ACTE DEUXIÈME
Quand j'écoutais, l'âme charmée, Les accents de ta voix aimée Ton cœur avait compris le mien!
LEILA
Ainsi que toi je me souvien!
Au sein de la nuit parfumée, Mon âme alors libre, et charmée, A famour n'était pas fermée!
Ainsi que toi je me souvien !
(Se dégageanl de se* b?*8?.
Mais le temps fuit et l'heure passe!
Songe à la mort qui nous menace!
Par pitié, songe à mon serment!
NADIR
Si tu m'aimes comme je t'aime Que nous importe la mort même? ' Que nous importe un vain serment?
LEILA, 56 jetant dans ses bras.
Ah! comme toi, l'âme ravie, Je suis prête à donner ma vie Pour cette heure d'enchantement!
NADIR
Viens donc!... Viens, enivrée, heureuso, Mourir dans l'étreinte amoureuse De ton époux, de ton amant!
LEILA
0 radieux enchantement!
NADIR
0 douce extase! ô doux moment!
(On entend au loin les premiers grondements de l'orcge.î LEILA, avec crainte.
Chut!... écoute!... l'orage gronde!
^on, non!...
(Écoutant.)
Non, c'est le bruit de Tende; C'est la plainte du flot mouvant Que soulève le vent!