La vue du palais de Thérapia, dessinée par Préaulx
MICHEL-FRANÇOIS PRÉAULX 20o
ionliiiiuiit à Constantinople les traditions des Van Moiir, des Favray, des Melling, et c'était ses cartons, bien modestes il est vrai, en comparaison de ceux de ses devanciers, que voyageurs et artistes venaient feuilleter pour trouver quelques dessins qui pussent plus tard leur rappeler leur séjour en Turquie. Avec les peintres qui parcoururent alors TOrient, Dupré, Forbin ou Lachaise, Préaulx connut les derniers janissaires et vil le faste des sultans jeter son dernier éclat.
Les réformes du Sultan Mahmoud firent abandonner aux Turcs leurs beaux costumes, leurs hauts turbans aux formes étranges, leurs robes aux couleurs éclatantes. Le Bosphore perdit ainsi son décor traditionnel, mais le souvenir de tout ce pittoresque qui, trois siècles durant, avait réjoui les yeux des artistes et des voyageurs, ne pouvait disparaître. Les derniers volumes du Voijage pittoresque de la Grèce et du Tableau de L'Empire ottoman, dont les circonstances politiques avaient si longtemps retardé Tachèvement, étaient publiés en
appartient à l'amiral Humann, petit-fils de l'ambassadeur Guilleminot.
1820 et en 1822, et ces ouvrages dus à la munificence de Choiseul-Gouffier et de Mouradgea d'Ohsson allaient rester comme un monument élevé par les artistes du xvui® siècle au pittoresque oriental où les Ottomans pourraient, le jour où ils seraient devenus curieux de leur histoire, voir leurs ancêtres revivre sous le crayon de Melling, de Cassas ou d'Hilaire, leur vie dans toute sa splendeur et dans tout son charme.