‹ Les peintres du Bosphore au dix-huitième siècleChapitre 64 sur 76 · PAR DES ARTISTES FRANÇAIS OU ÉTRANGERS · texte numérisé non relu

PAR DES ARTISTES FRANÇAIS OU ÉTRANGERS

CARAFFE (Armand-Charles)

Pensionnaire de l'académie de France à Rome^ en 1788, mort à Paris en i842; a voyagé en Egypte et en Turquie de 1788 à 4789.

Salon de 1796 : — trois dessins d'Orient : famille arabe^ extérieur d'un café turc, mariage grec.

Salon de 1799: — 14 dessins qui d'après le Journal de Paris a ont du caractère et sont touchés avec esprit » (n° 28 de l'an VIII, p. 133).

Mamelouks s'exerçant à la course ; tournois turc ; pompe funèbre ; danseuses arabes ; danse albanaise ; extérieur d'une mosquée avec les diverses attitudes de la prière ; un Turc à cheval; les lutteurs; une peste; voitures deTbrcs àConstantinople ; mariage grec ; extérieur d'un café ; arabes bédouins campés près des Pyramides. ,

Salr^n de 1800 : — une esclave et une dame du Caire ; un musulman dans un naufrage.

Salon de 1802 : — dix dessins qui, d'après le livret, faisaient « partie d'un ouvrage sur les mœurs des peuples de l'Orient » :

^08 LES PEINTRES DU lîOSPHORE

portrait de Sélim III, sultan régnant; réunion de santons •et de derviches occupés à la lecture du Coran ; cérémonie de la circoncision; une fiancée à cheval conduite en pompe chez son mari; pompe funèbre d'un jeune grec de l'île de Pathmos; marche d'une caravane; des femmes cultivant des fleurs sur les tombeaux; intérieur d'un harem; police exercée par l'eunuque noir et l'eunuque blanc ; salle extérieure d'un bain, danse, musique, toilette des femmes ; salie intérieure d'un bain.

L'ouvrage de Brugnière et Olivier, pour lequel ces dessins étaient faits, ne contient que l'un d'entre eux : voir planche IX de V Atlas pour servir au Voyage dans VEmpire Othoman, par Olivier. Paris, an IX, in-4o.

Nous avons acquis à la vente Scheffer les lutteurs du salon de 1799; N. G. Auboyneau possède une épreuve non terminée d'une gravure faite d'après cette gouache, à propos de laquelle le Journal de Paris écrit dans ses critiques du salon de 1799 ; « Nous avions pensé que l'auteur dans son voyage en Turquie avait pris l'idée de ces dessins d'après nature ; mais la composition du dessin qui représente les lutteurs existe dans une estampe ancienne qui nous est connue. Le citoyen Garaffe qui en a suivi exactement l'intention, lui a donné plus de style et un meilleur caractère de forme ; nous ne lui faisons point un crime de ses réminiscences ^t nous ne révoquons point en doute l'originalité de ses autres compositions. »

CARBOGNANO (Comidas de)

Drogman de la légation de Naples,a dessiné quelques vues de Gonstantinople qu'il a fait graver dans son ouvrage : Descrizione topografica dello stato presenti di Constantinopoli arrichiata di figura, de Gosimo'Gomidas de Carbognano, Bassano, 1794, \ vol. in-4o.

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