SCÈNE VIL
ANDRÉA,- puis CECCO, NELLA.
ANDRÉA, seule. *
,. ^****^' ^ inslant, je me réjouissais à
l’idée de lui dire ce que j’ai vu... ce que je sais,., et maintenant (Regardant tes tablettes.) me iloilà toute ti’onblée de la crainte de faire son malheur! J’aimerais encore mieux faire celui de Nasoni. (Regardant au fond.) C’cst elle... avec lui! (Cecco rentre en soutenant Nella.)
In?...
CECCO
qu’as-tu donc?... que regardes-tu?... que, cherebes-
LKS PÊCHEURS U£ CATANX.
KELLA.
Emmène-moi... retournons }>rès de ta mère! et ne me quitte plus, Cecco, ne me quitte plus, je t’en prie !
CECCO
Mon Dieu ! tes mains sont glacées 1
KELLA.
Ce n’est rien!... Va, Cecco, reprends tes filets et partons.
CECCO
Soit! puisque tu le veux... (J 1 remonte vei-s le fond.)
.KELLA, à part, s’appuyant contre un rocher.
Si je l’avais retrouvé là, je ti ois que je serais morte d’effroi! (Elle cache sa tête dans ses mains et reste plongée dans sa rêTerie.)
ANDRÉA, s'approchant de Cecco, qui ramasse ses filets, et à yoix basse. .
Ab ! c’est vous?
Chuti
Quoi donc ?
CECCO
ANDRÉA
CECCO
' ANDRÉA
Tiens ! (Elle loi donne les tablettes.) Sois ]irudent, Cecco 1 Je ne ne sais pas ce qu’il y a d’écrit là-dedans; mais tu as peutêtre intérêt à le savoir... et, après tout, elle n'est peut-être pas coupable.
CECCO
Coupable ! .r
ANDRÉA
Tais-toi donc!... Profite du service que je te rends, et ne m’en fais pas repentir, (a part.) Qu’il la sauve... et qu’il TA- , pouse, puisqu’il l’aime tant I Mais Nasoni n’a qu’à se bien tenir. (Elle disparaît par l’escalier de la falaise. Cecco reste immobile, les tablettes A la main. •— Coup de tonnerre lointain. — Musique à l’orcbestre.)