‹ Les pêcheurs de Catane drame lyrique en trois actesChapitre 22 sur 61 · NA60HI · texte numérisé non relu

NA60HI

A la bonue heure I En voilà qui sont gais, j’espère. Ça fera un joli couple ; pas vrai, dame Andréa f

ANDRÉA

Qu’ils se marient et qu’ils aillent au diable si ça leur plaît, ç.i m’est bien égal ! ^ .

NASONI I à part.

Elle est furieuse... Mes affaires vont bien.

ANDRÉA

Et toi , imbécile, d’où viens-tu, tout essoufflé comme te voilà ? ' ' ' •

NASOM.

• Ne m'en parlez pas... Je viens de faire une course ! Vous savez bien, mon jeune seigneur, je n’ai jamais pu le rattraper. J’avais beau lui crier de m’attendre... et donner de l’éperon à ma mule... Ah l bien ouit Je n’at pas tardé à le perdre de vue ; et comme j’avançais toujours, voilà qu’au détour d’une roche je trouve la Grisonne toute seule , la bride sur le cou, et qui se régalait tranquillement d’une touffe de chardons.

LES PÉGHEUaS D£ CAT ANE.

ANDRÉA

Et son cavftliOF ?

NASONI.

Disparu ! envolé 1 ou précipité dans quelque fondrière ; et je suis revenu bride abattue.

ANDRÉA

Pour chercher du secours ?

NASONI.

Pour savoir si les autres ont payé.

ANDRÉA

Oui, oui, largement, le déjeuner et les mules ; voilà ta part en bon argent d’Espagne:

NASONI.

C'est ma foi vrai 1 (Faisant suuner ses ducaU pendant qu’Andréa fait aonner les siens.) Dites donc, dame .tndrôa , u’ est-ce pas dommage de séparerde beaux ducats, si bien faits pour s’entendre?

ANDRÉA

Tu vas m’ennuyer encore, n’est-ce pas?

NASONI.

Et qui feraient de petits ducaillons, dame Andréa I

ANDRÉA

Laisse-moi tranquille !

NASONI.

Et puisque Cecco vous dédaigne...

ANDRÉA

Qu’est-ce qui te l’a dit ?

NASONI.

Ohl je suis fait à vos manières, et s’il avait eu avec vous seulement un brin de galanterie, vous seriez autrement de belle humeur avec moi.

ANDRÉA

Je suis comm»il me plaît; ça ne regarde ni toi ni personne.

NASONI.

Naturellement.

ANDRÉA

Et je te préviens que tu perds ton temps et ta jeunesse,

NASONI.

Nous verrons bien 1 Et^ tenez, gageons que vous aurez beau faire, vos ducats se marieront avec les miens ?

ANDRÉA, impatientée.

Tiens, voilà le cadeau de noces. (Elle lui donne un souffloi et rentre cbex elle.)

NASONI, M frottent les maini.

Pour le coup, je suis sûr de mon affaire. (Nnoal es mAU mi Eens du village, qui reviennent daui leurs lialiili de fète, puit M l'âoigae par U fond.)

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