SCÈNE VI
> FERNAND, ANDRÉA, puis NASONl.
ARDRÉA, l'arrêtant au fond, et croyant s’adresaer à Ceeco.
C’est toi, Cecco, qui fait peur aux jeunes filles ?
FERNARD, lui saisissant le bras.
Silence !
ANDRÉA, surprise.
Ah! . V -
FERNAND
Silence, tous dis-je ! ‘ .
ANDRÉA
Pardon, je croyais trouver ici... Mais maintenant je comprends... je sais... je voiss T
FERNAND
Vous ne voyez rien, vous ne savez rien, ou, malheur à vous !
ANDRÉA
C’est bien différent, seigneur, (a part.) Un rendez-vous d’amour!.. . Je lésai surpris!
NASONt, Tenant du fond en courant.
Dame Andréa !
ANDRÉA, lui aaisissaut le brai.
Silence 1
NASONl.
Hein ?... quoi?
ANDRÉA
Je sais tout ! Je tiens le mystère I
NASONl.
Quel mystère ? Vous étiez avec Cecco, je parie I
ANDRÉA, lui montrant Fernand.
Regarde, imbécile ! - ’
NASONl. .
Ab bah ! mon cavalier d’hier !
ANDRÉA
Silence, donc!... Tu ne sais rien, lu ne vois rien, ou malheur à toi!
NASONl.
Ail ! (a la tueur d’une des torches qui sont restées piantéca dana lea ro> chers, Fernand écrit à la bile quelques noies sur ses tablettes.)
bas à \asoni.
Il se cache... il a ses raisons... Je te conterai l’hisloire...
NASONl.
On le perd, on Je retrouve, il s’évapore et reparaît tout à coup ! Quel feu follet que cet hommc-lài I (ils coutiuuent fc parler bu.)
At;TE IlEt;X(È.MS.
FERNAND, A part, en rcferniant ses tablettes.
Allons, il faut que nioti sort se décide cette nuit... à l’instant.
ANDRÉA, à part, à Nascmi.
Tu vois maintenant que tout s’explique, la fuite... le couvent... Cecco qui faisait le difficile... et je cours...
FERNAND, l’arrAtant.
Restez! (a Nasonî.) Toi, approche! (.Vasooi hésite.) Approche donc!... Je veux traverser le golfe et gagner la côte d’Italie cette nuit même, dans une barque.
NASONI.
Ah diable! je n’ai que des mules, et, d’ailleurs, voilà le temps qui se met à l’orage.
FERNAND
Une barque, te dis-je, il me la faut... ou sinon...
NASONI.
Elle est trouvée, seigneur, elle est trouvée... (a pan.) Quand je devrais en voler une sur la grève... à un ami.
ANDRÉA, à part.
n veut partir... s’éloigner d’elle?... Je ne comprends plus.
FERNAND, A Andréa, en lui donnant les tablettes.
Vous, prenez ceci. Rejoignez les femmes que la pèche a rassemblées, là-bas, sur le rivage ; parmi elles, vous trouve- . rez la jeune fille qui était là tout à l’heure, vous lui remettrez... secrètement... ces tablettes... un souvenir... un adieu !
ANDRÉA
Mais, seigneur...
FERNAND
Faites ce que je vous demaiido, cl deux coeurs vous béniront! (ANasoni.) AlloilS, SUis-mOÜ
NASONI.
Je vous jure, monseigneur, qu’il y a de l’orage dans Tait .
(ils sortent tous deu* par le fond, — Quelques éclairs sillonnent l’horiiun.)