‹ Les pêcheurs de Catane drame lyrique en trois actesChapitre 54 sur 61 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les mêmes, BÂRÜâGALLO, puU FERNAND, CECCO.

" ■ ■ •’ ■ ■ QOlRTETTE.

BAHBAGALLO, eoRrut. '

Ëeoiilez ces chants joyeui ;

Voici l'heure solenqetle Pour l’hymen qui vous appelle :

La fonlü envahit ces lieux!

RELLA, k Carmen.

Un hymen!... c’est le vOtrel... Heureuse (iestlnée!...

.Au même instant, dans la même journée,

Notre bonheur va s'accomplirl i CARMEN, k Mattagallo.

Fernand, l’avez-vons vu?... Gomme il Lirde à venir!

BARBAOALLO.

Regardez! il accourt près de vous!

(Pemaiid parait au (aud ; il s’arrête a la vaa de Nella.)

CARMEN, courut à lui.

iPeroaudl n . ; -■

FERNAHO..

Carmen!

^ NELLA 1

O ciel! lui... voire époux!

,Ellc chancelle t Feruaad t'élance pour la soutenir; mais elle le repousse et se réfugie près de Cecco.)

NELLA

Quelle horrible pensée Vient déchirer mou coeur!

L£S PÉCHECAS DE CATANE.

Immobile, placée.

Je rdsonne, j'ai pcuri

CABMEH.

Oudjo horrible pensée Pénètre dans mon cœur !

Immobile, glacée, ,

'■ ' Je frissonne, j’ai pcnrî • '

FEHNAND, bu, à Ncllt. ’

Nella, ma fiancée,

: ' . ' A toi seule est mon- cœur.

Chasse de ta pensée Une vaine terreur!

BABBAGAI.LO. ■

Quelle sombre pensée Vient troubler soD bonheur?

La belle fiancée

Se sent frappée au cœur!

FEBNAIID.

Carmen! pardonnez-moi!

Si je respire encore et si je vous revois,

C'est qu'un ange sauveur a protégé ma vie !

Cet ange, cette amie.

Celle qui me sauva.

C'est elle, c’est Nella I

(Carmen tonbu sur un fauteuil, Barba|;allo accourt près d’elU.) NELLA.

Écoutez ces chants joyeux;

Voici l’heure solennelle,

C’est l'hymen qui vous appelle.

CBCCO. ^ • •>

Abl la mort est dans ses yeux!

FEnHAND.

, Nella, c’est toi que j’aimet .-i

CAHlUat. . . > ■ ■' , .

Ellel...

FKltHAHD. ,

- ' . Écoutes-moit

HELLA

Mon Dieu ! , ’

Soutenei mon courage en cet instant suprême!'

(a Fernand.)

Non, non!... ce n’est pas moi que vous aimes. Adieu! ENSEMBLE.

FEBHAND.

Nella, Nella, pardonne-moi !

Ma vie et mon cœur sont à toi !

• : CARMEN. . ’

Pour elle il trahissait sa foi!

L’ingrat n’est plus digne de moi!

CECCO

Nella, fuyons ces lieux! Snis-mol!

AOTB TROISIÈME.

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