BERGÈRES
MERCURE
Attends, tes jugements sont trop précipités.
Dieu de la lumière.
Ecoute une bergère.
Dont la voix a charmé les échos d'alentour. Qui, sans se laire voir, veut chanter à son tour.
APOLLON
Chaulez, Iie'ile inconnue, et nous faites entendre
Cette \uix dont un cœur ne saurait se défendre.
Ah! que je suis surpris!
Un secret senUment transporte mes esprits!
CLIMÈNE voilée
Ahl qu'il est doux d'aimer un amant si fidèle! Si nous \ ivons, il chérit nos appas, Si nous mourons, son amour ne meurt pas. D'un immortel la flamme est immortelle,
Alil qu'il esl doux d'aimer un air.ant si fidèle!
APOLLON
Ah! je me sens ravir D'un excès de plaisir !
C'I.IMKXI-; confinuo
.\ < our, pour cet .amant surmonte les nbslac'cs Auprès de sa inaitr-es'^e il te sci t à son tour, lOt la mort la rend <à l'amour.
Qui fait pour lui tous ces miracles.
APOLLON
Bergère, votre voix par ses charmes puissants
Lnchante l'esprit et les sens ;
Recevez donc cett>' couronne Qu'amour vous destinai tel qu'Apollon vous donne: Mais ne vcrrai-je pfiintceUe bouche et ces yeux.
Dont ce voile envieux
Cache les beautés à ma vue ?
CLIMKXL
liienlùt, grand Dieu, vos vœux seront conteats ; Souffrez que pour un temps Je demeure inconnu''.
-AIERC'URE ET CLniÉXE. LES BERGERS,
LES BERdERES rentrent.
PAX et /e.s SATIRES deinciireni nri'cAPO\AA)\
AI'OLLdX
Hélas ! qui que tu soisou Berbère ou Déesse, .J'espèi'e en ta promesse.
PAN
Suivez vos désirs amoureux.
Il ne tient qu'à vous d'être heureux, Climène morte est moins charmante.
Aimez cette beauté vivante.
l'ALXl-: ET LES SATIRES
Aimez-la,
Prenez-la,
Gardez-la, Puisqu'Amour vous la donne.
Sans craindre que pcrsinno \'ous ose dire holà !
Fin du Iri^isii-iue acte.