SCÈNE PREMIÈRE Lr lhéiilrcrepi\'-<i?nlpi(n vorgiv el des fontaines
ASTÉRIi:, seule.
Arbres, ruisseaux, claires fontaines,
Conlidens secrets de mes peines,
Un rigoureux amant méfait quitter ces lieux ;
J'aime le plus cruel et le plus beau des Dieux; Il est enchanté de Climène, Il court après son ombre vaine;
L'ians ses regards éteints la mort a des appas Que dans mes jeux l'amour n'a pas.
Puisque mon mal est .sans remède, Qu'Apollon ne me veut plus voir:
Avant-coureur du désespoir.
Silence affreux, viens à mon aide, Conduis-jnoi, conduis-moi, dans ces noires forets Où le soleil n'entre jamais.
Contente ma fureur extrême ; Mais peut-on se résoudre à quitter ce qu'anaime. J'aperçois le Dieu Pan qui cherche à me parler, Et veut me consoler.