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BANCS D'HUITRES ARTIFICIELS

Le rapport sur nos pêcheries préparé par l’hon. P.Vanhougknet, commissaire des Terres et présenté par lui en 1860, mentionne la formation dans le Bassin de Gaspé de deux bancs d’huitres, sous l’autorité de la 72 clause du Chap. 62 des Statuts Refondus qui permet l’emploi annuel de $600 pour cet objet. Le Capitaine Fortin nous dira bientôt où en sont les choses. En présence de ce quise passe actuellement en

France d’après la correspondance Parisienne du Montreal Herald, il semble que l’on devrait don-

ner suite aux sages dispositions de notre statut provincial. Il s’agit encore de l’infatigable M. Coste membre de l’Institut de France, lequel J’a-

mentionné ailleurs : ce zélé pisciculteur, après avoir semé d’abondantes moissons, dans les rivières et sur les côtes de la France, vient de fournir à l’Académie des sciences un compterendu des résultats que lui a donnés la formation de bancs artificiels d’huitres sur la côte ouest de la France. Les pauvres paysans de l'Ile de Ré ont trouvé, dans la propagation, des huitres, d’après la méthode Coste améliorée par le Dr Kemmerer de l’Ile de Ré, et dans le commerce de ces succulents mollusques, le secret de s'enrichir à un degré incroyable. Ces bancs d’huitres après quatre années de culture, donnent annuellement soixante-et-douze millions d’huitres, lesquelles valent de vingt-cinq à trente francs le mille : c’est-à-dire un produit net d’à peu près £800,- 000, et la recette va en augmentant : on se sert de tuiles”enduites de mastic que l’on dépose dans l’endroit destiné à la propagation : et c’est sur ces tuiles que se dépose la semence qui produira les jeunes huitres. Ceux qui désirent approfondir cette théorie, trouveront dans le Montreal Herald d’amples renseignements.

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