac des églises. « On ne peut, écrivait-elle, attendre de lui rien « de bon, après tant de marques du contraire, et ce qui est « arrivé lors de son autre voyage en Flandre, où, un jour après « qu’il fut parti, les églises furent saccagées (1). »
Veut-on connaître les vrais sentiments du comte d’Egmont et
(t) La duchesse de Parme au roi, 13 septembre 15GG ( Correspondance de Philippe II, t. 1", p. 459).