SCÈNE III NADIR, LEILA, puis NOURABAD
NADIR
Leïla!
LEILA
Qui m'appelle?
NADIR
Leîlal
LEILA
Dieu puissant!... le voilà!
NADIR
Près d'elle me voilà !
(Il s'élance vers Leïla.)
DUO
LEILA
Par cet étroit sentier qui borde un sombre abîme, Comment es- tu venu?
NADIR
Un dieu guidait mes pas, un tendre espoir m'anime^ Rien ne m'a retenu!
LEILA
Que viens-tu faire ici !... Fuis! la mort te menace I La mort est sur tes pas l
NADIR
Apaise Ion effroi... Pardonne! Fais-moi gr&cei Me me repousse pasl
LEILA
J'ai juré! j'ai promis!... Je ne (îois pas t*entendrel Je ne dois pas te voir !
NADIR
Le jour est loin encorl... Nul ne peut nous surprendre^ Souris à mon espoir!
LEILA
Non, non, séparons-nous!... il en est temps encore!
NADIR
Ah! pourquoi repousser un ami qui t'implore? Ton cœur n'a pas compris le mien!
Au sein de la nuit parjfumée, Quand j'écoutais, l'âifie charmée, Les accents de ta voix aitiiée, Ton cœur n'a pas compris le mieal
LEILA
Ainsi que toi je me souvien!
Au seiu de la nuit parfumée, Âlon âme alors libre, et charmée, A l'amour n'éiaii pas fermée!
Ainsi que loi je me souvien!
NADIR
J'avais juré d'éviter ta présence, Et de me taire, hélas! à tout jamais; Mais de l'amour, ô fatale puissance!...
Pouvais-je fuir les beaux yeux que j'aimais**
LEILA
Malgré la nuit, malgré ton long silence, Mon cœur joyeux avait lu dans ton cœur! Je t'attendais, j'espérais ta présence ! Ta douce voix m'apportait le bonheur!
NADIR
Est -il vrai?... que dis-tu?... Doux aveux!... 6 bonheuf!
ENSEMBLE
NADIR
Ton cœur avait compris le mien!
Au sein de la nuit parfumée