‹ Les pêcheurs de Catane drame lyrique en trois actesChapitre 55 sur 61 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

ANDRÉA, NASONI, Cens üu villace, pècheübs.

(te son des orguqs se tait entendre dans la chapelle. Quelques noricea sont ramenées au courent par leurs parents. Les portes du monastère restent o«‘* vertes. Une lampe bréle sur le seuil.)

ANDRÉA

Ce sera superbe ! La chapelle est décorée comme aux jours e grandes fêtes.

HASOM.

Tout Je village sera cetlu nuit au cuuveiit de l’Annonciade pour voir marier la nièce du gouverneur.

ANDRÉA

C’est elle, dit>on, qui a retardé la cérémonie, afin que’ toutes les novices fussent rentrées pour chanter l’office.

NASONI.

Et voyez-vous, d’ici, comme le château est éclairé !

ANDRÉA

Qui aurait pu croire, ce matin, que la journée finirait si gaiement ?

NASONI,^

C’est vrai I les noms du gouverneur et de Nella retentissent partout, mêlés aux cris de joie.

ANDRÉA, aux pécheurs.

Pour VOUS, mes amis, plus de misère, plus de mauvais lours, . . '

NASONI.

Et, comme un bonheur n’arrive jamais sans l’autre, permeltez-moi de vous annoncer le mi<m. ' •

TOUS, rient.

Vraiment? Ah ! ah ! ah !

KO

LES rAf'iiEcns de catane.

AHDRiiA.

Ne l’écoutez pas, il ne sait ce qu’il dit.

^ASO^•t.

Vous n’avez pas promis de m’épouser ?

Andréa.

Qu’est-ceque ça peut avoir de commun .avec ton bonheur, imbécile ? m tu t’imagines qu’une fois mon mari lu mène- i ras une existence de prince, tu te trompes joliment.

. ' NASOfil.

Ça m’est égal, je me risque, et dès demain...

ANDRÉA

Allons, car voici l’heure où le. cortège doit se mettre en route, et, si vous m’en croyez, nous irons à sa rencontre.

TOUS

Oui, oui, partons... (ll« r«o>onUat et sortent par le fond.)

ANDRÉA, retenant Nasoni.

Toi, attends un peu... j’ai à te parler. As-tu vu Gecco?

NASONI.

Pour vous être arable, j’ai rôîlê lotit le jour auprès de sa cabane ;la porte était close , et je n’entendais que la vieille i mère qui pleurait. Enfin, vers le soir, Cecco est venu s’asseoir ^ avec Nella sur les roches qui bordent la mer. Je me suis approché, et je lui ai demandé à l’oreille si, elle rentrait au couvent.il m’afait signe que oui; de grosses larmes lombtiient sur ses joues, et Nella était plus pèle qu’une morte.

ANDRÉA

ELle jeune homme que nous avons trouvé hier, dans les roches, estril vraiment comme on le dit, le fiancé dedotia Carmen. .

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