‹ Les pèlerinages de SuisseChapitre 54 sur 79 · AVE MARIA... ORA PRO NOBIS · texte numérisé non relu

AVE MARIA... ORA PRO NOBIS

La première chose qui frappe les yeux dans la belle église d'Einsiedeln, c'est la chapelle miraculeuse où la modeste image de la sainte Vierge est exposée. On y disait la messe, et une grande foule de fidèles, hommes, femmes, enfants, de tout rang, de Umi Age, assistaient au saint sacrifice, attendant avec ferveur le moment de la

1 l»rov., X, 21.

2 VnyeE la note à la fin fin volumo.

•T Lettre au itrince Hohen-Emps. i.'iTS.

communion; d'autres se pressaient autour des confossionnaux; d'autres, après avoir communie, écoutaient dans les chapelles latérales la messe d'actions de grâces. Presque tous les cantons de la Suisse avaient là des représentants. On y voyait les épaisses torsades de Fribourg, la jupe courte de Tiuggisherg , le corsage orné de chaînettes d'argent et le caducée de dentelles noires des femmes de Berne, les crêtes blanches de Schwitz, le cx)llier de velours de Schaffouse, la petite casquette du Valais. Dans un groupe dont les autres pèlerins se tenaient éloignés dans une sorte de respect, nous reconnilmes les rubans, les châles et l'élégante attitude des femmes de France. Les hommes, moins nombreux et vêtus plus uniformément, trahissaient encore leur origine par certaines diversités de physionomie. On pouvait distinguer parmi eux des Français, des Allemands, des Italiens; mais le respect et la dévotion étaient partout les mêmes. Il nous sembla que nous lisions dans le cœur de tous ces chrétiens et que nous entendions leurs vœux.

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