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PROTECTION DES BANCS OU FRAÏE LE HARENG

En lisant attentivement ce chef d'œuvre de connaissances utiles, le Rapport de M. Perley, on est frappé de l'importance qu’il attache à la protection des endroits ou le hareng dépose son frai, tel que le Grand Manan qui fournit à la Baie de Fundy, ses innombrables légions de harengs. L'on peut juger des prodigieuses quantités de frai que ce poisson dépose, d’après ee qui a lieu chaque année en Ayrshire, et près de la Clyde en Ecosse. Le bane de

Bailantrae, long d’une demie lieue et trois quarts de milles de large, se couvre comme la pointe sud du Grand Manan, de frai à une épaisseur prodigieuse de sorte que le plus petit grelin que l’on y jette, sort de l’eau de la grosseur d’un cable ; tant le frai y adhère. Les Commissaires des Pêcheries de la Grande- Bretagne, dans le rapport qu’ils soumirent au Parlement Impérial en 1847, alléguent que les harengs pris pendant la période du frai sont dans le pire état possible comme aliments, et plutôt de nature à engendrer des maladies que propres à servir de comestibles à l’homme ; ils invoquent l’assistance du Parlement pour faire cesser un ordre de choses si désastreux.

Les pêcheurs voient très souvent leurs efforts frustrés moins par l’absence de morue, que par le manque de boitte. Il serait facile de s'assurer quel succès a couronné les efforts de ceux qui ont ailleurs tenté de produire des bancs de clames ; leur expérience sera notre guide. Que de milliers de louis l’état de Massachussett ne payerait-il pas à celui qui réussirait à rappeler la morue sur la côte d’ou la destruction du hareng et du caplan l’a chassée ?

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NÉCESSITÉ DE RELIÉR LES DIVERS ÉTABLIS- SEMENTS DE PÊCHE PAR DES CHEMINS PUBLICS.

Ceux qui ont fréquenté la côte de Gaspé et du Labrador ont dû être frappés des énormes désavantages qui pèsent sur cette laborieuse population laquelle ne s'occupe que de pêche, sur une étendue de plus de 500 milles de longueur. Lorsque la pêche vient à manquer, que l’on se figure la détresse des habitants qui ne peuvent atteindre les comptoirs des marchands, pendant un hiver de six mois.

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