HURET, CATICHE, LOUISE, GASPARD
JEANNETTE
LOCISE, en embrassant son mari.
Me voilà bien heureuse !.. je suis fille de marin... femme de pécheur, et je tremble toujours quand tu es en mer par un gros temps...
ut RET.
Sois tranquille ; je ne mourrai pas dans l’eau Salée. JEANNETTE.
Bonjour, mon cousin Hurct.
ne RET.
Bonjour, ma cousine... j'embrasse!.. Ah!
permettez, après une tempête... c’est le droit du pécheur.
CATICIIE, bas .< Louise.
Vous souffrez ça, vous?
LOUISE, de même.
C’est sa rousine...
GASPARD, à part.
Huret embrasse toujours, lui... quand il ne pleut pas, c'est à cause du beau temps, et quand il pleut, c'est à cause de l’orage...
HURET
Ma cousine, voici un petit bonnet qu'un pécheur anglais m’a passé... c’est de la contrebande... faut rien dire...
JEANNETTE
Merci, mon cousin... il est fort joli... (a part.) Ce serait charmant pour une paysanne.
LOUISE, s’a v amant timidement.
Et moi, mon ami ; m'as-tu rapporté quelque chose?
IIUnET, embarrassé.
J’en avais bien l'intention... mais je n’avais plus d'argeut...
CATICHE
Quelle horreur !
LOUISE, avec beaucoup de douceur.
Ne pouvant en acheter deux, tu as bien fait de faire un cadeau à notre cousine qui n’est ici qu’en passant... moi, j’y suisprair toujours...
HURET, géné par la modération de sa femme.
Oui... oui... sans doute. (A part.) Quelle bonne petite femme ! Que c’est bêle d'avoir d’autres idées.
Louise, qui a pris dans son tablier quelques petits objets.
Tiens, mon ami, j'ai employé mon temps pendant ton absence... voilà des bretelles et une ceinture que je t’ai faites ; c’était pour penser toujours à toi...
HURET
Merci, ma bonne petite Louise... (a part.) v’Ià des bretelles qui me font rougir... c’est qu’elle est gentille aussi, ma Louise.
(il ta pour embrasser sa femme.)