‹ Les pêcheurs de Catane drame lyrique en trois actesChapitre 14 sur 61 · ACTE PaEMIER · texte numérisé non relu

ACTE PaEMIER

« Pour toi, dans la chapelle,

« Nous prlrons à {genoux !

n Et si Dieu to rappelle, n Comme un oiseau fidèle,

« Reviens parmi nous, »

(Carmen, attirée par la voix de Mella, a paru sur le seuil de l'aubers^e, et

écoute.)

CECCO, avec tristesse.

De nous quitter encor, anrais-tu le courage ?

Toi, l’ange protecteur ' • ■

De ce pauvre village ?

, LK CIIÜBDB.

Toi notre amie et notre sceiir!

CARMEN, s'avançant.

£Ue m’écoutara mieux que vous, je l'espère ! <

NELLA. J

Doua Carmen !

LE CHCCUR, à'mi.voix.

Quelle est cette jeune étrangère?

, CARMEN

Je saurai, je vous le promets,

La retenir à tout jamais 1 (Tendant les bras à Nella.)

Ma charmante Nella!

NELLA, baisant les mains de Carmen.

Ma belle (ieinoiselle !

CARMEN

Allez ! laissez-moi seule un moment avec elle.

LE CllOECR.

Al) ! pour nous quel espoir!

NKLLA, à Cecco et A sa mère.

A bientôt ! . ■ - . ■

(au chœur.)

A CO soir ! ' .

Mes amis, mes compagnes.

Parmi vous, je reviens !

Je revois nos monlagnes, ■' ' '

Je vis... je me souviens!

(Sc tournant vers Carmen.) '

Pour mou âme charmée.

Quel pl.aisii'l quel émoi ! . ' -

Tous ceux qui m’ont aimée, I

Les voilà prè.s de moi ! -

LE CIIOEL'R.

Nous le garderons 1 Nous te leticudrons!

Non pour trois jours, ,

Mais pour toujours!

(Tout lu moude s’éloigne de diifércnla côtés. Ceceo tort le dernier eu wuriont

à Nella.)

LES FÊGIIEURS DE CATANE

Page 1