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XIT PÊCHES A LA TRUITE, AU POISSON BLANC ET AUTRES

La truite aborde dans nos rivières et dans nos grands lacs. Nous en avons une grande variété. Les meilleures sont la truite de mer et la truite saumonée.

C'est sur les grands lacs de la Province d’Ontario que la pêche à la truite, au poisson blanc, etc., se fait sur la plus grande échelle.

Ces lacs, que l’on a avec raison appelés mers intérieures, sont peut-être les plus grands du monde entier.

Le lac Snpérieur seul, couvre une superficie de trente et un milles carrés et l’étendue des lacs Erie, Huron et Ontario est égale à cinquante deux milles carrés.

Plusieurs rivières importantes, sillonnant l'intérieur, viennent s’y jeter, et ces rivières, aussi bien que les lacs eux-mêmes, sont remplies de différentes espèces de poissons recherchés pour leur saveur et délicatesse.

Le pêcheur d’Ontario peut choisir entre la truite saumonée pesant jusqu’à quatreviugts livres, le poisson blanc estimé à l’égal du saumon, l’esturgeon, le brochet, le doré, la perche, le maskinongé, etc. etc.

La pêche sur nos grands lacs se fait au moyen de filets fixes, en coton, très fins et très solides, nasses, trappes, etc., et avec des bateaux à voiles, ouverts, de vingt à trente: pieds de quille, ou sur des petits bateaux-à-vapeur appelés remorqueurs fishing tugs.

Deux beaux modèles de ces petits bateaux-à-vapeur, dont l'usage s'introduit rapidement parmi les pêcheurs de la Province d’Ontario, figuraient, dans la galerie canadienne, à l'exposition des pêcheries de Londres en 1883 et y ont attiré l’attention spéciale des visiteurs.

De cinquante pieds de long sur douze de large, généralement, ces remorqueurs-pécheurs sont la propriété de marchands de poissons qui mettent à bord des hommes à salaires fixes, ne partageant aucunement dans les profits de la pêche.

Dans certains cas de prise plus qu'ordinaire, les propriétaires donnent une primo aux pêcheurs à titre d'encouragement,

Les avantages que.possèdent ces bateaux-à-vapeur sur les voiliers sont faciles à concevoir.

D'abord, si le temps est trop calme où la mer trop houleuse, le bateau à voiles reste amarré au rivage, mais le steamer gagne facilement les fonds de pêche, et tandis que la moitié de son équipage est occupée à lever les filets mis à l’eau le jour précédent, l’autre moitié jette de nouveaux filets et sauve ainsi un temps précieux.

Chaque steamer possède une machine, espèce de moulinet, servant à lever les filets et à les faire sècher en même temps.

Des réfrigérants—refrigerators—de petites dimensions, montés sur quatre roues en fer et allignés sur le pont du bateau, reçoivent le poisson au fur et à mesure qu’il est retiré de l’eau et aussitôt les filets levés, l’on se rend à toute vapeur à la gare de chemin de fer la plus voisine, les boîtes réfrigérantes sont roulées du bateau sur le convoi, prêt à partir, et le poisson expédié frais, sans transbordement et sans manipulations, aux Etats-Unis et sur nos marchés de l’intérieur.

A part quatre millions cinq cent mille livres de truite, poisson blanc, etc., que les pêcheurs d'Ontario ont ainsi expédié frais aux marchés, en 1882, ils ont mis en saumure et encaqué, cing mille soixante-et-dix-neuf barils de poisson blanc, neuf mille sept cent cinquante-huit barils de truite et quarante-et-un mille trois cent soixante barils de brochets, esturgeon, maskinongé, perche et autres poissons ; total, cinquante six mille cent quatre-vingt-dix-sept barils de toutes variétés.

Si nous multiplions ce dernier chiffre 56.197,—par 200, nombre de livres qu’il y a dans chaque baril, nous avons onze millions, deux cent trente-neuf mille, sept cent livres, qui ajoutées aux quatre millions cinq cent mille livres de poisson frais plus haut mentionnées, nous donne un grand total de quinze millions, sept cent trente-neuf mille sept cent livres pour l’année 1882.

Je ferai remarquer ici que la population de la Province d’Ontario est composée surtout de cultivateurs et de fermiers, et que comparativement à leur étendue et à leur importance, des pêcheries des lacs occupent peu de bras.

Nous pouvons avec raison aflirmer qu’elle sont susceptibles d’un bien plus grand développement, que leurs produits annuels seraient doubles et même triples si l’on y consacrait plus de temps et si l’on y engageait un capital plus élevé.

Outre les produits de la pêche des lacs dans Ontario, nous avons, dans les Provinces maritimes, la pêche à l’éperlan, qui durant les mois d'hiver emploie plusieurs centaines de personnes et dont la valeur annuelle est de ..........,...$200,000.00

La pêche à l’alose, valeur annuelle........... CRE CE .. 185,000.00 f “# J’anguille NS eV ES Era ot TUE 80,000 .00 “6 “Ja sardine, TE TR TD RE NS 175,000.00 fi “au winnonish ‘ EMA NT RS LEE A M 9e 50,000 .00

et plusieurs autres encore dont l’'énumération serait trop longue.

En résumé, quoique leurs produits se vendent à un prix relativement bas, les pêcheries intérieures du Canada, sans parler de la consommation locale, ont donné au commerce, en 1883, une somme de quatre millions de piastres.

Il est un point sur lequel je désire attirer tout particulièrement l'attention du lecieur. C’est l'extrême facilité de prendre du poisson qui existe dans toutes les Provinces de la Confédération. Ce fait doit être un puissant motif d'encouragement pour les membres de la classe pauvre d'Europe qui désirent émigrer au Canada.

Ils peuvent être sûrs d'avance que dans n'importe quelle partie de la Puissance ils fixeront leurs demeures, ils trouveront dans les pêcheries un moyen certain de subsistance et une nourriture saine et abondante qui ne leur coûtera souvent que la peine de la receuillir.

A la Nouvelle-Ecosse, au Nouveau-Brunswick, à l'Ile du Prince-Edouard, au Ca Breton, dans presque toute la Province d’Ontario, dans toute la partie Est de la Province de Québec, à la Colombie-Anglaise, au Nord-Ouest, l'émignant trouvera à un prix

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nominal des terres bonnes et fertiles ; et dans tous ces endroits, il pourra, ou mener de front la culture et la pêche ou seulement faire la pêche comme aide à sa culture : et avec de l'énergie, de la sobriété et de l’économie il arrivera en peu de temps 4 l’aisance, même à la prospérité.

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