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Léman et celle du lac Neufchâtel remontaient dans le printemps pour {-ayer dans les rivières et même dans les ruisseaux.” En Canada, les truites fraient en automne. Elles montent quelquefois jusque dans les rigoles qui ne sont entretenus que par les eaux fluviales.
“ Elles cherchent un gravier couvert par un leger courant, s’agitent, se frottent, pressent leur ventre contre le gravier ou le sable, et y déposent des œufs que le mâle arrose plusieurs fois dans le jour de sa liqueur fécondante. Bloch a trouvé dans les ovaires d’une truite des rangées d'œufs gros comme des pois, et dont la couleur orange s’est conservée pendant longtemps, même dans l'alcool. D’après cette grosseur des œufs de truites, il n’est pas surprenant qu'elles contiennent moins d’œufs que plusieurs autres poissons d’eau douce ; et cepsndant elles multiplient beaucoup, parceque la plupart des poissons voraces vivent loin des eaux froides, qu'elles préfèrent.
On marine la truite comme le saumon, et on la sale comme le hareng. Mais c’est surtout lorsqu'elle est fraiche que son goût est trèsagréable. Sa chair est tendre particulièrement pendant l’hiver; les personnes même dont l'estomac est faible la digèrent facilement. Pendant longtemps ce salmone a été nommé, dans plusieurs pays, le roi des poissons d'eau
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douce ; et dans quelques parties de l'Allemagne les princes s’en étaient résorvé la pèche.
“ Pour former un bel étang à truites, il faut une vallée ombragée, une eau claire et froide, un fond de sable ou de cailloux placé sur de la glaise ou sur une autre terre qui retietiue les eaux; une source abondante ou un ruisseau qui, coulant sous des arbres toutfus, et n'étant pas très éloigné de son origine, amène en éié une eau limpide et froide : des bords assez élevés pour que les truites ne puissent pas s'élancer pardessus; de grands végétaux plantés assez près de ces bords pour r que leur ombre entretienne la fraicheur de l l’eau ; des racines d’arbres ou de grosses pierres entre lesquelles les œnfs puissent être déposés ; des fossés ou des digues pour prévenir les inondations dos ravins ou des rivières bourbeuses ; une profondeur de trois mêtres ou environ, sans laquelle les truites ne trouveraient pas un abri contre les effets de l'orage,
‘zonteraient à la surface de l'eau lorsqu'il menaceraili, y présentersient souvent un grand nombre de points blanchâtres ou livides, et périraient bientôt ; une quantité très considérable de loches ou de goujons, et d’sutres petits cyprins dont les truites aimunt à re nourrir, ou une très-grande abondance de morceaux de foie hachés, d’entrailles d'ani-
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maux, de gateaux secs, faits de sang de bœuf et d'orge mondé ; des bandes garnies d’une grille assez fine pour arrêter lalevin; une attention soutenue pour éloigner les poissons voraces, les grenouilles, les oiseaux pècheurs, les loutres, et pour casser pendant l'hiver la glace qui peut se former sur la surface de l'eau.
“ [Lorsque pour peupler cet étang, on est obligé d'y transporter des truites d'un endroit un peu éloigné, il n’en faut placer dans chaque voie qu'un petit nombre de ces poissons, renouveller l'eau dans laquelle on les a mis et l’agiter souvent.”
Ïl y a plusieurs variétés de truites : la truite de mousse, truite de rietite rivière, truite
noire, truite blanche, truite rouge et truite brune.
# L'homme d'Etat doit les encourager comme une “ seconde agriculture ; l'homme des champs doit “es adopter comme une nouvelle source de ri-
“ chesse et de plaisir.” Æfféts de l'art sur les poissons.